‹ MontaigneChapitre 88 sur 100 · MON I · texte numérisé non relu

MON I

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quand il laisse son dilettantisme s'enlizer -prit

se jouer dans un voluptueui épicuréisme, n . qui se passe dans rarrière-boutique, et ieui

des principes, sous une -i polissonne devanture.

Les vieillards, malades •■! fatigués sont chagrins, • ■! si les déceptions s'ajoutent aux infirmités, il leur faut une grande vertu pour ne point tourner à l'aL or-

dinaire ils tournent à la sévérité morale. Les Maillards, dit La Rochefoucauld, donnent de bons coni pour se consoler de ne pouvoir plus donner de mauvais exemples. » Or la vieillesse de Montaigne eût été facilement de cette sorte; ce n'est pas celle du patriarchi cheveux blancs, qui a l'estomac bon et le cœur bienveillant; c'est la sénilité anticipée, causée par la souffrance. Eh bien, c'est alors que Montaigne, pour résister à l'humeur amère et à la servitude des sombres années, pour être maître de lui à tous sens, s'impose, volontairement, délibérément, cette joie du dilettantisme qui va de la curiosité égayée et satisfaite, à l'imagination de la volupté, et de l'imagination voluptueuse, à la raillerie narquoise de l'humour.

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