‹ Montaigne pamphlétaireChapitre 86 sur 108 · Les Es.^ais, livre III, chap. XI · texte numérisé non relu

Les Es.^ais, livre III, chap. XI

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leur autorité n'est pas petite. L'un est Arnault Sorbin, prédicateur do la Cour; l'autre est l'historien de Thou. Or, que disent ces contemporains? Ils attestent tous les deux la grande influence qu'a eue le Contr'un sur les événements de l'époque. De Thou, j'en ai déjà fait la remarque, nous apprend que «ce qui anima les esprits déjà aigris » contre la politiquf des Valois, « ce furent certains écrits qui coururent en ce temps-là, entre autres le Discours de la Servitude volontaire de La Boétie, qu'on affecta de répandre pour disposer les esprits à la révolte ^. « Et comment ce discours disposa-t-il ainsi les esprits? « Ceux qui le publièrent, » dit encore de Thou, « le détournèrent de sa première signification, lui donnant « un sens » bien différent » 2, et même « tout à fait contraire à l'intention que son sage et savant auteur avait eue en le composant » ^. Sorbin confirme et surtout complète de Thou. Dans la dernière édition de son pamphlet contre les protestants, Le Vrai Réveille- Matin des Calvinistes et des publicains français*, dédié à « l'Éternelle mémoire de l'âme de très hault et très chrestien Roy de France, feu Charles IX, propugnateur de la Foy catholique », il montre à quel degré d'audace en sont venus les révoltés qui, « dans leurs

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