VIII INTRODUCTION
ont entrepris cette noble tâche, lont brillamment soutenue, et plusieurs voix éloquentes ont retenti à plusieurs reprises à la Chambre législative pour exprimer le même vœu ‘.
» O vous! dignes légataires des hauts sentimens des du Puy, des Guérin, desVilleneuve, des Bérenger, des Hérédia, des Carrette, des Wignacourt, ete., etc., précieux débris du plus noble boulevard que la pitié et la valeur aient jamais élevé entre la civilisation et la barbarie, songez que deux fois vous renaquites de vos cendres avec un nouvel éclat. Ne désespérez pas de commencer une carrière plus grande, plus glorieuse encore que celle que vous avez parcourue, toute pleine de merveilles qu’elle se montre à vos yeux! »
1 On distingua entre autres celle de M. le comte de Marcellus (aujourd’hui pair de France), qui s’écriait : « [lrevivra, cet ordre; oui, toujours il tiendra le sceptre de l’honneur... toujours cet arbre antique et majestueux couvrira de son ombre hospitalière les faibles, les pauvres, les opprimés. Planté sur la tombe du Sauveur des hommes, il en a reçu une racine d’immortalité. »
« Noublions pas, ajoutait le comte L. du Hamel (le 17 juillet 1821), les fastes des temps passés de notre histoire, si nous voulons faire admirer aussi les gloires contemporaines... N’oublions pas que les chevaliers de Jérusalem, de Rhodes et de Malte, ont laissé sur les bords du Jourdain et dans les plaines de Syrie, une immense tradition d’héroïsme, dont leurs petitsneveux ont hérité six siècles après; et que, si le nom et le caractère de franc reçoivent encore, dans les vastes contrées de l’islamisme, un tribut d’estime et souvent de respect, ils le doivent en grande partie au souvenir des exploits ct des vertus des chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem... En ce mo-