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Livre II, chap. XXXIX, sur Cicéron

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de son œuvre, faite à mauvaise intention, et « mêlée » aux écrits de ces malintentionnés, il ne se fût pas contenté de s'en plaindre si tardivement ^, et si tranquillement. Il avait mieux à faire après que l'effet eut été produit.

Quel est, en effet, cet écrit que les réformés ont « mêlé à d'autres écrits de leur farine » pour « le mettre en lumière à mauvaise fin »? Il sait bien que ce n'est pas la banale déclamation d'un jeune homme de seize ans. Il sait bien que si cet innocent pastiche de l'antiquité est devenu un manifeste poh tique et une violente philippique, c'est qu'il a été profondément transformé et altéré. Dans ces conditions, son devoir et son intérêt étaient de publier avec empressement le texte tel qu'il le tenait de l'auteur lui-même, le seul qui pût faire autorité. Opposer ainsi la vraie copie au document falsifié était l'unique moyen de décharger son ami du tort qu'on faisait à sa mémoire, en usant pour troubler l'ordre pubhc, pour favoriser les auteurs des « remuements », de l'ouvrage « du citoyen le plus affectionné au repos de son pays » et « le plus ennemi des nouvelletés ».

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