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Discours, page 315 du présent volume

32 MONTAir.NE ET LE (( CONTR UN ))

Dès son départ pour la Pologne, Henri de Valois amène avec lui ses six compagnons : Villequier, Souvray, Pibrac, Bellegarde, Bellièvre, le marquis d'O, gendre de Villequier, très jeune, mais le plus vicieux et « le plus gasté » ^.

A Varsovie, au lieu de gouverner comme un roi, il continue, avec eux, par eux, et contre ses nouveaux sujets, cette politique de coteries et d'intrigues, ce gouvernement occulte, auquel sa mère l'avait initié et habitué en France depuis Moncontour. Cinq mois à peine après le début de ce singulier règne, et au milieu des fêtes qu'il prodigue depuis quelques semaines pour donner le change sur ses vrais sentiments et ses vrais desseins, les envoyés de sa mère lui apprennent la mort de son frère Charles IX. Consultés par le roi, ses favoris, aussi désireux que lui de retourner en France au plus vite, ne s'arrêtent pas à l'idée qu'il doit demeurer encore quelque temps en Pologne pour y régler les affaires de l'État; ils conseillent le départ immédiat. Il suit ces conseils. Il abandonne son royaume la nuit, accompagné par eux dans cette fuite honteuse, emportant le trésor de la Couronne, et se lance dans les péripéties d'un voyage des plus accidentés, où le burlesque faillit tourner au tragique. Un d'eux pensa y périr. Rentrés en France,

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