INTRODUCTION. XI
tion est due tout entière à un hasard aussi singulier qu'heureux ‘.
1 Je dois la communication de ces précieux dessins à feu M. le comte de Bloise, Commandeur d'Hannonville, très-versé dans l’histoire de son ordre, et qui, jusqu’à la fin de sa longue carrière, a conservé une amabilité toute française unie au gout des arts. Faisant des recherches dans les archives de Malte, il découvrit le recueil négligé de cette collection, renfermant les vues et les inscriptions des monumens élevés aux Grands-Maitres, et prises sur les lieux (disait le manuscrit qui accompagnait le recueil) par des peintres envoyés aux frais de l’ordre à diverses époques.
Jaloux de posséder les dessins de ces monumens, dont quelques-uns portent à penser qu’ils furent seulement représentés soit sur la toile, soit sur des fresques, ou simplement gravés sur des pierres sépulcrales, M, le commandeur d'Hannonville . les copia lui-même, et ne tarda pas à s’applaudir de sa curiosité, la partie des archives où ils étaient renfermés ayant péri dans un incendie.
Tel est l'historique fidèle d’un récit auquel je n’ai pu me permettre de rien changer, et qui m'a été répété plusieurs fois ainsi qu’à d’autres personnes. Le comte de Bloise ajoutait que la plupart des artistes qui avaient dessiné ces monumens, ne sachant pas déchiffrer les caractères gothiques des inscriptions, se les étaient fait traduire en lettres romaines, et les avaient tracés ainsi.
M. le commandeur d'Hannonville, grand-croix et ministre de l’ordre au congrès de Vérone, en 1814, ete., etc., mourut à Nancy, le 29 mai 1824, à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Plein de bienfaisance envers les indigens, l'exercice de cette noble vertu ne s’est pas éteint avec lui, et l'acte qui renferme