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Fables , Contes el autres pièces en vers patois de Mont-' peiiier, d*Augustc Tandon; La seconde édi-
lloa eside 484 B. — Les Fables , €an$e» et anUres poésies paiaises de Martin fils, qui a encore publié» en 4827 , les Loisirs d'un Languedocien . — Flurètas, par Pierquin de GemblouXi 1844 ; où i'ou trouve, en effet,
de jolies fleurs de poésie languedocienne : réimprimées avec des augmenlalions en 4840. Ces ouvrages, que les habitants de Montpellier, et même les étrangers, relisent avec plaisir, sont les points culminants du génie poétique de noire patois languedocien.
Mais les lecteurs attendent quelques accents nouveaux de cette langue musicale. Laissons un moment reposer les sommités du Parnasse de Montpellier. Un ouvrier chante : écoutons le ferblantier Roch ; il sait manier le marteau et ia lyre.
umt de citer une épitaphe da patriaiehe de FeioeT » compoiée par le poète Ungnedoclea s
Ci-glt Arenel de Voltaire , De* plittoMpbet l'Amadis ; Si «on Ame est en Paradis , L'JSnfer n'était pat néoeasain.
La meilleure édition des œuvres de PAbbu Favre est celle qui a été douDée par M. Virenque, libraire) à Montpellier , 183^. — 4 vol. in-18.
LOU PRINTÉN.
Quand chaqua jour Pâouba ploura dé joya , Qu6 lou sourd ccrca dé pounjéja Dé sous rayouns l'astré v6n razéja Âquel diaman qu^és pénjat à In fioïa, Et pioy ûnis P«r lou poutouDéja.
L'hiver fugis : somi balé fréchouluda
Yéndra pa pus m^éngrépézi lou cor; Acos finil, ay vis d'àou poumpoundor Qué tout éscas la lij'éra uascuda , Et sous boutous jàounissién sus lou bor.
Ay vis âousBi dé moulous dé vi^oulettas, Qué soan parfun mé fasfén dé?ista ; Timida flou qué sémblés Taclata^
Per té cuU véndray dé rébalcllas, Pioy sus moun cur té poudray mignota.
Escarcayas toslras Alaa dèonradas»
Parpalounés qué friogas sus las flous; Espandissés Tostras richas coulous ,
Car Ion printén a mlrgayat las pradas Qu^embraygou Ter dé sas miias ùuudous.
Fftsseromiés qa'atléDdès la bécada Qa'à tout moamén vous arriva d*ftou ciel, Caïautré dftou bos qu^as lou gousfé tan bel , Mésclas lous cants à ma lyfargéntada Ël pourlén-lous àou pè dé rÉlernel.
Quand, chaijne jour, Taube [)l<'ure de joie.
Que le soleil cherche ù peine à paraître »
Cet aslre vient border de ses rayons Le diamant qui se pend à la feuille Et le eouvrir enfin de ses baisers.
LAMGAOB.
L*hiver t ftil : «m htklne glacée Ne Tiendra plus me lesserrer le tWÊS% Il a fini s J'ai tu du pompon d^or La Jeune Uge essayant de parattre, Et les boutons Jaunissant sur le bord.
Aussi J*al TU des faisceaux de Tlolettes Que leur parfum me faisait derlner»
Timide fleur» qui semblés te cacher , Pour te cueillir» Je Tiendrai m*tncllnant»
Et sur mon cœur Je te caresserai.
\ Étalai Tos ailes dorées»
Amon wni paplllOM qui conrtlseï les fleuri ; Déployei TOS ricbei couleurs; Car le printemps émaille les prairies Qui soûlent l*alr de leurs mille parfùms.
Petits oiseaux , attendant la becquée , A tout moment, vous arrivant du ciel »
Chantre du bois au beau gosier»
Mèlei TOS chants à ma Ijre argentée Et portons*les aux pieds de l*Éteme].
GUAPITRË IX.
