TA DENT
Od autre aurait voulu t?s bras aux reflets d'ambres.
Tes doiî?l8 do piods ou tes clicvcux, La tresse de ton Iront, la taille (jue lu cambres...
C'est la dent du fond que je veux!
Ton corps, banriuet d'amour, nui la chair en déroule :
C'est un repas voluptueux.
D'aucuns s'arrôtcraicnt i)our y casser la croûte îî!
C'est ta dent du fond que je veux î
Quand tu parles, on croit un oiseau qui gazouille;
L*aniour me brûle de ses feux I A tes côtés je sens que je deviens gaz... houille :
C'est ta dent du fond que je veuxl Verse-moi des baisers, ma gorge se dessèche.
(Je suis sincère en mes aveux I) Me faudra-t-il crier : a A la fraîche... à la fraîche? »
C'est ta dent du fond que je veux.
Sous les lambris rosés du palais de ta bouche,
Palais buccal et somptueux, Si môme je trouvais quelque chose de louche
Dans ta dent du fond que je veux.
Un flocon de coton doux au mal qui t'oppresse,
Je m'écrierais encor joyeux :
a Qu'importe le flocon pourvu qu'on ait l'ivresse » !
C'est ta dent du fond que je veux !
Georges Arnould a fait représenter, seul ou en collaboration, plusieurs pièces au café-concert : La Sainte-Bark, La Bain-Marie^ La Petit Aiglon, La Nuit du 8 Octobre et L'Ecole des Clairons. Mais il a depuis un an répudié toute collaboration et fabrique absolument seul ses chansons et ses pièces.
Il est actuellement à Cluny, où son engagement vient d'être renouvelé à de très belles conditions.
Albert GHANTRIER
Auteur, acteur, chansonnier et compositeur de musique, Chantrier est né à Paris en 1874. Il a gardé de cette ori- (rine un accent normand dont il sait se débarrasser au besoin, mais qu'il accuse chaque fois qu'il aborde un de séparais pour prendre de ses nouvelles.
Elève de Paul Vidal et de Gabriel Fauré, il suit les cours du Conservatoire et débute à dix-neuf ans à TAuberge-du-Clou, en qualité d'accompagnateur ; il devient ensuite organiste de Téglise de Clamart, retourne comme pianiste à TAne-Rouge, passe au Carillon, aux Quat*-z- Arts, au Conservatoire de Montmartre, à la Boite-à-Fursy ; quitte cette dernière pour prendre le poste de maître de chapelle à l'église Saint-Joseph. Entre temps, il accompapne Rodolphe Salis dans quelques tournées. Piqué de la tarentule chatnoiresque, il se met à composer des fantaisies rimées et , comme les camarades , il fait son « numéro » en s'accompagnant au piano. Chantrier a une véritable nature de comique ; et si ses productions versifiées n'ont qu'un très éloigné cousinage avec L'Art poétique^ l'audition en est hilarante au plus haut point. Je me rappelle m'étre bien amusé à lui entendre interpréter avec force grimaces :