FÉVRIER
l'Assemblée, puis prête le serment civique (7 février), qu'il rétracte trois mois plus tard.
Jusqu'alors les prêtres de nos paroisses avaient, « malgré leurs répugnances », publié en chaire les décrets de l'Assemblée ; mais quand, le 12 février, la municipalité les invita à lire le lendemain la Constitution civile du clergé et l'instruction y relative décrétée par l'Assemblée nationale le 21 janvier (voir Pièces justificatives^ n** 22 ), ils se réunirent près de Poujol, curé de Saint-Pierre, cédèrent à son ascendant et se réfusèrent à la publication en chaire. (Vie de P. -F. -X. Coustou^ par l'abbé Coste, 2* éd., pag. 74 et 75. )Le maire et les officiers municipaux durent donc aller, le 13 février, faire eux-mêmes cette lecture dans les églises, et à celle de Sainte- Anne ils furent insultés par une femme. (M, 5., pag. 209; voir Pièces juslificatives^ n" 12.) Le 14, nouvelle saisie de pamphlets chez Martel, imprimeur de l'Administration du district.
Nous avons déjà vu, pag. 6, qu'en 1789 le Collège était administré par un bureau que présidait levêque; mais au commencement de 1791, tout était bien changé : l'évêque Maiide n'était plus là, le juge-mage et la sénéchaussée non plus; le régime municipal était touL autre, et la loi du 23 octobre (s. 5 novembre) 1790 avait, par son art. !•% ordonné la vente des biens des collèges, et, par son art. 16, chargé provisoirement le Conseil général de la Commune de l'administiation des établissements d instruction publique. En conséquence, le Conseil général décida, le 17 lévrier 1791, que le
Collège serait administré par un Bureau de régie composé du maire, de deux officiers municipaux, du procureur de la commune et de huit citoyens délégués par le Conseil. Les membres de ce bureau furent :
Durand, maire,
Lafabrie, ) m -
r. ' \ officiers municipaux.
Fargeon, procureur,
Brun, professeur en médecine,
Rouch, homme de loi,
Chaptal, professeur de chimie,
Pierre Fajon, négociant, \ ^^^^^^^
De Ratte aîné, homme de loi,
Batiit, ménager,
J. Albisson, homme de loi,
Flandio, homme de loi,
et en outre, pour suppléer les absents :
Poitevin du Bousquet, Sicard fils.
Le dimanche 20 du même mois , 34 prêtres du diocèse prêtèrent le serment civique*; dix de Montpellier remplirent cette formalité dans l'église de
* Voici quelques-unes des paroles que le curé de Saint- Jean-de-Védas, Barry, adressa à ses paroissiens en prêtant le serment : . .. « La foi de l'Église tfest nullement en danger; tous les points de notre croyance sont respectés. La discipline de l'Église ne l'est pas moins ; des usages que la divine providence avait laissé introduire au détriment de l'Église de J.-G. sont changés en matière purement temporelle et