‹ Montcalm et LévisChapitre 58 sur 111 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

faire arrêter comme concussionnaires, vous et vos complices, et vous livrer à la justice du roi.

BIGOT

Non, gouverneur, vous ne ferez pas cela. Car vous savez très bien que vous n’en avez pas le pouvoir, et que mes défenseurs à la Cour seront plus puissants que les vôtres.

N'oubliez pas d’ailleurs que c’est moi que le roi a placé à la tête de la justice, et non pas vous; que la police est sous mes ordres; que je préside le conseil Supérieur, et que j'ai droit de juger toutes les matières tant civiles que criminelles. si

En renversant les rôles, et en assumant une autorité qui n'appartient qu'à moi, vous commettriez un abus de pouvoir qui vous conduirait à la Bastille.

Nous nous sommes dit, Je crois, tout ce que nous avions à nous dire, et je prends congé en vous dispensant des civilités d'usage. { Bigot sort).

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