‹ Monumens du musée Chiaramonti, décrits et expliquésChapitre 10 sur 55 · IX TV · texte numérisé non relu

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cantons Erculanius et Salutare du territoire de Plaisance; déplus, s'il y a jusqu'à un Marcus Ennius possesseur de biens dans le canton Moninate sur les confins de Libarna et de Velleja, nous ne voyons pas pourquoi on ne lirait pas Morci • EMNIi • IANVARI» , celui-ci devant être ou le susnommé possesseur Marcus Ennius , ou l’un de ses proches , ou l’un de ses affranchis. De-Lama fit usage lui-méme d’uuc égale théorie en interprétant la brique Marci AVILLI, parce qu’il observa qu’un Gneus Avillitts fut Sévir Augustalis dans Velleja : et de Titus et de Oplatus , et des frères Avillii on fait mention dans la table alimentaire, qui également rapclle une possession ( Fumlum Avillianum ) dans le Plaisantin.

Que la même observation vaille pour cette brique, que nous avons comparée avec d’autres, qui se conservent dans le Musée Chiaramonti :

CLMCODDEKDL PÆUPi ET APROINUN C O S

c’est-à-dire : Chresimi ■ ( servi ) Lwciï • Munatii • Crescenlis • O pus ■ Doliare •

DE • K aninianis • Domiliae ■ Lucillae • PAETINo • ET APROMANo • CO/iSulibus- Et que cela se dise encore de celle du môme Musee qui, nous le croyons, n'a jamais etc publiée :

A D L S DOL DE LIC PÆTW ET APRüNIANO C O S

ou : A niceli ■ Domiliae • \jiciilae ■ Servi DOEtV/re • DE • \Adnianis • PAETINo • ET APRONIANO. COnSulibus ■ Chresimus était le potier de Lucius Munatius Crescens, intendant ou fermier des fours Caniniani ; et Anicelus celui des Liciniani, dans lesquels Domilia Lucilla, qui n’est pas la fille de Doniitius Lucanus, épouse de Publiius Cal visiius Tullus, mais bien la fille de celle-ci, femme d 'Annius Verus et mère de l'empereur Marc-Aurèlc, laquelle , sur d’autres briques, est appelée soit Publii Filia, soit Lucilla Veri-

Les pierres sépulcrales nous offriraient une moisson bien plus abondante, mais pour n’aller pas trop loin, nous n’en choisirons que deux seules. Nous avons dans Ap.-

LXXVH

piano, et encore plus correcte dans Gruter, une épigraphe de Capoue, que quiconque s’arrête à l’examiner , ingeminet tremulos naso crépitante cachinnos. La voilà transcrite d’Appiano.

h • ALFIVS • L • L ■ NASENNIA NASENNIAI • L • CERDO • D S • F • D • 0 • L • PROTABIIÆM • AVO H ■ S • S • IN • FRONTE • PEDVM II1I • IN • AGR • PEDES • 1111

Nous avons déjà remarque qu’il arrivait souvent chez les anciens qu'on gravait sur un même marbre plusieurs inscriptions honoraires: on peut dire de môme des épitaphes, particulièrement si elles s'affectaient aux sépulcres qui devaient appartenir à plusieurs personnes et que pour cela on appelait sepulchra communia. Celui qui ne sait pas cela, ne comprendra certainement rien à cet amas d’erreurs. Mais qu’il compare avec d’autres du genre indiqué, et il en extraira trois belles inscriptions, corrigées et distribuées de la manière suivante :

LALFIVS.L-L- I NASENNIA | NASENNIA • L . L, CERDO D S f J 3 • 3 ■ L • PROTA | PILEXiT O ■ H • S ■ S IN • FRONTE • PEDVM . IIII ■ IN • ACR PEDES . Ult

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