PLANCHE VIL
JüNON VOILÉE \
Quoique la statue que nous donnons dans celte planche ne se distingue pas par sa grandeur ni par son travail , cependant elle mérite d’être considérée il cause de sa conservation , et du parti grandiose de sa draperie. La majesté de ses traits, le diadème placé sous le voile qui couvre sa tête, tous ces attributs indiquent une Junon, la reine des Dieux.
Si quelque personne ayant des connaissances de l’art veut examiner le travail de cette figure, elle conviendra avec nous que c’est une copie médiocre d’une très-belle statue de cette divinité , exécutée par un artiste plus habile que le. copiste.
Junon naquit, scion la fable (t), de Saturne et de Rhée , en même temps que Jupiter (a) , et comme
suis , et citharae cordis victorfam polliceri. Martial eo parle aussi, épigr. 54 du liv. (V, v. I ;
Oh t cui Tarpejas licuit contigere ijuercus Et méritas prima cingere fronte comas,
* La statue a de hauteur quatre patmes. Elle est de marbre appelé grechetto d’un grain fin. Les bras sont une restauratiou moderne. Le parti pris pour la draperie est très-bon , mais très-mal exécuté.
(i) Junon fut ainsi appelée a juvando 3 a juvando Jimoncm , et Jovem dicimur. Mari. Capvl. Philo). , I. II, page 47. Vossius cherche à donner une autre étymologie k ce nom. V. Voss., Theol, Gens. , liv. H, ch. WM, page 160 , b.
(a) Autant l'ancienne mythologie est d’accord sur les pa-
ce notait pas par les femmes que Ton avait h craindre que le père fût dépouille de la souveraineté ,
rens de Junon , autant elle l'est peu sur les lieux de sa naissance. Strabon prétend qu'elle naquit et fût élevée à Argus y u quoi Homère se rapporte lorsqu’il l'appelle Argiennc, Strab. , liv. IX, Boeot., page 4t3. Sign. Mar. Paris. = Alalcomenarum Monteras meminit , sed non . in catalogo.
Iliad. a, r. 8. Juno cuit a Argis , et Alalcomenia Miner va.
llabet oppidum hoc vetustum Minervae fanum , religiose Oilmodum cultum : ajuntque ibi notant fuisse Minervom , ut Junonem Argis.
Argos est par cette raison appelée la ville de J linon : et les fûtes de cette 'Déesse dites IIPAIA, Herea, aussi Mêcatotnbêes , à cause des cent victimes que l’ou y sacrifiait , sont célèbres. A -propos d’elles nous trouvons une occasion heureuse de présenter à nos lecteurs un monument inédit qui donne une idée de ces fêtes. C’est une grande médaille antique de Faustine la vieille ; clic était autrefois couverte d’une laine d’argent fort mince , mais elle a été un peu endommagée par le temps. On voit snr une face la tète de l’impératrice avec l'épigraphe DIVA AVGVSTA FAVSTINA. Il y a sur le revers un char tiré par deux bœuf» , et dedans sont deux figures assises , une de femme et une d’hommè. Devant le char est un militaire , et dans le fond on voit un temple circulaire avec une coupole. Il semble qu’on retrouve ici la pompe sacrée avec laquelle ou conduisait pour ces fêtes, dans le temple hors île la ville, la prêtressode Junon , qui uous est indiquée accompagnée de la jeunesse armée parEnée Tatticus , cliap. XVII, Palier cet. , pag. 4 s8. Scriplorum de He Milit. P. Scriverii S In Argivorum urbe die quodam publicue solemnitatis , cives pontpam pubis frequen* tis arma tac extra muros duxerunt sr On menait ordinairement la prêtresse dans un char traîné par des bœufs comme
Juoon fut élevée parmi les Nymphes, et eut pour compagnes les Heures, qui la servirent à Samos,
nous l’assure Palefatus , de incred. hist. , cb. 5i , de Junane , page 6* in Opusc. Myth. Gale = Junonem Deam sibi tutelarem existimant Argivi , ai que en propter festum in honorem ejus célébrant ; eu jus apparatus erant juncti Loves , corpore albi , eo in curra considère opportebat Sacerdotem , et ita ad templum us que pervehi , crat autan templùm extra urbem. Il est connu que le sacerdoce n’était accorde qu’aux femme*. La figure d'homme représente le cocher du char , selon l'opinion du Théon sur Aratu». Fabulatores vero aurigam dicunt esse imaginent vel BeUerophontae , vel Trochili , qui filius fuie Cal Ut Lie , que prima Argis Sacerdos fuit. De sorte qu’il parait que les auteurs cités donnent la juste interprétation de cette rare médaille. Nous pouvons même y ajouter qu'à Rome il y avait quelque temple de Junon circulaire comme il est ici représenté. Ou peut le voir représenté sur les médailles de Gallus et de Volusianus , avec .l’inscription IVNONI MAHTIALI. -Voyei la lettre sur'ce sujet, Man. En ci cl. , tome 1(1, page (il.
