er sur la tête de la femme qui est dans le char
La première figure posée sur le btge des Centaures est certainement une femme , et il semble qu'eUe conserve encore quelque partie de la nèbride (j)
V..!i4^ et suiv. Ce fat peut^tre la caase qoî fit regar* der la davise comme ua exercice militaire , car on lit dans AthéQe'e que Socrate dit que : Qui coris religiosissime Deas veneratuur fortissimi (sunt) in bello, V. lîv. XIV, c. W, page 628 j F. Nous terminerons noi observations en faisant remarquer que la figure^ qne nous expliquons , sein* ble vouloir tirer quelque son des armes de son trophée , ce qui s'accorde aussi avec ce qu'on raconte des triom.phes chez les anciens^ pendant lesquels on faisait entendre souvent le son belliqueux des trophées. Le bruit accompagna toujours les combats et les fêtes de Bacchas; l'ëclat bruyant des boucliers frappés^ des Tjrmpani , le son aigu des crotales , des clochettes, ont toujours e'te la musique qui accompagnait ces Cites. De cette manière Dons avons donné deux images nouvelles de Bacchantes guerrières et triomphatrices , puisqu'il appartenait aux chefs eux-mêmes de porter les trophées^ comme Virgile nons l'apprend^ En.j \\y* XI , y. 83 :
Indutosque juhet truncos hostilihus armis Ipsos fetre duces , inimicaque nomina figi. £t nous pourrons aussi appliquer ici le vers dans» lequel Sidonius décrit Rome guerrière portant un trophée :
Quercusque tropeis Curva tremii , placidoque Dea sub fasce fatigai. Sidon* ; Paneg. ad Autem. I ^ v. 4^8* (1) La Néoride f comme le remarque Buonarroti ; duis l'explication du triomphe de Bacchus, jointe à ses observations sur les médailles du Musée Garpegna, est la peau de jeunes cerfs ^ dont Bacchus et ses suivans avaient coutume de se parer. Diodore en donne pour motif, qae ces peaux étant couvertes de pctiled taches comme des
ou bassura ( i ) qui lui ceuvrait k poitrine , c'est par cette raison qui nous nous sommes décidés à croire cette figure ^ plutôt que toute autre , celle d'A-
gouttes d'eau , ces taches indiquaient les étoiles , Bacchos étant la même chose que le Soleil. En effet Bacchus y sur la corheille du Musée Kircker ^ a un grand manteau orné d'étoiles. V. Mas. Kir. ^ Aenea y t. I^ pi. n^ III. Eustathe dans son commentaire sur Dionvs de orhis situ , v. 7o3y veut que cette peau ait été con« sacrée à Bacchus , par ce que w% taches imitent les grappes de raisin. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'on voit encore d'autres peaux en usage panni les suivans de Bacchus, comme celles de daim^ de chèvre, de panthère, quelquefois même imitées et tissues , et toutes ces peaux s'appelaient également Néorides, Lactance interprétant Stace liv. 11^ de la Théhaïde^ v. 664^ dit que la Nébride était un habit sacré, qae l'on mettait pour célébrer les èacrîfices , comme le dit Virgile : Pellibus in morem cincti»
Aen.^ lîv. "yin, V. a8a.
C'est avec raison que l'artiste a donné cette peau à Ariane placée sur le char de triomphe , puisqu'elle devait être vétae de l'habit le plus sacré et le plus solennel dans le triomphe , qui était aussi une pompe sacrée, (t) Bassaris était une longue rpbe dont Bacchus et ceux de sa suite sç vêtaient, Antoine et Porphyre , anciens scoliastes d'Horace, veulent que ce nom vienne de Bassara, lieu de la Lydie, oit on les faisait. V. Hor. , liv. I, cmI» XVIII^v. If. L'ancien scoh'aste de Perse tire ce nom des renards , que les Thraces appelaient Bassaris. V. Perse , aat. I, V. loi. Cet habillement fit donner le nom de Sassareus k Bacchus , et de Bassarides aux Bacchantes. Quelques-uns ont cru que la Bassaris était une espèce de soulier, mais plus généralement les érudiu Tout regardée comme an habit.
riane , et non une Cérès , déesse des moissons , que l'on voit sur quantité de monumens antiques triompher avec le Dieu du vin. Mais il ne nous reste que très-pey de chose du Bacchus; on ne voit que le thyrse ou la férule qu'il tenait de la maiu droite (i).
