‹ Monumens du musée Chiaramonti, décrits et expliquésChapitre 4 sur 55 · EX CES VI1II GERM II3III SANIA NIO ET BLAESO COS · texte numérisé non relu

EX CES VI1II GERM II3III SANIA NIO ET BLAESO COS

dira que c'est une imposture ; et bien avec raison, parce qu'il a été mal copié par Cori qui ne l’entendit , ni ne l'interpréta point. Qu’on le confronte avec d'autres , et les personnes même les moins versées , y liront :

EXCES*// • VU! • K alcndas - GERManirtu • H ora • D<«t • III • SAEMA>0 • ET BLAESO • COnSuMu» .

Vignoli dans l’épitaphe opisthographe d’Oscia Irene, qui finit avec les lettres H • S ' E • OIBQ • TLIS, lut avec confiance II eic ■ S ita EST • OmnlBusQue • TifuLlS, et personne n’a encore deviné, ni ne devinera peut-être jamais , d’où il a tiré cette version erronuée. Elle fut cependant accueillie et approuvée par Muratori et par plusieurs autres hommes très-célèbres , qui , s'ils avaient confronté

ccs abréviations avec les formules d’autres marbres du même genre, se seraient aperçu que l’interprétation véritable et naturelle est bien : H eic • S ita ■ Ert • O ssa lllitts ■ B ene ■ Qriiescant ■ Terra ■ L evis ■ Mli S it. Le marquis Guasco, au contraire, ayant vu dans l'épitaphe de la jeune Tiches, qui est dans le Musée Capitolin H • S • E • S • T T • L ■ D- VI • MAR ID XIII CO, dit modestement: quisquis haec enucleabit , mihi magnus eril Apollo , bicu que, sans se croire Apollon , on puisse interpréter avec justesse, lL?/c • S ita • Est • S it ■ Terra ■ T ibi • Levis • D ecessit V • I dus • MAR/jVm • Itoperatore ■ D omiliano • XIII ■ CO nsule, c’està-dire dans l’année de Rome 84°.

Veut-on plus? La fameuse sigle NCAPR empreinte sur les contre- marques des monnoies romaines , n’a-t-ellc pas été peut-être, et, pour beaucoup, n’est-elle pas encore le tourment des paléographes les plus versés dans la science? Que l’on voie, de grâce, les étranges interprétations que tant de personnes ont proposées, et recueillies, presque toutes, par Kasche dans son lexicon Rei nummariae.

Si elles avaient cependant réfléchi que sur

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d’autres semblables contre-marques on lit PROjPROB; IMP AVG • PRO; CAES • PROB ; TI • AV • PROB , lesquelles signifient indubitablement PROiarilj IMP erator’ AVG ustus ■ PROéat'i/; CAESnr- PROBari/; rI\berius ■ AYgiLstus • PROBoei/, elles n’auraient pas balancé à lire la sigle NCAPR, Nero ■ C aesar • Augiistus • PRobavit, et elles auraient pu en déduire, avec beaucoup de probabilité, que les monnoies contre-marquées étant un peu usées, il fallut l’approbation et l’autorité du prince, afin qu’elles fussent admises dans le commerce, et reçues comme inonnoic courante.

Et pour faire l’examen de quelques inscriptions dans chacune des classes , que les épigraphistes ont l’usage de les distinguer et de les diviser, nous commencerons par les sacrées, et nous observerons la très-antique petite lame de bronze façonnée en guise de talisman que l’on conserve dans le Musée Kirchericn, et d’uuc indubitable autcnticilé. On lit sur elle ces deux seules paroles ;

CACVPiVS

L’idée que s’en formèrent les érudits se rapproche du prodige. Comme Jupiter, en rai-

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