LE LUXE ET LES LOIS SOM
LE LUXE ET LES LOIS SOMPTUAIRES qui précèdent relativement aux idèe:
la propriété nous ont déjà indiqué concerne la question du luxe. Il nov tenant, pour y insister d’une maniëi question à laquelle est consacré |:
l'Esprit des Lois.
On a toujours été embarrassé pot tion du luxe, parcequ'on a craint te dre, tantôt d'en trop restreidre la Montesquieu, le luxe est fondé s qu’on se donne par le travail des a
Pour qu'il puisse en être ainsi, qu'un certain nombre d'individus pc nécessaire physique ; c'est précisén excédent, de ce superflus, qu'ils acq produites par le travail des autres
« puis dix jusques à vingt et trente places « « qui par conséquent ne peuvent être enviées « Elles font l'ambition des principaux artisans « de faire étudier leurs enfants pour les obte: « ces places dérobent autant de bons sujets à « ture. Si les places étaient plus considérab « noblesse, qui est le seul corps oisif du roya « soin de biens étrangers pour se soutenir »
Biens de l'Eglise, n° 2053). Les dangers que M pas disparu avec le temps, ils n’ont fait que coup Jde bons esprits s'élèvent aujourd'hui — & — soit contre la faveur particulière qui s’atta: mes donnant accès aux carrières administa qu'exercent les viltes et les emplois indust: campagnes qui sont de plus en plus délaissé (1) E. des Lois, !. VII, ch. I.
moyen de se procurer le nécessaire physique.
ve, l'existence du luxe, dans les conditions où eu le conçoit, implique l'accroissement des ans un pays, mais au profit d'un certain nomyens seulement et dans des proportions inéuxe peut, si on l’envisage de la sorte, faire ne détermination mathématique : « Suppoécessaire physique égal à une somme donnée, e ceux qui n’auront que le nécessaire sera égal celui qui aura le double aura un luxe égal à i qui aura le double du bien de ce dernier, luxe égal à trois ; quand on aura encore le on aura un luxe égal à sept : de sorte que le particulier qui suit, étant toujours supposé e celui du précédent, le luxe croîtra du douune unité, dans cette progression, 0, 1, 3, 7, 53, 127. — Dans la République de Platon, le ‘oit pu se calculer au juste. Il y avait quatre cens établis. Le premier étoit précisement le : finissoit la propriété ; le second étoit double ; me, triple ; le quatrième, quadruple du preans le premier cens, le luxe étoit égal à zéro; gal à un dans le second ; à deux dans le troi- : trois dans le quatrième ; et il suivoit ainsi rtion arithmétique (1) ».
araison qu'on peut établir, au point de vue du les habitants d'un même pays, est également l'on envisage divers Etats : le plus riche sera ent celui où les dépenses seront le plus éle-
ois, |, VIT, ch. I.