Mais pour revenir à ce que nous avons dit des lieux où naquit Junon, nous citerons Pausauias qui assure qu’elle fut élevée près de Stymphalc par Témène qui avait érigé dans cet endroit trois temples sous différente» dénominations = ht prhea vero Stjrmphalo Tetnenurn habitasse , a quo fucrii Juno educata , cui fana tria Ucae cognominibus lotidem dalicaverit t Puelbim vero , du/n virgo esset Jovi vero jam nuptam , Adultam , divortio a Jove facto , ctun Stjmphalum se recepisset , V iduam appel lusse . Pausauias , Arcad. t liv. VIII , clt. XXI, page 04o. D’autres auteur» anciens veulent qu'elle fût née et élevée à Samos, où elle avait un temple célèbre , que Pausauias dit avoir été fondé par les Argonautes, qui placèrent dedans la statue de la Déesse , tirée d’Argos = Fanurn Junoru's quod Sami est , sont qui dicunt Argonautas ipsos d edi casse. Il-
où elle habita pendant sa première jeunesse , et où elle fut ensuite révérée par un culte tout particulier. Jupiter soustrait à la fureur de Saturne par les Curètes , crut dans l’îlc de Crète secrètement t et lorsqu'il fut adulte il devint amoureux de sa soeur et l’épousa. Pour arriver à cette fin il prit la forme d'un coucou , sous laquelle il parvint b plaire à Junon (i). Lorsqu’elle fut son épouse elle devint extrêmement jalouse des jeunes fdles qu’il aima , et se rendit fameuse par les vengeances qu'elle exerça contre celles qui lui causaient tant d’inquiétudes. Enfin elle fut appelée veuve , parce que Jupiter la négligea et l'abandonna. On réunit par la suite ces deux Divinités (3) , et par des fêtes annuelles ou célébra celte heureuse réconciliation.
Si l’on sc plaît h trouver une signification dans
lue signo Dette Argis devecto. Enimeero Sami , ipsi natiim truJunt <ul ffu.ium Imhrasum sub vilice , qtute furc ipsa aetate in Junonis sacro solo ostendilur. Pausanias , Arcad. , liv. VII, page 53o. Getti ancienne image vénérée de Junon de Samos, que l'on dit être l’ouvrage de Siuilide d’Egine , contemporain de D«idale , peut se reconnaître dans la médaille de Samo» publiée par Seguin , u. XXXIII, p. 1-4, où l'on voit même représenté hors du temple l’arbrisseau sacré de marais sous lequel la Déesse reçut le jour. Apollonius de Khode» appelle dans le liv. I , v. 184 :
. . . La demeure de Junon Imbrasie . . .
(1) V. Pausan. r Corytuh. ou lir. II t cliap. XVII , page 148.
(a) Ces fêtes se célébraient dans la Béotie sons le nom . de Daedala, comme nous l'avons fait observer ù la plan-
che VI, p. 54 , n. (a).
cette allégorie obscure , on peut dire que Junon est l’air placé entre le ciel et la terre , et comme il se réunit au ciel ou à l'éthcrée , on a imaginé par ceuc raison l’union de Jupiter et de Junon , on l’a supposée aussi née à Sam os à cause que cette ville était distinguée par la pureté de l’air qu’on y respirait.
