‹ Montcalm devant la postérité [microforme]Chapitre 16 sur 62 · GO · texte numérisé non relu

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savait puissant et très appuyé à la cour de Versailles. Évidemment cette conduite douteuse n’était point digne d’un gouverneur autoritaire el perspicace, et nous sommes de plus en plus étonné de la condescendance des historiens canadiens pour M. de Vaudreuil, M. Doreil écrivit plusieurs lettres au ministre au sujet des abus qui se commeltaient chaque jour au Canada. I signalait à son attention la conduite coupable du munitionnaire, créature de Bigot. Le 50 juillet 1958, il annonce au ministre que la lenteur, Pignorance et la négligence qui président à toutes les affaires finiront par entraîner la perte de la colonie, Il demandele changement des administrateurs qui ruinent le Canada. M. de Vaudreuil fait faire le fort Carilon à un de ses parents, qui trouve le moyen de s'enrichir à cette construction peu solide €t mal bâtie, Un nommé Péan, officier des troupes de la colonie et aide-maïor de Québec, est vendu à M. de Vaudreuil et à Bigot, ce qui lui rapporte des millions. Le public le sait, le gouverneur feint de l’ignorer et continue à le favoriser en le laissant à la tête du service des subsistances. Bien plus, M. de Vaudreuil fait son éloge au ministre de la

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