LP LA NOTES
lieu et le prince de Rohan, Français; plus, dix-sept Commandeurs âes commanderies fondées sur les revenus de la poste; plus, soixante-dix-huit Commandeurs honorairesavec pension; plus, soixante-six Commandeurs honoraires parmi lesquels on trouve MM. le comte de Cossé-Brissac, le duc d’Aumont, le comte d'Avaray , le duc d'Harcourt, le duc de Coigny, le duc de Guiche (duc de Grammont ), le vicomte d’Agoult, le comte de La Chître, le vicomte de Clermont-Tonnerre, le baron de La Rochefoucauld et le comte d'Escars, Français ; cent onze chevaliers de justice et vingt Commandeurs de famille.
Grand-Prieuré russe catholique.
Grand-Prieur, S. A. I. Mgr. le prince de Condé; Jules René, comte de Litta; l’archevêque de Thèbes; l'archevêque de Mobhiloff, Grand-Aumonier; Louis, comte de Cobentzl; Antonin, duc de Serra Capriola; Sigismond de la Tour-du- Pin ; Henri de la Tremblaye ; l'archevêque métropolitain d'Albi.
S. M. le Roi de France; S. A.R. Charles-Philippe de Bourbon, Monsieur, frère du Roi; S. A. R. Louis-Antoine de Bourbon, duc d’Angoulème ; S. A. S. le duc de Bourbon; S. A. S. le duc d'Enghien; vingt Commandeurs parmi lesquels MM. Raoul, comte de Choiseul; Gabriel, comte de Choiseul d’Aillecourt; Marie-Francçois de la Tourette; Marcel Blein du Poët; Claude-René de Sade, et M. de Ribas, Français; cent vingt-trois chevaliers de justice, dont cent quinze Français; de Monclar; de Divonne; (deux) Quinsonnas; de Belbœuf; (deux) du Lac; de Viella; Ginestous; de Rivet; de Modène; de Lanjamet; de Villevieille ; (deux) Franclieu ; de Rochegude; de Courtemanche; de Klinglin ; de Damas-Crux; de Compiègne; d’Archiac; de Cornac; de Chaban; (deux) de Macheco; de Girouardière; de Saint-Maurice; ( deux) de Savaiges; de
La Rovère; de Montbas; Fortia de Piles; d’Autigny; de Ville; de Sarcè; d’Espinchal ; de Maurelhan ; de Clarac ; (deux) de Fargues; de Virieu : de Maumigny; de Cheffontaines; d’Agnisi; de Villedon; de Pons; d’Aurelle; de Lanthoir; de Cyresme ; d'Hoffelize ; Tilly; de Saint-Priest (deux); de Guron ; (trois) d'Ambrugeac ; de Sarrazin ; de Beaumont (trois) ; Bos- redont; Balathier; de Vesc; de Séguin; Forbin-Gardanne ; Montlivault; Danzel; le Rebours; de Boubers; de Bonal; ( deux ) d'Eguilles; du Lac; du Fumel; de Fléchin; (deux) Bombelles ; de Fontête; de Saint-Mauris; de Bataille; d’Argenteuil; de l’Estang-Parade; de Saint-Gilly; de Nesle; de Lambert; de. Mandelot; de Rosan; Damoiseau ; de Costart; Debrie; de Gras ; (deux) d’Anneville; de Gournay ; (deux) de Morges; de Vassan; de La Marche; ( deux ) Choiseul; du Châtel; de Viella; de Vallin; de Sassenay ; de Jouffrey; de Favras; de Divonne; le prince de Montmoreney- Luxembourg ; de La Charce; de Villefranche; du Peyroux ; sept Com- ‘mandeurs de famille dont un Français, le comte de Choiseul- Goufhier; quarante - quatre chevaliers honoraires; MM. le comte de Langeron , le comte de Balleroy etle comte de Saint- Priest.
Pace 319.
Il conçut néanmoins encore l'espérance de recouvrer la dignité suprème.
Lettre du Grand-Maïtre au Grand-Prieur Colloredo.
« La mort de S. M. I. Paul I‘, dont on avait surpris la religion, devait faire cesser la persécution que mes ennemis
436 No NOTES
m'avaient suscitée, et, en ramenant un nouvel ordre de choses, remettre en exercice l’ancien gouvernement selon nos usages et statuts. La confiance respectueuse que j'ai toujours eue dans la haute protection de Sa Majesté Impériale et Royale, et que jimplore très-vivement dans ces nouvelles circonstances , me donne, M. le Grand-Prieur, les espérances les plus flatteuses que, par la puissante protection de Sa Majesté Impériale et Royale, je pourrai exercer librement les fonctions de ma dignité , à l'exercice de laquelle S. M. IL. Paul I‘ s’opposait avec uné invincible violence.
» Je prie votre Excellence de vouloir, par vos bons offices, me rendre efficaces les magnanimes dispositions que Sa Majesté Impériale et Royale daigne manifester à mon égard. Le chevalier magistral Beker, que j'envoie exprès à Vienne, aura l'honneur de vous en donner des détails très-intéressans. Je suis certain que Votre Excellence voudra bien seconder mon juste empréssement de réunir tous les prieurés sous leur chef légitime, et de faire revivre le premier système de nos lois religieuses.
» Il me reste à parler à Votre Excellence de mon existence et des dépenses que je suis obligé de faire pour Le service de notre ordre, surtout dans ces circonstances aussi intéressantes. J’ai une pleine confiance dans les sentimens amicals que vous m'avez témoignés, persuadé que Votre Excellence voudra bien s'occuper des moyens de pourvoir à ma subsistance et aux dépenses que je suis obligé de faire pour l’ordre.
