‹ Monumens des grands-maitres de Saint-Jean de Jérusalem ... Accompagnés de notices historiques sur chacunChapitre 88 sur 105 · LUD. PHIL. D'ORLEANS. ANNO. M DCCC VIII · texte numérisé non relu

LUD. PHIL. D'ORLEANS. ANNO. M DCCC VIII

Le cœur de l’auguste prince fut placé plus tard dans la chapelle de Notre-Dame de Liesse, située sur les bords de la mer, et qui appartenait autrefois à la langue de France. On y grava une inscription sur une plaque de marbre portant les armes d'Orléans :.

Une semblable manifestation de sentimens envers la royale maison de Bourbon éclata à Malte, à la mort de S. M. Louis XVIIT, et M. J. Borg, alors vice-consul de France, digne émule du chevalier de Butet, déploya dans la cérémonie funèbre à laquelle elle donna lieu, le 9 décembre 1824, un zèle et une pompe remarquables.

Toutes les fortifications et palais du gouvernement, les maisons consulaires portaient leur pavillon au demi-mât; celui de France avait des bandes de crêpe noir. L'église était entièrement tendue de tapisserie noire, à frange et à galon blancs; sur la porte, également tendue de noir, on lisait cette inscription au-dessous des armes de France :

© PRÆCORDIA SERENISSIMI PRINCIPIS ET FRANCIÆ PARIS, LUDOVICI CAROLI AVRELTANENS COMITIS DE BEAUJOLAIS. DIEM SUUM FUNCTI. IN MELITA. IIL KAL. JÜUNIL, ANNO M DCCC VIIL ET CONDITA. JACENT. IN HACG ÉCLESIA TEMPORE. F.

#4 OUR JOANNIS ARTAU. O, DIE PRIMA JULIT M DGCC XXI.

LUDOVICO XVIII GALLIÆ ET NAVARRÆ REGI PIETATE IN DEUM MUNIFICENTIA IN POPULOS, FESTITUDINE IN ADVERSIS SPECTATISSIMO CUJUS VIRTUTES EXIMIÆ .

MNEMOSYNON MARMORE ET ÆRE PERENNIUS SUPER MOEROREM ET POPULORUM LACRYMAS CONDIDERE AD RES CONSULARES LEGATUS VIRIQUE SUBDITI LACRYMABUNDI PARENTATUR.

Un sarcophage magnifique de soixante pieds de haut ornait l'église, et formait une majestueuse pyramide; aux faces du piédestal on lisait ces inscriptions : :

OCCIDIT HEU ! LODOIX PIETATE INSIGNIS ET ÆQUUS, IMPERII DECUS, ET GAUDIA LILIGERI.

SOLVERIS IN LACRYMAS MERITO DEPERDITA LUCTU GALLIA ; QUANDO PATER FUNERE SUCCUBUIT.

PONE MODUM LACRYMIS, JAM TANTO PONE DOLORI, LILIA NAMQUE TIBI FLORIDA PERVIGEANT.

Le nom d’un des rois de France de la troisième race, en

! Composées, ainsi que la première, par le chanoïne Romei.

commençant par Hugues Capet, jusqu’à Louis XVIIT, était tracé en lettres d’or sur les piliers.

Cette autre inscription ‘, placée sur la porte principale, achevait de relever la dernière partie intérieure de l'édifice.

JAM TUA TE VIRTUS, TUA TERRIS DIDITA FAMA, CLARAQUE MAGNANIMI NOBILITAS GENERIS,

REDDIDERANT, LODOIX, QUALEM DECET ESSE, VOLENTEM PACATO POPULUM QUI REGAT IMPERIO ;

QUUM MORBO AFFLICTUM, ET CRUDELI FUNERE MERSUM GALLIA NON SOLUM VIDIT ET INDOLUIT,

VERUM ETIAM GENTES, QUEIS TANTUM NOMINE NOTUS, QUASQUE VEL UNDISONUS SUBMOVET OCEANUS.

SED TUA FATA DIU NON SUNT DEFLENDA; QUERELÆ HINC ABSINT, LUCTUSQUE, ET LACRYMÆ ET GEMITUS ;

DONEC CIRCUMAGAT REDEUNTIA SÆCULA TITAN, ET VAGA NOCTURNOS CYNTHIA DUCAT EQUOS,

SEMPER HONOS, NOMENQUE TUUM ET BENEFACTA MANEBUNT, DIGNA QUIDEM LONGÆ LAUDIBUS HISTORIÆ.

DUMQUE DEUM SACRAM DE MORE LITAMUS AD ARAM, SOLEMNESQUE TIBI DUCIMUS INFERIAS ;

CREDO EQUIDEM, NEC VANA FIDES, TUUS INTER OVANTES SPIRITUS EXULTAT COELICORUM CHOREAS,

AGNOSCISQUE TUOS, PARITERQUE AGNOSCERIS ILLIS, GAUDEBISQUE DIEM VIVERE PERPETUUM.

Le lendemain 10 , il fut célébré un service en actions de grâces, pour l’heureux avénement au trône de Sa Majesté Charles X; et un changement soudain s’opéra dans le vaste

! Composée par le docteur Christophe Frendo.

temple, entièrement tapissé de damas cramoisi fleurdelisé, de bordures dorées, et surmonté des armoiries de France; sur un fronton externe dominait l'inscription suivante (composée par M. le chanoine Romei), entouréeïde guirlandes :

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