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CHAPITRE SEPTIEME

Hemarquablcs écrits politiques De flaontalembert. — Il est élu membre De THcaDémie française. — ifiontalembert en Francbc^ Comté. — Gurieur inciDents. — Un écbec.

MAi^ONTALEMEERT n'était pas au bout de ses étonnements et de ses déceptions. Sur ces entrefaites, Thiers, Lamoricière et plusieurs autres furent bannis du territoire, ce qui l'affligea beaucoup; puis Napoléon exigea le serment de fidélité à la nouvelle Constitution et porta le décret sur la presse, qui multipliait les entraves, les défenses et les pénalités. Aussi le champion de l'Église catholique comprit-il qu'un prince aussi peu loyal ne serait pas favorable aux intérêts de la religion, envers laquelle il commençait déjà du reste à manifester une certaine froideur. Il prit décidément le parti de se séparer du régime nouveau.

Dès l'inauguration des travaux législatifs, Montalembert afficha son indépendance et ne craignit pas d'infliger un blâme sévère aux hommes qui faisaient si bon marché de la justice et de la liberté. Son attitude produisit une impression d'autant plus grande qu'il était presque le seul à élever la voix pour flétrir les premiers actes du président de la république. « De tous les côtés on se montre le courageux député, écrit M. de la Gorce ('), et il est facile à reconnaître à sa longue redingote boutonnée comme celle d'un prêtre, à ses longs cheveux qui commencent à blanchir et qu'il rejette constamment en arrière, à son beau regard mêlé de douceur, d'ironie et de fierté. A vrai dire, il éveille la curiosité plus encore que la faveur, car il représente surtout la puissance démodée de l'éloquence. Lui, cependant, dans cette enceinte où la tribune a été renversée, d'où la foule a été bannie, où, faute de pouvoir supprimer la

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