La reine Hortense
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vous m'avez procuré. Que faut-il faire des cahiers ? Vous les renvoyer par le chemin de fer à Saint-Vit ? Ou bien les confier à M. Michel en passant à Besançon, dans huit à dix jours?
» Je suis seul ici, Mademoiselle, et ne sais si ma fille s'est encore acquittée de sa dette envers vous : si non, il faut lui pardonner: elle court les chemins en Allemagne et en Belgique avec sa mère...
)) Je suis très sensible, Mademoiselle, aux dispositions bienveillantes qui vous animent à mon égard, et très flatté de me voir encore l'objet d'une si indulgente sympathie ; mais permettez-moi de vous informer que cette sympathie vous constitue à l'état âianomalie, dans une société bien réglée comme la nôtre, où il n'est pas reçu d'entretenir une opinion aussi peu conforme à celle du maître et de ses valets.
» Renoncez donc, je vous en supplie, à cette idée d'une approbation imprimée de ma façon, dans votre intérêt comme dans le mien. Dans le mien, d'abord, parce que cela me rendrait souverainement ridicule et me donnerait un air épiscopal ai\i(\\i&\ je n'ai- aucune prétention ; dans le vôtre, ensuite, parce qu'un livre revêtu en quelque sorte de ma signature deviendrait aussitôt suspect. La publicité de votre œuvre en serait atteinte, et le bien que vous voulez faire ne se ferait point. Je ne sais même si la présence du nom de ma fille (') ne suffira pas pour rendre suspect le livre où il figurera.
Peut-être fera-t-on grâce à
son sexe et a ses vmgt ans
I. M"° Elisabeth de Montalembert, à qui M"= de Saint-Juan avait dédié son ouvrage, épousa M. le vicomte de Meaux, l'un des écrivains catholiques les plus distingués de notre époque.
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