‹ Monumens du musée Chiaramonti, décrits et expliquésChapitre 6 sur 50 · GERMANICO IMPERATORI · texte numérisé non relu

GERMANICO IMPERATORI

Nous n'y avons ajoute qu'un prénom et un titre, évidemment oubliés par erreur du co* piste, mais le marbre étant rendu à sa véritable et sincère version, quiconque a quelqu'instraction dans notre art, le trouvera d'autant plus remarquable que les titres donnés à Caius et Lucius sont les mêmes qu'^ y a dans les décrets de Pisa , commentés par lïoris , sous le nom de Cenotaphia Pisana ; ceux de Drusus petit fils de Germanicus se Toient dans d'autres inscriptiQns de Gru*

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ter^ le petit neveu d'Auguste ne pouvant être que Drusus. L^empereur Claude est enfin ici noinmë Néron , surnom que Ton ne connoissait que par Dion par ces paroles: Oc;r0 ftiy TiSépioç KXav9ioç T^épov TepiMfmoçp ò rov Apov^ cav Tov T^ç Aiavtnç va49oç vuoç, riiP iuotoupwtopa àpj(fiif ïXaSe y et on pouvait supposer que Claude ëtait aussi surnomme Nëron ; d'après ybpiscusy qui dit ( in Aurelian. ) que Nëron avait fait porter plus loin le pomerium ( les murs ) de Rome ; et comme nous apprenons dans Tacite que cet agrandissement se fit par les* ordres de Claude ^ et non par ceux du fameux Néron empereur , nous venons donc à nous assurer que Claude eut le surnom de Néron.

. Un érudit français a publié^ en iSis^non trois inscriptions y mais trois fragmens informes de métal 9 découverts à Giulio Comico dans la province dUdine. Les éloges qu'il reçut de ses concitoyens nous donnèrent Tenvie de voir ces bronzes^ très-dignes en effet, d'être expliqués. Que .de choses ces inscriptions ne nous disent-elles pas en peu dé paroles?, Nous les examinâmes avec d'autres épigraphes Ao/ioraire^ du temps de

Gldude y et comme en une seule épigraphe Muratorienne nous en avions découvert quatre ^ monstrueusement confondues ; ainsi les trois ^ mal divisées^ du docte français^ se réduisirent à deux. L'une d'elles^ que personne jamais ne reconnaîtra dans ces apographes , est celle-ci y dont nous donnons aussi le dessein dans la pi. G.

CajQ ' BAEBÏO • Vi^Ui • Vilio • CUiudia

ATTICO

Il ' VIBo • Iure • Bieundo- •. P&IMOPILo

l£Gion£s • y • MACEDONICdff • PRA£F«cto

CIVITATITM . MOESIÀE ET

TREBALLIÂE : VKAXFectp • CtWlTATùm

iN • ALPÏBus ■ HARITVIIIS ■ TRt»<uio : lUCLâiin ' COHortw

Via • V^oMoiio» • PRIIIQPIL» • ITERiun • PROGVBATORI

TIBeri • CLAVDI • GAESâRIS • AVGumH •. GEESUNIQ

INNORICO

C I V I T A S SAEVATVM • ET • LAIANCORVM

L'autre, qui ne diffère de celle-ci que dans la distribution des trois premières lignes ^ et dans la perte ^ à là fin , de quelques paroles, et qui y par la raison qu'on n'y a jamais supplée, peut se dire nouvelle, se voit à la planche D. , ^

D'un autre genre, mais non moins digne de remarque, est Terreur dans laquelle sont tombe's les plus insignes antiquaires en trans* cri vaut ou en expliquant une pierre que nous avons vue à Anghiera dans les jardins des ^ Borromëes. La voici copiée avec exactitude r

Cajo • METIUO Caj • FBLio • POMPtf/ia MARCELLINO 'EQuiii * Tiomano * EQuo * Publicà IVDICI • EX * V ( ifuinque ) • DECaw^ INTER • SELECTOS • U (duum ) • VIRO Qui/i QuennaU • FL AMini • DIVI • TRAIAN PATRONO . COLLEGIORVM OMNIVM • PATRÒNO • COLO WIAE • FORO '*TSfU • IRIENSItm PATRONO • CAYSARum • FIDELISSImo OB • mSIGNEM • CIRCA • SINGV LOS • VNIVERSOSQVE • CIVES INNOCENTIAM • AC • FIDEM HOMDa • OPTMO • cm • ABSTINEN

TISSIMO • anJLegimm • FA^IUim • DERT(»i«iimim • PATRoRa OB ■ MERITA ■ Locus • Datus • Decreto * Deeurionunt

M. Maffeî n'y lût que PATRONO CO-

LONIAE . RIESIVM, et ea

fut repris par Muratori, qui, le corrigeant

Lxin dans celle'ci^ erra dans d'autres lignes ^ surtout dans Texplicatioo 9 renonçant à sa première idëe, pour penser au Fonan Julii Car^ rticufiij unde prodit nomen Friuli. Maf* (ei peut-être en eut honte , et décide comme il ëtait y il déclara monstrum verbi ^ et inau-^ ditum tisque adeo populum le forum de Juliirienses. Un prompt pacificateur ne manqua pas de se trouver dans Zaccharia^ qui voulant accorder deux hommes si savans, affirma ouvertement, dans les Excursus Liu terarjy et dans V Instituziohe lapidana, qu'il avait ' lui-même vu et confronte Fautograpbe, et trouva dans les paroles IVLLLI- RIENSIVM une L plus longe et plus gross^ que les autres^ que pour cela on y devait lire FORO • IVLI • ILLlRIENStVM , et il pensa que Ton devait là parler de Giulio Comico qu'il dit appartenir à Yllljrique, et Cajus Metilius patron de cette colonie : son as* snrance persuada le comte Filiasi j et le ciel sait combien d' autres encore^ qi;e nous ignorons. Mais la vérité est que dans le marbre il n'y a^ et on n'y vit jamais ces lettres plus longues et plus grosses , Ton n'y parle^ et Ton n'y peut parler de Giulio Camico^

