‹ MontcalmChapitre 59 sur 61 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

1ère RELIGIEUSE — Impossible Mr. le Marquis

MONTCALM. — Laissez approcher cette enfant.

CONSTANCE ( s'agenouille prés du lit). —Ah! Mr le Marquis, quel malheur, qu'allons-nous devenir maintenant que vous êtes blessé? En vous vovant passer, pâle, couvert de sang, soutenu par les grenadiers, j'ai failli mourir, et depuis j'ai attendu le défilé des soldats à la porte St-Louis, Béarn a passé et Philippe! Philippe n'y était pas.

MONTCALM. — Rassurez-vous, mon enfant, il était debout près de moi m'aidant à rallier les fuyards, oh! rassurez-vous, il n'est pas mort.

CONSTANCE.— Fasse le ciel que cela soit. J'ai tant prié. Mais un pressentiment me glace. La troupe était morne et abattue. Les officiers désespérés et le peuple sanglote à votre porte. ( elle s'est relevé les religieuses l'entraînent à l'écart. )

MONTCALM (seul). — Le peuple m'aime et gardera mon souvenir Pauvres canadiens méconnus

toutes mes victoires et le sacrifice même de ma vie sont peu de chose comparé à ton dévouement héroïque... Tu méritais mieux de la France, puisque tu as payé de presque tout ton sang le droit de lui rester uni.

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