TANCE ACTUELLE
Nous parlions, il Y a quelques semaines, de l’augmentation de plus en plus considérable des travaux à la cour du Recorder. Ce tribunal, qui est aujourd'hui un des départemezts les plus importants de la municipalité, n'a pas toujours eu la mission de punir toutes les offenses contre les règiements municipaux, d’emprisonner ou mettre à l’amande les ivrognes et les vagabonds et même de prendre des procédures sommaires, dans les causes de propriétaires et locataires, de maîtres et serviteurs, etc.
Ce n’était, autrefois, que la “ Cour du maire ”, tribunal jouissant de pouvoirs très peu étendus. Son accroissement rapide, depuis cette époque, offre un sujet digne d'attention et tend à établir une statistique de l'augmentation du crime dans notre ville proportionnellement à l'augmentation de la population.
En 1796 et jusqu'à 1833, les juges-de-paix se constituaient en un tribunal appelé “ Sessions spéciales ” et administraient les affaires de la ville en général; le maire présidait aussi une cour spéciale; mais à mesure que Montréal étendit ces limites et augm nta en influence, on ressentit vivement les inconvénients de ce système, et l'on prit, dès 1832, des mesures pour obtenir la charte, qui fut accordée en 1841.
Cette charte abolit la “ Cour des sessions hebdomadaires de la paix ”, présidée Par un juge de paix, et statua que:
“ Attendu qu’il est opportun d’adopter un mode expéditif et peu dispendieux de recouvrer les dettes, amendes et pénalités et de punir les offenses plus bas mentionnées, qu’il soit résolu de fonder un greffe ou cour des archives, qui sera appelée “ La