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dont le savant auteur u'a pas expliqué les sigles, probablement en raison de leur facilite'. Mais si le jeune Pline assure que Ludus J^irginius Rufus voulut que Ton gravât sur son tombeau :
Bic * siTvs * EST * BVFV8 ; pulso quo Vìndice quondam Imperium adseruit non sibi sed patriae ;
et si dans un marbre d'Oxfort on lit:
OSSA • me • SITA • ACHILLIS • CEÏI; et
dans un autre : NOMA • Vublii * Liberta :
HIC • SITA • EST ; et dnns celuî ci : h • ATTIDI • SPurii • Filu
AKSiensis OSSA • me : SITA • SVNT
peut-on alors nier que la signification de ces sigles ne soit pas évidemment dëmon-* \xée ? Publicae eruditionis y dit le Mafîei , ea fuit uniformitas et constantia ut quae in Africa y in Galliis , in Dacia marmo-ireis aut aereis tabulis committebantur y iis^ dem ac quae Romae contractionibus per^ scripta videamus ^eodemque sensu adhibi^ tis-
Les caractères mêmes des anciens peuples d'Italie furent juges par de distingues érudits, comme puniques 9 égyptiens, chaldéens, tant on connaissait peu le langage étrusque. Ou savait qu'après la guerre de Troie, beaucoup de colonies grecques étaient venues se fixer en Italie ; que Rome fut d'abord une réunion d'étrangers^ qui y étaient arrivés des pays voisins, et avaient formé une masse de plusieurs peuples, et que beaucoup d'arts, de jeux, derits, de cérémonies civiles et re<* ligieuses. de TÉtrurie avaient été apportés dans le Latium. On conjectura de cela, que beaucoup de vestiges grecs et latins^ devaient se trouver dans les restes étrusques; et beaucoup d'étrusque dans le latin le plus antique. Alors on a commencé à
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déchinVer d'une maiiière plausible ces ca^ ractères qui se prëseotèreut à FœH, sur les images des Dieux et des héros, avec les noms propres en étrusque , peints aussi sur d'autres monumens avec des noms en grec et en latin. Qui ne voit pas que les paroles ^tVAV d'un scarabée en agathe qui est dans le Musée de Bologne; AjoM^W, V41/1 d'une patere duMusée Kirckerien ; HflaVHl d'un autre qui fut autrefois dans le Musée de Yelletri, sont les mêmes que VLVXE, Ulixes ; MENRFA , Minerva j APLV, A^ollo\ MVRAN , Moiran^ Moipa, c'est-à-dire Parque? Qui peut douter que les paroles AkiIV^ ,■ S(>)H3M > MAQVr près d'autres figures bien connues 9 ne soient les mêmes que '^(^/^fie, MenelauSy Ta Urania^ c'est-^^dire reine, épithète ordinaire de la déesse dû plaisir, arbitre et souveraine de tous les ô(res animés ? Et si les images se ressemblent entre elles jusques à l'évidence, et sont alors les mêmes, pourquoi les noms ne seraient*ils pas «lussi les mêmes, étant identiques? Les élémens du langage étant découverts^ on a pu aussi donner raison de beaucoup d'expressions , ea fixer l' ortographe , et> nous dirions*
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presque j la gramiDdire- De4à dans le plomb doDt nous donnons le dessin ( planche F. 3), et que nous avons vu chez un marchand d'antiquités^ nous lûmes avec le trèséclaire Vermîglioii ARNTH VHTAFE FEL- CHEI , Aruns Octavius Velcia (natus J.
les paroles MI CANA qu'on Ht dans beau-* coup de statues s'expliquèrent Sum Donum ; TVRCE répété plusieurs fois dans les don^rîix étrusques signifia i2o/»i/m dedi*^ TECE voulut dire posait ; GLEN^ votum ; et ainsi d'autres à l'infini. Si l'on ne comprend pas entièrement les rituels Eugubéens, nous savons au moins de quoi ils traitent ; et puisque l'art y quoique dirigé par des mains sa-* vautes 9 est encore dans renfancé ^ peutêtre il arrivera qu'en dérobant à la terre une pins grande quantité demonumens, et les confrontant avec ceux qui sont déjà connus^ de cette étude attentive , il résultera , qu'un jour nous pourrons les lire, comme nous lisons les Grecs et les Latins. Il en arrivera de même , peut-être , du phénicien , du punique , de l'égyptien , et mômes des byéroglypheSy dont) avec l^méthode que nous avons indiquée, on a commencéàen déchiffrer
Musée Chiar. YoL L f
plusieurs avec certitude. Il est fatal pour les choses humaioes que l'on doive passer peu* dant loug* temps à travers beaucoup d'erreurs y qu'ensuite il naisse une lueur j et que ce n'est qu'au fur et mesure qu'elle croit , que le }o.ur paraisse- C'est ce qui est arrivé au caractère courant grec et romain y tracé par des. tachygraphes sur les papjrri, car on était si loin d'en avoir pleine connaissance ^ que même les plus courageux^ seule* ment à le voir, restaient immobiles, comme s'ils eussent vu la Gorgone. Il s'en trouva même qui jugèrent ces caractères latins et grecs, comme ArmëniensetChinois.Oscbéens et Sabins. Si l'on pouvait mettre à execu* tion l'idée qu'Héyne imagina , de réunir dans un ouvrage tous les monumens antiques connus déjà, de les classer selon l'usage et les sujets et l'âge auxquels ils appartinrent, les lieux, d'où on les tira^ et les artistes qui les exécutèrent , les progrès de notre art seraient infiniment plus rapides , et l'avantage qu'en retireraient tous les autres serait bien plus gk et plus général-
£t c'est précisén4bt pour servir auxpro-grès de la science que nous nous avons
txxxui pris le soin de diriger cette nouvelle édition du Musée Ghiaramooti : car après avoir vu dans le Musée Pie-Clémentin divers mo« numens^ qlii de leur réunion avec ceux récemment découverts, et expliqués dans le Musée Ghiaramonti, recevaient de plus grandes clartés et une démonstration évidente ; d'un autre côté, après en avoir reconnu, dans le Musée- Ghiaramonti^ plusieurs autres qui à Taide de ceux qui sout dans le Musée Pie-Giémentin , ofTraient la certitude désirée^ il nous a semblé rendre un service à quiconque a de Finclination pour les beaux arts et pour la vénérable antiquité y en reproduisant ce Musée sous une forme pareille , et avec la même méthode que nous avons employée pour l'édition des Oeuvres d'Eonius Quirinus Visconti , afin qu'il leur fût réuni comme le supplément le plus nécessaire.
