‹ Montcalm et le Canada français [microforme]Chapitre 34 sur 62 · MONTMORENCY · texte numérisé non relu

MONTMORENCY

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» Québec, l'ennemi peut venir si nous n’avons pas d’es- » cadre; et la capitale prise, la colonie est perdue : » cependant nulle précaution. J'ai écrit, J'ai fait » offre de mettre de l’ordre pour empêcher une fausse » manœuvre à la première alarme; la réponse : Nous » aurons le temps. » |

La flotte anglaise en rivière, on avait dû cependant aviser à la défense. Soutenir un siège dans Québec Ke eût été folie, car la ville, imprenable par eau, était à hi peine close du côté du plateau élevé sur lequel elle 4 est bâtie : 1l fallait donc à tout prix, en s’opposant à

un débarquement, empêcher l'ennemi de tourner la g place. | P

À gauche de la ville!, à partir de l’embouchure du Le Saint-Charles, la côte du Saint-Laurent est d’un accès P

facile ; en toute hâte on y construisit un retranchement long de deux lieues et aboutissant au ravin par lequel l’'écumeux Montmorency se précipite de 300 pieds de hauteur dans le grand fleuve. Au milieu de cet immense camp retranché qui prit le nom de Beauport, village voisin, l’armée française dressa ses tentes; elle communiquait par un pont de bateaux avec Québec, situé de l’autre côté de la rivière Saint- Charles. À droite de la ville, en remontant le Saint- Laurent, ce ne sont que gigantesques falaises dentelées, partôut à pic, sauf quelques rampes escarpées et bien furtifiées, du haut desquelles une poignée d'hommes suffit à pousser dans l’abîme des régiments entiers. Si cette ligne de défense n’était pas forcée avant la mauvaise saison, Québec était sauvé pour un an. Wolfe avait trois mois pour s’immorlaliser,

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