OU PARTHÉNON A ATHÈNES
La grande époque de l’art ehez les Grecs fut la période qui s’étend de la 80' à la m- „i • c ^ „
460 à l’an 336 avant Jésus-Christ , et qui comprend le siècle de Périclès et d Alexandre ; c es TeTe qi flar" tiennent les plus admirables chefs-d’œuvre qui soient narvenns i.nmi’à nm,c n(r. i - , 1 q ppar" ments politiques avaient préparé cet élan sublime. La guerre des Perses en acitant toT^l °"8.tempS leS evene'
dont Hérodote f) fixe le commencement à la 4' année de la G7C olympiade. ^ tU1S 1 Attique’ et
Athènes eut le bonheur de produire Cimon et Périclès à l’énnmiP nù L étaient montés au plus haut degré. Un abus de pouvoir et de confiance, qu’aux yeùx deS^ deVzvch™ logue seulement peuvent justifier les chefs-d’œuvre qui en furent le nroduit fJiht, oL, d °'
de monuments qui vinrent, comme par enchantement, faire de l’Athènes antiaue H 1 ^ exf®u 10ude tant monde, et l’école éternelle des architectes et des sculpteurs de tous les pays et de tous les” ““
Les peuples affranchis de la domination des Perses avaient formé mm lio-.m . }
le grand roi ; les chefs attiques furent chargés de fixer le contingent de chacun des peupTes" '
lens 2 Ô00 ooô tv ^elle0t h"*’ ^ ^ ¥>'» 1» somme iotaie de 460 I
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Plus tard , quand la puissance et 1 ambition d Athènes se furent accrues è 7 “ abfI d° la sPoiiati°“’
abuser, les tributs augmentèrent, et Athènes finit par transporter chez elle le 7"“ “ "SI,°S‘t"JM à m
porté jusqu’à 1 ,200 talents, et qui , comme nous le verrons f!it dénosé dam 1’ T’ sous Pencles * fut
Peu à peu , ce trésor s’accrut par des usurnations et P„r’ ■ ' S 0Plstodome du temple de Minerve,
d’abord en ouvrages d’utilité et bientôt en ohiet ' r t"* ^ ^ Ymt 3 emPlo^er la plupart de ces sommes, lité des immenses’trav u x x^^ o^l s admtstra ^ ^ ‘ ^ “ qUi eXPÜque la Possibi-
qualités le goût éclairé des arts - et h meilleure rt i sup.nrtoç , Pendes joignait a ces brillantes
dance de tous les tra' a,7q ’ fit e écl P 7 “d"'™’ ,M *»*" Phidias de la surinten-
nument auquel est ce7 Ù7ce ’ ' ’ ,e '’k'S “»■ » égards . «• -
col7!7li^:^::té7';ns’ éta,t 7 tempie - « -»■- *»«*»«, «,«
rechtée , désignée s “et SUs ]“ ■! de ,ÎT’ 7 ^7?" “ 7 "* * ““S“é «« * ««» d* à cause de son étendue qui était de Z n d ? 7 T HeS>clm,s»’ 1 »PP«laU encore quelques auteurs. On sait que Xerxès ayant îava'‘é les'Terrel dé s'pï, e’ “ "7 T ““ ' °"1 Cm
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ci iuusc , qui aillent avoir servi a peindre divers membres d'architecture
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d’Engia. Sous la diZZ PWdttetnZ! Tr, 77 ‘ Al"èlle5 ‘“Perçoit dès l’entrée du golfe rent chargés de l'érection du Parthénon (**). 1,1 1 es alc "tectcs de 1 époque , Ictyuus et Callicratès, fu-
ie temple d’Apollon Épicurius à Phvgalie'en 4.3^ t’empli fiui'T U *' T ^ ^ Parthéno.n‘ Cest aussi à Ictinus «u’on devait
e en A,cad|e, temple qui a ete retrouve presque entier en 1812.