Mais* il sera plus utile de nous occuper de chacun des attributs que nous voyons dans notre statue. Le voile , quoique convenable aux autres divinités , appartient cependant plus particulièrement à Junon. Le savant commentateur du Musée Pie-Clémenfin a déjà remarqué (i) que ce voile , selon Âlbricus , indique les nuages qui flottent dans l’air; ou, selon Fulgence , Junon étant la Déesse des richesses , sou voile nous enseigne que nous devons les tenir secrètes et cachées. Mais sans aller chercher ces interprétations , trop subtiles, des philosophes des âges postérieurs , nou* faisons la remarque que les plus anciennes images de Junon sont voilées. Le simulacre de la Déesse sur les médailles de Samoa* est voilé (a); de même sa tête sur beaucoup de médailles consulaires (5). Notre statue a beaucoup de rapports avec l’image de Juuon reine qui se trouve sur les médailles knpéria-
(i) YiîConti , Masco Pio-Clcmenîino , tome I , pl. III, page a3.
(a) Voyei Seguin, lieu cité, n. 3, à la fin.
(5) Morel l. , F un. R. Mamilia , n. 3 , et L. B. Marcia, U ly n. 8.
les (i), et par la même raison on a donné celle dénomination à une autre statue d’un suie romain qui existe au Musée Pic-Clémenlin (a). Le voile convenait aussi- à Junon comme présidant aux fiançailles, aux mariages et sur diverses médailles qui représentent l'hymen des empereurs, on voit près de l’autel , entre les deux époux , Junon qui les unit (3). Cette parure est aussi celle qu’elle doit porter comme matrone ; et quand le prince des poètes grecs nous décrit les véteraens de Junon , il place sur sa tête un voile blanc brillant comme le Soleil ( i). Le diadème qui s’élève sur les cheveux de notre statue est un ornement que l’on voit toujours à Junon, quelquefois sous la forme d’une couronne (5) , quelquefois plus simple. Ce n’est pas cependant qu’il lui soit exclusivement propre, car on en voit un pareil aux images de Cérès, de Vénus , ci de plusieurs autres divinités romaines. Paschal (6), Solérius (7), et mieux que tout autre
(1) Ant. Agostini , Dial, sopra le me*laçlie , Dial. V,
(a) Musée Pie-Clément in , tome I , pi. III.
(3) Le \ aillant, Aumù. Max. Mo*l. et Musée de Champs > p. 43, dipi la seconde médaille de Commode avec l'épigraphe VOTA I*\ 111. ICA , de Camp» croit trouver la Concorde dan» la tiguie intermédiaire qui unit les deux époux; mais il est plus vraUcmliiabic quc:c«.4t Junon Fronuba, qui présidait aux mariages.
(4) Homère, liiad., XIV, v. 18 { :
La Déesse souveraine se couvrit d'un superbe voile blanc comme la lumière du Soleil.
(5) Wiuckelmann , Ilist. de CArt, tome I, page a^o. (G) Faschal. , de Coronis , liv. IV f cli. XXI, jp. 370. (7) Solérius , de Pileo , page 107.
le sénateur Philippe Buonarroli ont écrit avec éruditioa sur les mitellae. Ce dernier, aidé par les écrivants anciens , nous apprend que la petite mître ou mitella est un ornement propre aux femmes, lequel est haut vers le milieu, 'et va en décroissant sur les côtés , qu'il est orné de broderies , de pierreries, comme on l’aperçoit sur divers mo- , numeus antiques ; il s’attachait par derrière, avec des cordons qu’on nommait redimicula ou anadema ta (i).
Les traits du visage de Junon ont parmi les têtes idéales , comme celles de tous les autres Dieux, leur caractère prononcé qui les distingue de toutes les autres divinités, ^ous nous bornerons à dire que la majesté est ce qui la fait reconnaître (2): c’est pour cela qu'Homère l’appelle très-vénérable, et nous la. représente ayant de grands yeux (3). Winckelmann nous fait remarquer que dans les yeux de Jupiter , d’Apollon et de Junon , les paupières sont arquées comme couvrant un globe , et qu’elles sont plus resserrées à leurs extrémités, ce qui nécessairement les rend plus élevées dans leur cour-
(1) Buonarroli, Os se r va s. sopra i medaglioni , p. ‘412.
