LEG • VI • VICTRICIS P F EX • VOTO
Le surnom très-barbare PALNONIANVS qui n’a aucun sens, et que l’éditeur a paru découvrir dans cet ex-voto , en obscurcit tout le 6cns. Le Centurion Lucius Paccius était natif du Municipe de Fondi, dont font mention T. Live, Strabon, Cicéron et Pompée Festus. Il était inscrit dans la tribu PALatina , et appartenant à la famille des iVoniïj adopté par un Paccius, il s’appela Lucius Pacius Nonianus, selon l’usage connu des adoptions.
Le vénérable Morcclli a expliqué les trois sigles S. A. S. d’une pierre d'Aquilée, S aluti- Aquilejensi • Sacrum. L’interprétation est ingénieuse, mais nous qui voyons dans Bertoli trois pierres Aquiléiennes dédiées à Silvain , nous lisons Silvano Augusto Sacrum ,
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d’autant plus volontiers que dans l’une d’elles on parle du même Lucius Statius Primigenius qui se trouve mentionné dans cette même épigraphe, que l'on prétendait dédiée à la Santé , et c’est à Silvain qu'appartient aussi la suivante, retirée des mêmes débris d’Aquilée, et qu’il nous plaît de rapporter ici, puisqu'elle est inédite:
SILVANO
ANGusto
IN • H O N O Rem L ucu ■ TITI • ISMARI ET • IN . MEMORIAM Luc» TITI ■ EPAGÀTHI HERMET1S * FILiï • ET Lucii ■ TITI • EPAGATHI • SENiom Lucius ■ TITIVS • ONESIMVS ISMAIU ■ LWertus liînl ■ VIR • AQVILeùje D onum * Dédit
Non-seulement les inscriptions sacrées, mais aussi les honoraires ; deviennent, avec cette théorie, fécondes d’importantes vérités, qui auparavant étaient inconnues. Muratori a placé un monstre rare dans son trésor tiré Musée Chiar., Yul. I.
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des notes de Mabillon; et comme ces deux antiquaires sont également d’une très-grande autorité, nous trouvons juste de le rapporter. CAESARI ■' L ■ CAESARI • DRVSO • IVLIO TI • CLAVDIO • AVGVSTI ■ F • A VG V STI • F • GERMANICI • F • DRVSt • GERMANICI • F- Drvt • NEPOT • A VG • PROSEPOT • NERON!
GERM ANICO • FONTIF • COS • AVGVRI ■ COS • DESIGN -G En MAN ICO- IMPER ATORl PniNCIPl • IVVENTVTIS
Heic omnia confusa dit le savant éditeur, qui pour cela, dans la note placée dessous, ne fait pas remarquer ce qu’il trouve confus et ne porte pas la lumière dans cette obscurité. S’il eut considéré les inscriptions honoraires du temps de Claude, et vu que cet Auguste décréta pour Livie son ayeule les honneurs divins , pour son père les jeux du cirque, pour ses parons les funérailles publiques, il se serait aperçu que sous sou règne les inscriptions généalogiques, sculptées en droite ligne sur une même pierre, étaient devenues très-fréquentes, et que dans celle-ci il n’y avait pas une épigraphe seule, mais quatre, c’est-à-dire deux à Cajus et à Lucius Caesares, petits fils adoptifs d'Auguste , une à Drusus Julius fils