‹ Montmartre et ses chansons: poètes et chansonniersChapitre 46 sur 64 · PASSION · texte numérisé non relu

PASSION

Le fol amour qui in*entralne Et me courbe sous ta loi Sut me river à la chaîne Que je porte malgré moi.

Tu me tiens par tant de charmes Que je ne sais plus, Traiment, Si je dois verser des larmes Ou rire de mon tourment.

Comme une fleur, sur sa tige.

Que balancerait le vent.

Je sens croître ton prestige A ton moindre mouvement.

Ton subtil parfum m'enivre Lorsqu'à moi tu viens toflrirl...

Sans toi je ne pourrais vivre ; Pourtant tu me fais souflrir !

Je l'adore et te méprise; Mais, parfois, je te bénis, Et je ne veux pas qu*on brise Le lien qui nous unit.

Et voilà mon cri suprême, Le dernier de mes aveux :

Puisque malgré tout je t'aime.

Fais-moi mourir si tu veux !...

Excellent camarade, directeur aimable et joyeux compagnon, Oble est, au physique, de taille bien prise audessus de la moyenne, de belle tenue, avec une barbe châtain de ligueur; mais Taspect sévère de la physionomie est corrigé par Textrôme douceur du regard.

André BARDE

« Un poète, un vrai, un bon. » Ainsi s'exprima Jean Richepin à la lecture des premiers vers d'André Barde. Et je m'enorgueillis d'avoir formulé semblable opinion avant Ife puissant auteur des Blasphèmes. Un jour de 1894, je rencontrai chez Marcel Legay le jeune auteur qui apportait à mettre en musique sa dixième chanson ; il voulut bien me la soumettre et me demander mon appréciation.

(( — Vous savez, lui dit Legay, l'ami de Bercy est sévère : il va vous chercher la petite bëte.

« — Mais tant mieux ! » dit Barde.

Je lus :

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