‹ Montesquieu économiste (volume 2)Chapitre 42 sur 51 · LES EMPRUNTS ET L'AMORTISSEM · texte numérisé non relu

LES EMPRUNTS ET L'AMORTISSEM

conséquence la hausse du taux de l'intéré sement des frais de production. Une très ; de l’épargnue nationale est ainsi détournée:

tion qu'elle aurait reçue si l'emprunt n°:

contracté. Montesquieu signale ce dang -« dit-il, les revenus véritables de l'Etat à c « l’activité et de l’industrie, pour les tra gens oisifs ; c’est-à-dire qu'on donne de:

pour travailler à ceux qui ñe travaillent difficultés pour travailler à ceux qui tra: Il ne faut pas, toutefois, l’exagérer : d’at mes empruntées ne sont pas, en généra dans les caisses de l'Etat, elles sont déper emploi est toujours, dans une certaine me ment ou indirectement profitable aux indus directement, si elles servent à les encou création de primes, par l'amélioration des munication, ou par la construction de cher creusement de canaux, etc.; — indirecteme les reçoivent d'autres emplois, par exemp sont consacrées à améliorer le sort des pourra dire, sans doate, que les travaux a l'Etat à l'aide des fonds provenant de l’em] poser que leur utilité soit démontrée, aura souvent à moins de frais, par des associat triels; mais, outre qu'il n'en est pas toujour: reste pas moins que l’utilisation des ressot ‘par les emprunts publics profite en partie à au commerce national.

On peut ajouter, enfin, que l'existence de encourage l'esprit d'épargne : les individu

stimulés à l'économie si la possibilité leur faire leurs versements par fractions éche- 1importantes ; en outre, la quasi-certitude it sûr fait sortir de leurs cachettes les réques qui y étaient accumulées par ceux qui es entreprises privées : une fois dessaisis es au profit de l'Etat, ils deviennent moins aissent aller à prêter à des sociétés.

»ns, comme conclusion, que si les ems peuvent avoir quelques résultats heu- >onvénients dépassent de beaucoup leurs iccumulation des dettes à la charge d'un pour les générations futures un lourd farar les placer dans une situation des plus dont elles ne peuvent sortir qu'au prix de ales, arbitraires et profondément préjudirteurs de titres. Il y a là un dangereux t savoir gré à Montesquieu d'avoir réduit phismes derrière lesquels certains de ses s cherchaient à le cacher. Sa maxime à lui, aut qu'il y ait une proportion entre l'Etat "Etat débiteur », que « l'Etat peut être nfini, mais qu'il ne peut être débiteur qu’à rré (1) ». Malheureusement, de son temps rtion était renversée et c’étaient les dettes at les créances. | | | ate douloureusement dans ses Pensées :

ats de l'Europe dépensent leur capital ; ne suffisent point. Le crédit public, bien

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