‹ Montcalm devant la postérité [microforme]Chapitre 23 sur 62 · PRIRENT · texte numérisé non relu

PRIRENT

Grass es: “2 pe

RDS .

Ca

SRESEAE [œ)]

res > LS Die en

soldats nt, La qui fai- immouvages, lus facincourale con- . Leurs nd pour veur des

auxquels

M. Rià mit en , devant nm gardé ilade orà purent | étonnés oire, r'idéfendits à propuraient.

truction,

ns 1 TO

leurs magasins d'armement et d'équipement furent détruits ou pillés. Les pertes qu’essuyèrent nos soldats furent insignifiantes.

Cette tentative contre le fort William-Henry avait eu pour but de réveiller la vigilance des Anglais. Presque tous nos soldats rétrogradèrent et se relirèrent pour mieux se préparer à la lutte en attendant la belle saison. Il fallait à tout prix s’emparer du fort William-Henry, car les Anglais, toujours maîtres de cette position, pouvaient à chaque instant nous débloquer des forts Saint-Frédéric et Carillon que nous occupions et qui formaient nos défenses sur la frontière. Ce danger, sans cesse imminent pour notre sécurité, devait disparaître coûte que coûte. Montcalm avec son génie puissant l'avait si bien compris, qu’il hâta les préparatifs de la campagne prochaine. Il rassembla à Carillon le plus de soldats qu’il put, afin de les diriger sur le fort William-Henry au moment du siège.

Il faut rappeler ici des tiraillements, des difficultés et des rivalités qui survinrent entre Montcalm et M. de Vaudreuil, le gouverneur du Canada. Nous les avons déjà esquissés, et nous avons cru devoir émettre notre opinion à ce sujet en la basant

sur des faits historiques c* sur Îles appréciations

de ceux qui vivaient à cette époque au Canada, Nous n'avons pas l’intention d'y revenir et de prolonger ce douloureux débat. Cependant nous devons à la vérité de dire qu'au moment où Montcalm allait s'emparer d’un point stratégique très important, on lui créait de tous côtés des difficultés, on cherchait par tous les moyens possibles, dans l’enlourage du gouverneur, à déprécier ses combinaisons et ses plans de guerre, on refusait même à ses compagnons d'armes leur part de gloire. Et cependant Montcalm, en convoquant dans une grande assemblée à Montréal toutes les peuplades sauvages, avait eu pour but de s’assurer de leur neutralité, de se concilier leurs sympathies et leur dévouement, d’enrôler dans les rangs de notre armée de fidèles et loyaux serviteurs. C’est à Montcalm que l’on doit d’avoir entrepris ces négociations avec les [roquois et toutes les autres peuplades qui envoyèrent des délégués à Montréal. C’est encore lai qui usa de toute la prudence et du sang-froid nécessaires pour mener à bonne fin une œuvre si difficile, celle de la pacification des sauvages. Dans ses rapports fréquents avec eux, il savait se faire aimer et faisait aimer la France. Il ne craignait pas pour cela d'assister aux cérémonies grotesques des

ze

RS RE PE RSR mie RS 5 PRET

Page 1