‹ MontcalmChapitre 58 sur 61 · ACTE VII · texte numérisé non relu

ACTE VII

Le théâtre représente l'intérieur d'une chambre richement meublée. Un grand lit est placée au milieu de la scène près du lit un guéridon sur lequel il y a des bouteilles de remèdes. Sur les murs plusieurs tableaux représentant des sujets religieux. Dans le fond deux fenêtres, celle de droite est ouverte et laisse apercevoir des maisons au loin Dans l'embrasure de cette fenêtre est suspendue une cage d'oiseaux. A droite une cheminée où brûle un feu. 11 y a m" porte dj chaque coté delà scène donnant dans les appartements. La porte de gauche est fermée par une portière.

Au lever du rideau les personnages sont groupés de la manière suivante: Un prêtre précédé d'un enfant de choeur est dans l'acte de bénir MONTCALM, qui est étendu sur le lit. Le médecin se tient au chevet. Au pied du lit deux religieuses sont agenouillées. De temps en temps le canon gronde et la fenêtre s'éclaire. 11 est cinq heures de l'après-midi.

LE PRETRE. — Que la paix du Seigneur soit avec vous.

ASSISTANTS. — Amen., (prêtre sort lentement à gauche. )

MONTCALM.— Oui, la paix, l'oubli.. La journée a été rude mais la campagne est finie, (on entend le canon ) Le canon se rapproche, (au médecin) n'est-ce pas?..

MEDECIN. — Non Général, l'ennemi est toujours sur les plaines d'Abraham.

MONTCALM. — Allons, tant mieux, je ne verrai

pas les Anglais dans Québec Quelques heures au

plus, et tout sera fini pour moi. Ah! pauvres grenadiers en locques, que ne puis-je être avec vous pour adoucir votre amertume et partaiger encore vos misères. ( une des religieuses va ouvrir la porte à droite. Constance paraît. >')

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