‹ Montesquieu économiste (volume 2)Chapitre 38 sur 51 · LES IMPOTS ET LES EMPRUN · texte numérisé non relu

LES IMPOTS ET LES EMPRUN

tunes privées — sauvegarde que, d'ailleur aussi bien qu'il le peut, mais sans s’obl garantie — ; il y a aussi celles qui résult tion et du fonctionuement de grands serv

une utilité générale, mais n'ayant pas po

ner aux particuliers les moyens de jouir:

avec plus ou moins de sécurité ou d'agré

Après avoir défini l'impôt, Montesquieu règle qui doit présider à son établissem pas « prendre au peuple sur ses besoins « besoins de l'Etat imaginaires ». Ces 1]

naires sont ceux qui ne répondent pas à d

sités, mais qu'on invente pour donner sa faiblesses, à des passions, à des désirs « quelquefois à des intérêts particuliers. L malheureusement difficile : à côté des fa nécessités, que de dépenses — et non :

moins importantes — considérées par | absolument indispensables et par d’autres flues ou même nuisibles ! Montesquieu gles et les recommandations, il réclame sagesse et de prudence chez ceux qui on!

blir les impôts; il veut que les revenus p:

rent, non à ce que le peuple peut donner,

doit donner, ou, encore, à ce qu’il peut to Ce sont là, si l'on veut, d'excellentes f l'application en est singulièrement diffici siècle, à l’époque même où écrivait Mon vait-on dire que les impôts étaient réglés contribuables pouvaient donner ? Et, de :

ils toujours et partout mesurés sur ce

int, dans maints pays, de l'extrême ts ; et, cependant, ils sont destinés à enses dont la plupart sont absolument ar exemple, qu'elles résultent d'enga- 2ment contractés et auxquels il faut , qu’elles touchent à la défense natioetter que la prudence et la sagesse certains gouvernements qui, en préion financière déjà inquiétante, l'ont cessivement surchargé le fardeau des 3S , nous ne nous en trouvons pas de besoins qui ne sont nullement imat les gouvernements à s'écarter des Montesquieu.

nc, suivant notre auteur, équitable et établi en tenant compte, et des néqu’il ne doit jamais dépasser, et des articuliers qu'il doit toujours réserver.

re qu'un impôt établi en dehors de ces as seulement la justice, mais qu'il est 1omique, c'est-à-dire absolument ina prospérité du pays. Sans doute, il ont les citoyens sont assujettis à peu cependant, sont moins florissants que JÔts sont plus élevés : de la pauvreté ains ont cru pouvoir conclure que la res rendait les peuples plus industrieux harges; on a imaginé une maxime oute taxe crée chez celui qui y estsou- 1ouvelle de la supporter et toute aug- 1arges publiques accroît proportion-

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