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qui jao^ais ne. fut dans l'Illyrie ^ ni qu'une ville des lUyriens se serait noxxxiùée . IHj* riensiwn , mais Illyriorum y Illyricorum j Illyricianorum* Ifous avons observé, et lu, d'une manière très- cerjta ine et très-précise PATBONO • COLOMAE • FORO • IVU • IRIENSIVM^ et nous confirmons notre legon par une autre épigraphe, mal lue, deMaratori et de Bertoli, mais confrontée plusieurs fois dans la pierre originale par le comte Asquini^ qui dit : DECwrfo • COhoniae • FORO • IVLI • IRIENSIVM, c'est-à-^dire de Voghera. T- Live parlant de la Gaule soulevée Hamilcare Poeno duce^ raconte que les Gaulois excitis Statiellibus y biatibusque ( Gronovius et Dujat lisent ainsi )^ etçeteris Ljgusticis populis Placentiam invase-runtj ou les Triâtes sont les Irienses d^ notre marbre, comme dans le décret d'arbitres sculpté en bronze l'an. de Rome 637,: les Genuates sont les Genuenses du siècle postérieur» La ville, des Irienses fut Iria près la rivière du môme nom, dont Pline parle, écrivant: Uharna^ Dertona . colonia ^ Ifi^f et elle était située à-peu-près comme elle est à présent , à dix milles antiquQS k Vest

de Tortone, selon Fitioëraire d'Antonio.

Ptolomëe la cite aussi, et de même la Tabula Peutingeriana que l'on croit tracée dans le siècle de Théodose ^ mais cette ville fut détruite par le fer et par le feu des Huns j Guy prêtre de Ravenne, géographe du Ylll siècle, n en eut pas connaissance. George Merula nous rapporte , que ces ruines se nommèrent f^icus Iriae dans un âge plus avancé, d'où nous vint la plebs de Viqueria d'un écrit de 91 5, et Vigheria dans le Cartarium Derthonense de Costa , et Vocheria , Voghera aujourd'hui. Nous avons dit à cet égard beaucoup de choses, dans une autre occasion , mais ce ne serait pas ici leur place.

Les pierres historiques n'offrent pas un champ moins fécond aux observations que les sacrés et les honoraires. Dans la tour de la cathédrale de Venosa, il y a une inscri* ption , sur laquelle on lit

Quintus • OVIVS • OViï • YOius

TKibunus • Vhebis • VIAM

STRAVIT

Muratori interpréta Quintus • OVIVS • OV^ Musée Chiar.j Toi. L e

fentinûy c'est-à-<lîre Ex tribu Offentina\ mais s'il eut rapproche le marbre avec d'autres de la Campaoie^ il se serait aperçu qu'il devait lire OVm FiliuSy parce que passim occurit gens OVIA dans ces lieux, et non de VOuffentina y mais Venosa fit partie de la tribu Horatia. Au contraire Ursinus, Haver-jcamps, Eckhel examioant les deniers très-connus de la famille Memmiaj qui présentent, Tun, L • MEMMI • GAL; l'autre, L • C • ME- MIES • L • F 'GAL, crurent que la sigle GxAL signifiait un surnom, et interprétèrent tantôt GALJus, sans en donner aucune preuve, tantôt GAL6iiAf , s'appuiant sur une fausse inscription qui vient de Ligorius , et qu'on lit dans Gruter. S'ils avaient vu la belle et autentique pierre du Musée du Vatican, qui a rapport au fils de Cojus MemmiuSy consul Tan de Rome 730, ils se seraient aperçu que les Memmj furent inscrits à la tribu GALeria ; qui dans les temps les plus anciens furent sans surnom; et qu'alors dans le premier denier on doit lire Imcìus * MEM« MIVS • GALeria; dans le second Laicius et • Cajus • MEIMml/ • hucii • Filii • GALeriVar, comme dans la monnoie de Cajus Marius

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a y a Cajus • MARIV5 • Caii • ¥ilius • TROmentinâ * III * YIR y et dans une roëdaille d'Espagne, publiée par Florcz, Titus * MAN- LIVS • Titi • ¥ilius • SERGIA.

M. Artaud j en publiant la très*belle mo* saïque defcouverte à Lion, le 8 février 1806, rapporte le dessin de la pierre de Sextus Ligurius Marinus, que Ton peut lire dans Gruter. Pour en faciliter V intelligence aux personnes qui ne sont pas familières a^ec le style lapidaire y il y ajoute en note, la tra* duction qu'en fait Mënestrien Nous eussions désiré que le docte Artaud en eut fait luimême une traduction nouvelle, en comparant les sigles de la Lyonnoise avec d'autres ins^ cn^ûons historiques- Certes nous ne Taurions pas vu, interpréter , 1/ que Marin us était l'/zitendant de la Colonie, quand il était l'agent principal, le député, Tadministrateitr, le Cu^ râleur enfin de ces citoyens Romains ; 2/ qu'il eut pendant cinq ans les honneurs de la dignité de duums^ir, quand il n eut que les si* gnes duumviraux, et qu'il fut seulement désigné pour occuper cette place par la suite; 3/ qu'il fit représenter les jeux du cirque dans le lieu oui lui fut assieme var tordre des

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