Montpellier (Lat. 43o36'i6"N. Long. 1o32'30''E.) repose sur une colline d'où l'œil découvre» d'un côté» la Méditerranée, les Alpes et le Cant^ou» qui est une des Pyrénées; de l'autre, le mont Vcntous viles montagnesdes Cévennes. Il planeaTentour sur de riants coteaux, sur de jolies habitations de campagne » sur des sites et des perspectives d'un effet charmant. La ville s'élève en amphi-
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théâtre : le point culminant, vers la place duPeyrou, est à 51 mètres au-dessus du niveau de la mer, distante d'une lieae; la base en està47 mètres. Usait de là que la hauteur de Montpellier y au-dessus de la plaine, est de 34 mètres. La crête est un peu resserrée ; les pentes sont en général douces. La ville se dirige vers l'est et l'ouest, où elle se termine brusquement : ià^ par la Citadelle ; ici, par la place du Peyrou. Elle s'étend snrtont en descendant vers la Grand'Rue, c'est-à-dire du côté de la mer. Nous avons déjà £ait remarquer, d'après Fouquet, que la position et rinclinaison de la plupart de ses rues influent, peut-être autant que son beau climat, sur la santé et la longévité des habitants.
La ville est maintenant dépouillée de ses anciennes murailles. Nous avons vu encore » il y a péu de temps, du côté du nord-est, empreints sur les débris de ses remparts , les stigmates des boulets que lançait Louis XIII I en On remarque trois portes de ville : celles de la Blanquerie et des Carmes, au nord, et celle du Peyrou, au couchant, toutes les trois du dernier siècle; mais ceiie-ci est un véritable arc do triomphe dont nous aurons occasion de parler avec plus de détails ; enfin la Tour des Pins, beaucoup plus ancienne, placée entre les deux dernières portes que nous venons de nommer, seul reste des fortifications de la place ; car la tour de l'Obsertafoire j vers le c6té opposé, a presque disparu sous les constructioms que nécessita l'établissement de Tancien télégraphe à grands bras.
£n général, la ville présente des aspects piquants: outre que les avenues en sont ornées d'allées d'arbres , au milieu dcsi^ueiieb la coliine, qui sert de ba^e aui^
TOPOGRAIHIE. 403
^ifîceSy parait avec ses échelons coarooDés, ses différentes coupes pyramidales offrent des points de vae très*pittoresques , et exposent sans cesse à Fœil le
spectacle d'un panorama h diverses faces.
La ville est très^ancieuoemcnt divisée en six parties, appelées skmîns ; et chaque sixain est formé d'un cerlaîn nombre de subdivisions ^ qui ont reçu le nom dHles , lesquelles sunt coiu posées d'noe réunion de maisons environnées de tout côté par des rues. Gariel prétend que la division des nxaim est due à la vieille Marseille y et on oroit que la subdivision des llet est un reste des établissements de la domination roiii.iine : il est certain que le mot imula, lie, a, dans la langue latine, la même acception que celle qu'on lui donne à Montpellier.
Toutes les rues de cette ville, coniine on Ta vu précédemment, ont des aqueducs souterrains pour recevoir, au moyen de canaux particuliers, les ordures des maisons y et les porter dans deux ruisseaux voisins, situés, Tun, le Merdanson^ , au nord; Tautre, les AtgareUeSf au midi. Montpellier possède de belles rues ; mais beaucoup , nécessairement ascendantes ou descendantes, sont étroites et anguleuses; car les anciens
* Malgré le respect qu'on doit aux oreilles de ses hôles , nous iomrnes celte fois obligé de sacrifier l'euphonie a l'cvucliiude. Quelques-uns, il est vrai, et iious-raôrae nous avons écrit quelquefois (liffi roinimmi. Mais comment résister aux plus ancieniKv^ chartes ch' iids archives qui s'obstinent à écrire par un m un nom que nous avons , par euphémisme , dénaturé en Verdanmnl II e>t vrai qu'un lit Ribanson ^ même Mou-Danion, dans certains litres plus anciens. L^usage est encore là pour nous défendre de nous ■ervir de ces derniers aoins.