Le derrière de ce bas^elief est aussi plein de sculptures. Trois éléphans (2) placés de diverse ma*
(i) Pline parle de la Férule Uv. XIII ^ chap. XXII, tome ni, page 69-^ sect. XLII, 9 9 et ii fait stentioQ aussi de ses direrses propriétés médicales. Le même y clu I du liv. XXrV^ tome IV , page 3o4> i3^ dit que cette plante est fort agréable aôx ânes etàBacchus. Elle correspond à la canne de l'Inde ^ et à cause dé sa légèreté et de sa solidité c'est Tappni le ptus coilimode* Bacchas voyant que ses sectateurs se blessaient dans la fureur de l'ivresse avec leurs thyres ^ les remplaça par la férule ; qui les soutenait lorsqu'ils étaient ivres, et ne pouvait leur causer des blessures; comme les thyrses qui étaient armés d'un fer de lance, quoique couvert de feuilles; Dans la pi. YII du tome V du Musée Pie«Olémentin , un Centaure porte un arbre, et l'auteur l'appelle Centaure Dendrophore. On consultera dans le même lieu les notes sur l'allusion qu'a cette figure aux fStes célèbres dites Dendrophories,
(a) L'Inde abonde d'éléphans, et même, selon Pline, il y en a une espèce plus petite qui sert à labourer. V. liv. \III^ ch. I, tome 11^ page 159, 5. Le même écrivain ajoute, cli. 11^ que Pompée fut le premier qui à son triomphe, dans Rome^ fit tirer son char par dea éléphant ^ imitant ainsi le triomphe de Baccbus. Hardouia dans ses notes et corrections du liv. VIII, assure qu'il n'a pas trouvé d'autre auteur ancien qui ait parlé da char de Bacchus traîné par des éléphans, mais que Dio*
^77 nière , conduisent plusieurs prisonniers ; quelques
chameaux remplissent le même office (i): on voit aussi à 'Textrémité. cUffërent^ draperies suspendues (a); tous ces objets aagmenlent la splçndeur de ce triomphé.
Nous ne pouvons pas dire beaucoup de choses mr le ti^avail de ce bas-relief , auquel il n'esta resté aucune partie assez intacte pour juger de son mérite. XjSl composition cependant est beUe , et dans quel-
dore et Nonnas le font paraître dans son triomphe monte sur un éléphant. V. tome II , page nS^ , note lY.
(i) Les chameaux sont abondans dans 1* Inde , et Nonnus dans les épisodes -des combats des Indiens avec Bacchus^ liv. XIV ^ y. 5^0, parle des Bacchantes qui coupèrent la tête à un chameau. Mais comme les triomphes de Bacchus ont rapport à toutes les victoires qu'il remporta dans l'orient ^ les chameaux peuvent aussi se rapporter à l'Arabie ^ dont le symbole propre est un chameau ^ ce Dieu s'ëtant rendu maître de cette contrée. Y. Euripide;» Bacchus^ Y. i6 , Nonnus^ Dion. ^ 1. XXI.
(%) Gomme notus croyons voir dans ce bas-ielief un style' latin j nous pourrons l'expliquer aussi par des usages romains. Les auteurs anciens nous apprennent qu'on avait coutume de porter dans les triomphes des toiles surles* ^juelles étaieqt peintes les batailles et la gloire dès vainqueurs , et on les portait suspendues k la vue du peuple. Malgré cela nous croyons plus probable que ces toiles y aient été placées seulement pour donner plus de majesté •au. sacrifice qu'on célébrait ^ d'autant plus que quelquefois on forma sous des tentes des espèces de temples aux Dieux. Très-souvent ces draperies y appelées par les Latins Aulaea, sont placées par les artistes anciens pour séparer les actions qu'ils représentent ; mais comme ici c'est «ne pompe générale ^ ce motif ne peut avoir lieu.
quea endroits, qui ònc tra peu moins souffert, oa voit dans le travail la touche d'une main habile. n semble que les sculpteurs grecs et latins, qui faisaient à Fayance ces tombeaux , pour les yendre ensuite au hazard, exécutaient dessus une quantité de sujets , pour pouvoir peut-être en retirer un plus haut pnx; ou, peut-être, était-ce l'usage de ceux qui les achetaient d'y vouloir trouver toutes les choses mystérieuses qui appartenaient aux cérémonies sacrées.