Est-il personne qui ayant lu les observations de Visconti sur Neptune, ne doive être infiniment flatté d'en avoir aussi, en gravure , la tète la plus, belle, et la mieu.^ conservée qui nous sojp parvenue de toute Fantiquité ? Quel est celui qui ayant admiré
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la Vëaus de Goide , ouvrage clivîn de Pra-'
xitèle, De verra pas avec plaisir la Vëous Anadyomène d'Apelle^ imitée par un célèbre ciseau grec? L'Amour, en plusieurs monumens 9 présente son miroir à Vénus, tan* dis que les Grâces ornent sa chevelure ; mais c'est ici lui qui fait le métier de coifeuse^ dans une attitude unique et des plus gracieuses. Nous avons vu Silène^ à pied^ modérer par le son de sa lyre les aHections du Dieu qu'il a élevé : on ne connaissait pas encore à ce Dieu champêtre la qualité que lui donne Diodore de Sicile d'auteur et de maître d'excellentes études. Nous en avons ici, peutêtre^ l'unique simulacre: ce n'est plus ce gros corps velu, mais un homme robuste et rousculeux. Le Bacchus barbu, reconnu par une autre effigie, sur un sarcophage du ^ Vatican , se trouve ici répété dans une trèsbelle tête qui le confirme, et toujours de plus en plus l'explique. Pour bien décrire les formidables combats des Géans avec Jupiter , Visconti cita un bas-relief de la ville Mattei ,■ dont on désirait un dessin exact: nos auteurs l4 donnent ici et en font la description avec une érudition peu or-
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dinaîre. Le même grand antiquaire Teconnut une Victoire dans la figure de femme d'ua antique bas-relief^ représentée dans Tactioa de soulever un trophée: ici Ton démontre par de doctes observations et d'ingënieux rapprochemens que c'est une Bacchante, ëq parlant de Mëuelas , Visconti à indique rapidement l'habitude d offrir aux Dieux j dans leurs temples ^ les dépouilles. des vaincus. Et nous apprenions en effet de Laerce que Von croyait communément que ce héros avait consacré à Apollon le bouclier d'Euphorbe tué: nos savans auteurs rapportent de cet usage des preuves sans nombre et très-lumineuses , tirées de l'Histoire sacrée et profane 9 et même de la fable.
Nous serions diffus beaucoup plus que ne le permettent les limites d'une dissertation 9 si nous voulions parler séparément de tous les lieux dans lesquels les monu-» mens des deux Musées y qui en effet nen font qu uùy s'entraident et concourent à Tenvi , pour nous découvrir la vérité. Qu'il nous suffise seulement d'avoir indiqué, qu où Vis* conti à réuni la théorie fondamentale de la confrontation y avec les témoignages dea
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poètes et des prosateurs grecs et latins ^ et surtout des anciens scoliastes, nos auteurs ont également ajouté à ce même moyen le très-frëquent usage des médailles^ fidèles dépositaires de la plus profonde et de la plus sûre érudition. C^est pourquoi nous ne savons comment les louer suffisamment , et il nous en coûte assez^ car nous le ferions avec plaisir, si l'intime conviction que nous avons de notre incapacité ne nous rendait prudemment réservés. Des hommes dont le nom est si connu dans TEurope, attendent des applaudissement, non de nous , itdhuc hospites in antiquitate mais bien ceux des vrais savans. Osons plutôt déclarer que le tribut respectueux que nous avons cru digne d'eux y et qui pouvait n'être pas au dessus de nos forces, fut de mettre le plus grand soin à ce que la réimpression de leurs nobles travaux présentât le meilleur bommage que notre faiblesse puisse offrir ainsi au bon et grand Pontife heureusement régnant, à qui Ton doit la réunion de ces très-rares monumens ^ ainsi qu'à ces deux célèbres antiquaires que sa haute sagesse^ lui fit choisir pour expliquer ces
trésors. C'est pourquoi nous avons mis la plus scrupuleuse exactitude dans la réduction des dessins^ qui bien que nous ne les donnions qu'au trait y rendront^ nous Tespërons , les formes des originaux y de ma^ nière à ce que chacun puisse s'en former une idée suffisante. Nous avons revu dans les originaux presque toutes les citations à 1 ef> fet de relever les erreurs qui se sont glissées dans la magnifique première édition: et quant au texte y nous nous flattons que l'on ne nous reprochera pas de graves erreurs. £t puisque les Tables de matières dans les livres d'érudition sont, pour ainsi dire, l'âme de ceux-ci , nous avons pensé devoir en créer une tout à fait nouvelle , qui sera comprise dans celle que nous préparons pour les Oeuvres d'Ennius Quirinus Visconti, dont l'édition arrive à grands pas vers sa fin.
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