‹ Montmartre et ses chansons: poètes et chansonniersChapitre 56 sur 64 · LES ANGLAIS A LA RECHERCHE DE DEWET · texte numérisé non relu

LES ANGLAIS A LA RECHERCHE DE DEWET

Dans le fin fond de l'Afrique Les Anglais sont sur les denU, N' pouvant fair' d*un* République Un' colonie d*01d England.

Dewet est insaisissable ; On le croit loin, il est là.

Kitchener, ce pauvre diable, Cherch* son adress* dans 1* Botha ; Partout il crie à tue-téte :

« Vous n'avez pas vu Dewet ?

« N' rigolez donc pas comm' ça, a On r rattrape, on le rattrape ; a N' rigolez donc pas comm' ça, a On le rattrapera, a

Lord Kitchener crie : t Victoire f

« Des Boers nous somm' victorieux,

« Nous nous somm' couverts de gloire :

d Hier, nous en avons tué deux.

a Nous avons eu, je V confesse,

« Trois mille homm* hors de combat ;

a Mais comme ils serraient les jambes,

a Les trous d* bail' ne se voient pas.

a Une seul' chose m*inquiète :

a J* n'ai pas encor vu Dewet.

a N* rigolez donc pas comm' ça, « On r rattrape, on le rattrape ; a N* rigolez donc pas comm* ça, « On le rattrapera. »

Les Anglais ont de la veine.

Grâce à leur habile action, Tous les jours, depuis six s'maines, Rotha fait sa soumission ; Avec Dewet, du môm' geste, Ils le mangent tous les jours; Mais, sans dout' très indigestes.

Ces deux généraux les bourrent.

■ Voos l'iTsi pus rr I»îwM ' i

Édocard re^^^f : f Gn-: f3 im:*.

« M' îi-î c ^ n-*:;f n 1il: c h çilîUt Edouard rf;«:i.i . c Gri-L -ij-Tiia*.

Kitchener. U f"zi£ a' dTi.tr?.

Avaot hrt t *3 ::*■»•-:>*.

A l'abri d";ia ti: ii i.f r?.

Était dans 1* tna L.Dcr.

Quaod il «ctil. ot ! sa ir-^re * Quelque cL:»i' ';u: le fr»::.a.

Il dit CD s' Ir -tlsnt 1' d*rr:trc :

• Quel Umeux cou;: de b «lie ! .. Ab ' « Je n' sai« TraiETjent p»a« pour^a'-i

■ Dewcl D'e§t pia? d^^ant n.oi.

« N' riirolez d nr pa« cc'mni* ça,

• On r rattrape, on k rattrape.

■ Quand ? X' Touç occupez pas d* ça.

• On le rattrapera. •

DOLLINET

Lucien Percier, dit Dollinel, est né à Paris, en 1873. Ce n'est qu'en 1897, aux Soirées Procope — où il apportait son talent de flûtiste pour l'exécution de musique ancienne reconstituée par le compositeur Alcib Mario — qu'il tut attiré spécialement vers la chanson.

Pour rompre la sévérité de soirées composées oxolusivement de mélodies, il eut l'idée d'interpréter quelques chansons villageoises et populaires des xv« et xvi« siècles ; sa face réjouie et sa gaieté communiciilive s'y prêtaient à

merveille. Encouragé par le succès, il composa (paroles et musique) une série de chansons réunies dans un recueil ayant pour titre : Le Bon Vieux Temps. On y trouve : La Chanson du Ménétrier, La Bonne Morale, Fêtes nattes, Les plus Fidèles, Musette, etc.

Il dirigea les Soirées Procope en compagnie de son ami Paul Weil, avec lequel il composa plusieurs duos comiques : Deux Natures, La Bonne Morale, édités chez Ondet ; Les Pêcheurs, chez Gillot, etc.

Il fut engagé en 1898 au Cabaret des Noctambules, au Quartier-Latin, et, Tannée suivante, à Montmartre, où on Tentendit à TAne-Rouge, au Conservatoire de Montmartre, à l'Alouette et, pendant la saison 1900 1901, au Tréteaude-Tabarin.

Son passage à Montmartre lui fit côtoyer la chanson « rosse » avec ses Chansons railleuses : Costume parfait. Doux Ménage, Photographe, Le Dentiste, etc., etc., qu'il interprète en ce moment au Cabaret du Grillon. Les chan sons de Dollinet sont simples, vives et prestes, sans prétention et sans grossièreté. Jugez plutôt :

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