(2) Wiockelin , 1. c.
(3) Homère, Jliad. , l|r. XX fV , r. i5g:
Junon la vénérable Déesse , la fille du grand Saturne. lliad. , liv. I , v. 55» :
Alors la majestueuse et vénérable Junon , la Déesse aux grands veux , répondit .
et liv. I , v. 3(38 ;
Ainsi parla Jupiter , mais Junon , à l'oeil de bœuf majestueux , s’ intimida.
Musée Ch tarant Vol. L
Le , cl il observe encore & b bonche de ces figures une forme particuGcre (i). Tous ces caractère.* sont très-evideos sur le visage de notre statue, qui dans cette partie annonce quelque sentiment du beau talent de l’artiste (a).
Une double tuuique la recouvre > b supérieure est courte , l’autre longue* descendant sur les pieds ; on 1a voit de mémè dans b statue colossale de b Junon, jadis Barbe rine (5), dans b Capitoline (4), dans celle du Musée Florentin (5) , celle de 1a Galerie Giustiuiani (6), et dans beaucoup d’autres (7). C’était une coutume chez les femmes grecques , comme nous le voyons dans l'histoire d’Elien (8),
(1) Wiuckclmann , I. c.
(a) Ou trouve fort souvent dans les sculptures antiques quelque partie d'un travail élégant, quoique le reste soit médiocre, ü» devra observer que les sculpteurs de ces temps là donnaient toujours aux endroits les plus reniai quablcs quelque marque de leur grande habileté , maigri* qu*ils ne songeassent pas !i faire du tout des modèles excellent de leur art. iis sont en cela diiïërens des morceaux de nos maître* , ceux-ci léchant chaque partie de la figure et 11e sachant pas donner de l'énergie ni de la lumière sur aucuue.
(3) Musée Pie-Clémentin , tome I, pl. II.
(4) Musée Capitolin, tome ll(, pl. V, VI.
(î) Gori , Muséum b'ioren. , tome III. Juno, pl. II.
(<>) Galerie Giustiuiani , tome I, pl. i?5.
(-) Moutfaucon , Ant. Expi., tome I , P. I, pl. XXI, n. 4,5.
(8) Aelian. , Varia llist. , liv. I, ch. XVIII, page 5o. Tuiticarum vero tant parient , quae est circa humer os usipte ad mon u s non consuebant t sed continuis fibulis aurets et argenteis çonstringebant.
de ne pas coudre celte partie des tuniques qui prend de dessus les épaules jusqu'aux mains , et de les attacher seulement avec des petites boucles d’or et d’argent. Nous voyons ainsi réunies ces parties de la tunique sur les bras de notre* Junon. En cfTet c’était à elle que convenait un vêtement qui découvrait presque en entier des bras dont la blancheur était remarquable , comme nous les dépeint le divin Homère (t).
L’attitude de la main droite abbaissée, montre que cette statue ne pouvait tenir qu’une patère , comme on le remarque sur beaucoup de bas-reliefs et de médailles. On mettait une patère dans la main des Dieux pour les représenter disposés à recevoir les offrandes que leurs adorateurs leur présentaient, et on le* voit la plupart inclinant la tête de ce côté , comme voulant se montrer propices aux hommages des mortels.
Presque toujours Junon est représentée s'appuyant sur un sceptre, qui lui convient comme reine de l’Olympe , comme épouse de Jupiter , et comme protectrice des royaumes. On peut voir quelquefois sur les -médailles des familles romaines la tête, de celte Dccsse ornée d’une mitre et d’un voile , et ayant près d’elle le sceptre, son attribut distinctif (a).
(i) Uoau-rc, Iliad. , liv. XXIV, v. 55:
Junon aux bras blancs lui' répondit en colère. id. , liv. I, v. 208 :
Junon Ut Déesse remarquable par ses bras Lianes ? m' envoya.
