‹ Montre perdue, recompense honnete comedievaudeville en un acteChapitre 110 sur 113 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

COSTAS, BIKAUTOU, déconfits, tuas deux tombent sur une chaise

et se regardent.

birautou, avec amertume, après un silence. *

Costas !

COSTAS.

Birautou !

BIKAUTOU.

Il y a des étoiles, des destinées, des conjonctions fatales. Je crois à l’astrologie judiciaire... Et vous?

COSTAS.

A vous parler franchement, j’y crois aussi.

BIKAUTOU.

Il y a tel individu qui est la contre-partie de tel autre individu. Ce qu'on appelle Satan, le ricaneur, l’ironique, le sardonique, c’est tout bonnement un homme assorti par Dieu à un autre homme, pour exercer sa patience et lui rendre la vie dure.

COSTAS.

C’est tout à fait mon opinion, depuis votre arrivée.

BIRAUTOU.

Costas !

COSTAS.

Birautou !

BIKAUTOU.

Savez-vous pourquoi vous êtes dans ce monde?

Ça ! non, je l’ignore.

BIRAUTOU.

C’est parce que j’y suis. Vous y ôtes venu avant moi, pour m’y attendre, comme un brigand qui s’embusque au coin d’un bois pour détrousser le voyageur.

costas, se levant.

Permettez : il me semble que le voyageur, c’est moi, et que l’autre, c’est...

BIRAUTOU.

Costas ! sur les trois anges de ma vie, qui ont eu le malheur de vous appartenir, deux sont évanouis pour moi; un seul est

Hiraulou, Costa?.

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