» Veuillez, M. le Grand-Prieur, être convaincu de l’assurance de ma vive reconnaissance, que j'ai chargé le chevalier magistral Beker de vous présenter de ma part. Avec ces sentimens sincères et la considération la plus distinguée, je suis,
» M. le Grand-Prieur, Le très-humble, etc. »
Porto di Fermo, le 7 mai 18or.
Væ
Au Prévôot Maffer.
« M. le Prévôt,
» Les nouvelles circonstances m’ont engagé à faire partir le chevalier magistral Beker pour Vienne ; j'aurais cru manquer à mes devoirs les plus sacrés et aux sermens que j'ai prêtés, au moment de mon exaltation à la Grande-Maïtrise , si je n’employais les moyens les plus sûrs pour implorer efficacement la haute protection de Sa Mäjesté Impériale et Royale, pour pouvoir exercer librement les fonctions de ma dignité. Tant qu’une violence invincible enchaïînait toutes mes opérations, je ne pouvais que gémir sur le sort de mon ordre. Libre de l'opposition violente que Sa Majesté Impériale feu l’empereur Paul I®* faisait à l’exercice de ma dignité, je me rendrais responsable de tous les événemens qui pourraient arriver contre mon ordre, si je négligeais de réunir tous les prieurés sous leur chef légitime, et si je n’employais à cet effet l'appui des puissances protectrices. Mais toute ma confiance est en la puissante protection de Sa Majesté Impériale et Royale. Vous savez , M. le Prévôt, quel est mon parfait dévouement à l’auguste maison d'Autriche , et je suis certain que vous ne manquerez pas de rendre efficaces, par vos offices, la bonne disposition que Sa Majesté Impériale et Royale daigne manifester à mon égard. Non moins mon existence personnelle que l'intérêt de mon ordre exige que je réclame des moyens pour subsister et fournir aux dépenses nécessaires que je suis obligé de faire pour l’ordre; je ne mets point en doute que la recette du prieuré dont la régie vous est confiée ne me procure des secours qui fournissent des moyens pour veiller aux affaires de mon ordre, et pourvoir aux besoins de mon existence. J'ai écrit à ce sujet à M. le Grand-Prieur, pour faciliter le résultat de
ma demande. Il est inutile d’entrer dans les détails de ma position. Le chevalier magistral Beker s’est chargé de vous en faire le tableau ; il serait trop cruel pour moi de l'écrire.
» Je saisirai toutes les occasions pour vous témoigner ma sensibilité ; en attendant je vous renouvelle l'assurance des
sentimens sincères et invariables avec lesquels je suis, ete., etc.
Porto di Fermo, le 7 mai 18or.
A M. le baron de Thugut.
«Votre Excellence connaît quelle a toujours été la confiance que j'ai mise en votre amitié, et qu’elle est sans bornes; elle n’a pas été l'effet des circonstances, mais elle est basée sur les sentimens sincères que je vous ai toujours témoignés. Je ne parle pas à Votre Excellence des persécutions que, pendant les dernières années du règne de Paul [*, j'aisouffertes ; ellesvoussont connues; la mort de cet empereur aurait du les faire cesser, et il n'aurait dû exister aucun obstacle pour le libre exercice de ma dignité. Mes ennemis , qui m'ont suscité la première persécution, mettent en mouvement tous les ressorts pour tâcher, sous d’autres formes plus masquées, de mettre des entraves à ce que je reprenne les rênes du gouvernement de mon ordre. Votre Excellence voudra bien permettre que je rappelle ici la violence avec laquelle S. M. I. Paul [*, par les circonstances du moment et la position de l'Allemagne, a agi envers moi; et ce parfait dévouement qu’en toutes les occasions je me suis empressé de prouver pour l’auguste maison d'Autriche, personne mieux que vous, M. le baron , n’en connaît toutes les circonstances, et j'ose espérer en votre amitié que Votre Excellence trouvera bien un moyen efficace à faire parvenir aux pieds du trône de Sa Majesté Impériale et Royale tout ce qui
a pu me mériter sa haute protection , et toutes les particularités qui peuvent faire constater la persécution, l'injustice et la violence. Mes ennemis, qui se sont tous jetés dans le parti russe, se permettent tout pour parvenir à leur but. La puissante protection de Sa Majesté Impériale peut seule leur en imposer ; c’est par le puissant soutien de Sa Majesté Impériale que j'espère reprendre les rênes du gouvernement de mon ordre; c’est par sa haute protection que je pourrai réunir tous les prieurés et éviter le schisme, et c’est par son auguste médiation que j'ai une pleine confiance de récupérer Malte.
» La Cour de Rome croit être maîtrisée par les circonstances et génée dans sa position. La crainte de nuire à ses propres intérêts en se prononçant en ma faveur la retient. Lessentimens du Saint-Père me sont favorables, et de Rome même l’on me presse de solliciter l'appui des cours, en m'’assurant que si Sa Majesté Impériale et Royale faisait connaître près de Sa Sainteté sa protection déclarée, Sa Sainteté ne balancerait plus à me reconnaître publiquement, parce qu’alors le pape serait sûr d’être soutenu dans sa démarche.
Le chevalier magistral Beker, qui a déjà l’honneur d’être connu de Votre Excellence, et que, dans ces nouvelles circonstances, j'envoie exprès à Vienne, aura celui de vous présenter cette lettre, et il vous soumettra les détails des affaires qui me concernent.
» Je vous parle, M. le baron, avec l’épanchement de cœur d'un ami, et avec cette liberté et franchise avec laquelle je vous ai parlé depuis si long-temps. Je me rappelle avec une sensible satisfaction ce que je dois à votre amitié ; ma vive reconnaissance est gravée à jamais dans mon cœur. Avec ces sentimens et la considération la plus distinguée je suis, etc.