(a) Muret. , Fara. Rom. Ru tria , muu. Ili, IV.
Comme nous avons annoncé , en commençant , que cette statue tient du style romain , il n’est pas hors de propos de nous occuper à des recherches sur l’histoire du culte de Junon à Rome , et principalement sur celui de Junon Reine , laquelle est probablement représentée dans cette figure, comme nous venons de le dire.
Déjà du temps de Numa on institua des rits particuliers pour Junon ; on établit à ce sujet, dès la même époque , des loix qui regardaient son temple (i). H faut bien se garder de la confondre avec cette autre Junon qui fut appelée Sororia , à laquelle le jeune Horace fit élever un autel dans l’endroit ou il avait tué sa soeur (a).
Tite Live parle de plusieurs temples de Junon Matuta% ou plutôt Sospitay élevés dans le forum Olitorium (3). On éleva, pour remplir un voeu , un
(i) Pellcx action Junonis non tangito : si tang.it , cigtium foeminam crinibns dimissis cacdito. Nat. Coru. , liv. II , ch. IV , page a 34-
(a) Dio»\s. Halic. , liv. III , in Tullo Hou. , ch. XXII, page i , 54. Cette Junon Sororia, était comme le Génie de U soeur morte ; puisque, toit cher le* Grecs, soit cher les Romains, les Junon* ne représentaient pas autre chose que J’amc ou le Génie de la persoune du sexe féminin : aussi était-ce un usage chez leu femmes anciennes de jurer par leur Junon , voulant faire un serment au nom de leur propre vie. Pline dit : Quamubrem major caelitum populos etiarn quant hotninum intelligi potest , curn singuli quoque ex semetipsis totidem Deos faciunt Junones , Genius.juc adoptando sibi. Ilist Nat. , 1. II, c. VII, tome I, page i4?> >3.
(3) Aedes eo anno aliquot dicatac sunt ( l’an de Rome
temple à Junoo Moneta après la guerre Ligustique (i). 11 y avait. dans le temple célèbre du portique de Méiellus, appelé depuis d’Octavie, des statues de Junoo, ouvrages de Dcuis et de Polyclès (a). Cependant , quoique Junon eut été adorée à Rome sous tant de dénominations , notre simulacre ne peut convenir à nulle autre qu'à la Junon Reine , si fréquente sur les médailles romaines (S) , et dont le culte fut transporté à Rome par Furius Caniillus (4)« après différées prodiges qui suivirent la destruction de l'ancienne Yeja.
56 1 ) una Junonis Sospitae in foro Olittorio vota locataqtle quadrennio ante a C. Cornelio Cos. Gallico bello. T. Live , liv.* XXXIV, ch. 55, tome lll,pige î56.Sigonius ayant remarque que le consul Cornélius avait promis un temple à Junou Sospita et non à Matuta, changea, comme il a etc' indique, le passage de T. Live. Mais Nardini , Ihr. VU, ch. 4f page 584 » B» croit, avec l’autorité de Victor et de Rnfus, qu’il y avait dans le forum O.itorium le temple de Junon Sospita et de Junon Ma* tuta.
(i) Le temple de Junon Mooeta était sur la roche Tarpeja : L. Fouriuf Dictât or inter ipsum dimicationem aeilrm Junoni Monetae vovit , eu jus damnatus voti , quuni victor Honwm revertistet , dictatura se abdicayit ( l’an de Rome 4«f) )• T. Live , liv. \ II , ch. XXVIII, tome I , p. 640.
(a) Pl:ne, Ilist. Mat., liv. XXXVI, chap. IV, $ 10, tome III, page a8V Intro Octaviae vero porticus, in aede Junonis , ipsam Deatn Dionjrsius , et Policles aliam . . . fecerunt.
(5) Voyez ci-dessus page 67.
(4) On trouve dans Tile Live , liv. V, ch. XXI et XXII , tome I , page 464 et suiv. , et ch. XXXI, tome I, p. 480, indiqués les prodiges, la .dédicace de sou temple, et la solennité du transport du simulacre de Juuou Reine.