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naît le micux celte colonie et qu'il possède toute sa confiance. T'intendant Bigol agit toujours sans juge, sans contrôle, de concert avec M, de la Porte, commis principal de la marine, qui jouit de la confiance du ministre et qui se trouve être le complice officiel de cet administrateur infidèle, Montcalm lui-même, indigné des rapines nombreuses auxquelles se livraient Bigot et ses amis, déclarait au ministre qu'il n'avait aucune confiance en M, de Vaudreuil, ni en Bigot; il trouve que des empiriques dirigent les affaires de la colonie et que tous les fonctionnaires ne cherchent qu'à faire fortune. Bigot et ses adhérents accaparent les marchandises et les revendent ensuite avec 190 p. 100 de bénéfice,
Les ingénieurs chargés de la construction des forts imitent l'exemple du parent du gouverneur et volent ouvertement. Les marchés, les forges, les ouüls, les vivres, tout, en un mot, sert de pâture à ces assoiffés d'argent, à ces génies du vol. Pourquoi M. de Vaudreuil, qui, dit-on, était désintéressé et honnête, ne joignait-1l pat protestations à celles de Montcalm et ne réciamait-1l pas comme lui des chàliments pour les coupables ? Pourquoi enfin ne suivait-il pas le groupe des gens honnêtes de la colonie, et restait-1l dans le clan des exploiteurs, des bri-
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