Tome IV. Paris, 1782-87 , 4 vol. très-grand in-P, tîg
2° Mazzara (Louis). Temple des Géants découvert dans Pile de Calypso. Paris, 1828, in-folio avec lithographies.
3° Archeologia or m iscellaneous tracts relating to antiquity. London, 1829. Vol. XXII.
4° Nouvelles annales de l’Institut archéologique. Tome Ier. Paris, 1830. 5° Malte et le Goze, par M. Frédéric Lacroix. Paris, 1840, 1 vol. iu-8°, fig. (Collection de Y Univers pittoresque).
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TRESORS OU TRESORERIES
Ainsi que l’indique leur nom , les Trésors ou Trésoreries étaient des édifices destinés à renfermer soit les deniers publics, soit les l'ichesses d’un prince, soit les vases sacrés, les ex-voto, les ornements précieux d’un temple. Les premiers Trésors furent ordinairement les tombeaux , plus inviolables encore par le respect qu’on leur portait que par la solidité de leurs constructions et de leurs clôtures. Plus tard , les temples même reçurent souvent ces dépôts précieux. Chez les Grecs , ce fut généralement dans la partie postérieure des temples que fut ménagée une salle à cet usage, nommée opisthodôme. Telle était la disposition des temples d’Apollon à Delphes et de Jupiter à Olympie; et c’est ainsi qu’à Athènes, dans l’opisthodôme du Parlhénon, outre l’argent provenant des revenus publics et des contributions des villes de la Grèce, on conservait toujours mille talents pour les dépenses imprévues de l’Etat ; là aussi , les particuliers mettaient en dépôt les sommes d’argent qu’ils n’osaient pas garder chez eux ; là enfin, on conservait les offrandes faites à la déesse, les ex-voto, ’AvaO/^ata, les dépouilles précieuses enlevées aux Perses, et entre autres le trône à pieds d’argent sur lequel Xercès s’était placé pour être témoin du combat de Salamine.
C’est chez les Grecs que nous trouvons les plus anciens exemples de bâtiments construits pour servir de Trésors. Agamède et Trophonius avaient élevé pour Hv riens, à Orchomène en Béotie , un Trésor, dans la construction duquel ils avaient pratiqué un secret dont eux seuls avaient connaissance (*). Hyrieus, s’apercevant que son argent disparaissait, y tendit un piège où Trophonius fut pris. Un autre édifice du même genre, beaucoup plus célèbre, fut, dans la même ville d'Orchomène , le Trésor de Mynias dont nous parlerons bientôt à l’occasion de celui d’Atrée, le mieux conservé que nous ait transmis l’antiquité.
Pausanias donne le nom de 0/^aupo'i, Trésors , à de petits édifices compris dans l’enceinte sacrée de l’Altis à Olympie, et où chaque ville tenait en dépôt les offrandes, statues et objets votifs de tout genre qu’elle consacrait au dieu.
Chez les Romains, le Trésor s’appelait Ærarium , parce que la première monnaie avait été de cuivre. 11 y eut différentes sortes de Trésors, selon la diversité ou des monnaies , ou des services auxquels les revenus publics étaient affectés. Pendant longtemps à Rome, ce fut le temple de Saturne , situé sur la pente du Capitole , qui fut le dépôt général des fonds publics.
Chez les modernes , il n’y a plus d’édifices qu’on puisse proprement appeler des Trésors; ce nom n'est plus employé que pour désigner la salle où l'on renferme les objets précieux dépendant d’une église, d’une chapelle ou d’un monastère.
TRESORERIE D’ATREE A MYCENES.
« On montre encore à Mycènes, dit Pausanias (**), la fontaine de Persée, et des chambres souterraines, où l’on dit qu'Atrée et ses enfants cachaient leurs trésors. Près de là est le tombeau d’Atrée et de tous ceux qu’Agamemnon ramena avec lui après la prise de Troie , et qu’Égisthe fit périr dans le festin qu’il leur donna. »
Pausanias ne donne pas la description du Trésor d’Atrée; mais ce qu’il dit du Trésor de Mynias, à Orchomène, s’applique si parfaitement à l’édifice de Mycènes, qu’il est impossible de méconnaître 1 identité de leui destination. Il y a donc tout lieu de croire que le monument auquel est consacrée cette notice, est bien celui qu’il a voulu désigner.
A peu de distance de l’Acropole de Mycènes , et sur le penchant de la montagne qui la porte , sont de vastes constructions en pierre , bâties sur un plan circulaire , et dont les voûtes présentent une forme parabolique ; le moins endommagé de ces édifices est celui désigné par les voyageurs sous le nom de Tombeau d’Agamemnon, ou de Trésorerie d’Atrée.
« Il serait difficile, dit 31. Rlouet, de contester cette opinion; cependant on est disposé à croire que le tombeau d’Agamemnon devait être ou plus riche, ou plus grand que ceux qui l’entouraient. Sans adopter entièrement cette manière de voir, nous dirons que la voûte de la ruine placée près de la Porte des Lions parait être de la même grandeur que celle dont uous nous occupons ; ce qui ferait plutôt présumer, d’après
(*) Paus., L. IX, c. 3.
(.**) Corinth., L. II, ch. 16.