‹ Montre perdue, recompense honnete comedievaudeville en un acteChapitre 83 sur 113 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

BIRAUTOU, COSTAS.

BIRAUTOU. *

Ils sont incroyables dans celte baraque! (H va vers la table où Costas est étalé, le bonnet enfoncé au-dessous des oreilles.)

On vient ici pour se calmCr, pour se ralralcbir... ( Cherchant un journal sous les mains de Costas.) Pardon, Monsieur, voulezvous permettre ?

costas, dérangé.

Mais faites donc attention.

birautou, farfouillant.

C’est ce que j’allais vous dire. Quand on a une chambre comme vous et un lit, pour se coucher, on ne se couche pas sur une table; on ne se fait pas une litière de papiers publics.

COSTAS.

Enfin, Monsieur, quel est le journal qu’il vous faut?

BiitAUTOD, regardant le journal que tient Costas.

Pas celui que vous tenez toujours.

COSTAS.

Je l’espère bien.

birautou, très-fort.

Votre feuille n’exprime pas mes opinions.

costas.

Elle exprime les miennes et...

birautou.

Monsieur, je vous en prie, ne parlons pas politique ou je vous chercherais dispute.

costas.

C’est vous qui le premier...

birautou. prenant un journal.

Voici mon affaire. (Il s’assied à droite.)

COSTAS.

C’est heureux. (A part.) Je pense qu’à présent, il va me laisser tranquille. (Il se remet à lire.)

birautou , assis , très-haut.

Deux hommes comme nous s’accordent peu sur ce point. Vous êtes du Nord, Monsieur, il n’y a qu’à vous entendre.

COSTAS.

Il n’y a qu’à vous entendre aussi, pour voir que vous êtes du Midi.

birautou, enthousiaste.

Ah ! si vous compreniez le patois! ( Chantant avec élan.)

Al perdu inoun paouré paslourel,*

Qué fasié moun bonnur pécaïi é !

' Coulas, Birautou.

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