XII INTRODUCTION
On partagera également , j'en ai la confiance , le sentiment d’orgueil national qui fait
ses dernières volontés s'exprime ainsi : « Ayant passé ma jeunesse dans l’ordre hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, je ne crois pas pouvoir faire un meilleur usage de ce que la Providence m'a laissé, que d’en employer une partie au soulagement des pauvres. »
Je crois devoir ajouter à ces détails que les tombeaux de Rhodes, qui n'étaient pas d’une rigoureuse conformité avec ceux qui existent encore, seront rectifiés sur les dessins de l’ouvrage publié par M. le colonel Rottiers. Les monumens de Malte ont été dessinés sur place, ainsi que le mausolée de Raiïmond Zacosta, mort et inhumé à Rome dans l’église de Saint- Pierre. Ceux de Foulques de Villaret et de Didier de Saint- Jaille, ensevelis à Montpellier en 1307 et 1536, n’ont pu se retrouver, l’église de Saint-Jean, qui possédait leurs cendres, ayant été détruite.
En faisant connaître les recherches auxquelles j'ai dû me livrer pour compléter cet ouvrage autant que possible , je dois mentionner ici ma reconnaissance envers M. le docteur Malgaigne et M. D. Boiselle, qui m'ont été du plus grand secours pour les nombreux matériaux des notices biographiques des Grands-Maîtres; et à M. M.-R.-A. Henrion, avocat à la Cour royale de Paris, qui, à l’âge où d’autres apprennent encore, publie des ouvrages qui annoncent autant de talent que de connaissances profondes et variées.
Je dois payer également un juste tribut de gratitude à M. Amédée de Butet, fils de l'honorable consul de ce nom à Malte, et à M. Borg, vice-consul, pour les utiles renseignemens qu'ils m'ont procurés avec un empressement et une obligeance qui en doublent le prix.