— STYLE GREC
Le Parthénon subsista longtemps presque intact ; les chrétiens en avaient fait une église , et , plus tard , les Turcs, maîtres d’Athènes, soit indifférence, soit oubli, l’avaient respecté; seulement, de temps à autre, les habitants broyaient quelque fragment de marbre pour en faire de la chaux. Spon et Wheler, pendant leur séjour dans l Attique, eurent le bonheur de le voir tout entier en 1676. Peu de temps après , le provéditeur Morosini , qui depuis fut doge , et le feld maréchal suédois comte de Kœnigsmarck , qui commandaient les Vénitiens alors en guerre avec la Turquie, vinrent assiéger Athènes f). Les Turcs avaient fait du Parthénon un magasin à poudre; le 28 septembre 1687, une bombe vint y mettre le feu, et le pavé brisé indique encore le lieu où elle tomba. L’explosion coupa , pour ainsi dire, le monument en deux parties; tout le côté oriental de la cella, cinq colonnes du portique, toutes les constructions intérieures de la cella, huit colonnes de la rangée septentrionale du péristyle, six de la rangée méridionale, et enfin toutes les sculptures appartenant à ces différentes parties de l'édifice furent anéantis ou renversés. Le fronton oriental même, quoique n’ayant pas subi de destruction dans son architecture, a dû souffrir dans ses sculptures ; mais, d’après l’état des ruines, il parait probable qu’il avait déjà été fort endommagé bien avant l’événement de 1687, probablement à l’époque où le temple avait été converti en église grecque. Morosini, dans le dessein d’enrichir sa patrie des dépouilles de ce superbe monument, contribua encore à sa ruine; il voulut faire enlever du fronton la statue de Minerve, son char et ses chevaux ; mais, par la maladresse des ouvriers, ces chefs-d’œuvre furent précipités et brisés en mille pièces r'i.
Le Parthénon est entièrement construit de beau marbre blanc qu’on tirait de la montagne Pentélique , qui est voisine. Ce temple est dorique , octastyle, périptère et hypètre. Sa longueur, prise au sommet des degrés qui le supportent, est de 69m; la largeur, de 3lm ((*) (**) ***). Cette proportion respective des deux principales dimensions est très -remarquable. Les ailes ont 17 colonnes, et les façades seulement 8, moins de la moitié, disposition qui paraît avoir été généralement observée par les Grecs ; on la retrouve au temple de Thésée , qui n’a que 6 colonnes de face et 13 de retour, et aux temples de Pestum. 11 en était de même à celui de Jupiter Olympien , qui avait , selon Pausanias , 95 p. sur 230. Les Romains firent leurs temples beaucoup moins longs.
La longueur extérieure de la cella , non compris les antes qui font saillie à ses deux extrémités , est de 47m,30; la largeur, de 21m,70. L’intérieur est divisé en deux parties d’inégale grandeur. La plus grande est le temple ou W>;; l’autre, à laquelle on entrait parla face postérieure , était l’opistodùme. L’orientation extraordinaire de ce temple a donné lieu à une erreur qui n'est pas encore entièrement déracinée, malgré les nombreux écrits des architectes et des antiquaires. Longtemps on a cru qu’au Parthénon, comme à la plupart des temples, la façade était tournée à l’occident, et en effet c’est la façade occidentale qui se présente en entrant dans l’Acropole par les propylées; mais ici git la difficulté. C’est de ce côté qu’à l’intérieur de la cella se trouve la plus petite division (roi/, le plan) , dont les partisans de l’orientation ordinaire ont voulu faire une espèce de vestibule ou 7rpovao<;. Mais où serait alors cet opistodôme que tous les auteurs anciens s’accordent à placer à la partie postérieure du temple? Il faut donc reconnaître que, contrairement à l’usage, la façade était tournée à l’orient , et nous en donnerons de nouvelles preuves lorsque nous parlerons des sculptures des frontons. Autour du temple , ainsi que nous l’avons dit, règne un péristyle composé de 46 colonnes, 8 à chaque façade, et 17 à chacun des grands côtés. Une remarque importante est due à M. Travers : toutes ces colonnes sont inclinées vers 1 intérieur du temple, de sorte que celles des angles ont une inclinaison double, afin de contre-buter avec plus de force la poussée de l’édifice (****). La jointure des blocs qui les forment est telle, qu’il faut la plus grande attention pour la découvrir, et qu elle n’a pas l’épaisseur du fil le plus délié; tous les détails de 1 édifice offrent la même perfection. Les colonnes n’ont point de base; elles reposent sur trois degrés très-élevés qui servent de stylobate à tout le monument. La hauteur des colonnes, y compris le chapiteau, est de 1 0m, 30 , leur diamètre est de lm ,72; celles des angles sont plus fortes, et leur diamètre est de lm ,90.
(*) RI. Brônstec! donne un récit très-circonstancié de ce siège qui fut si fatal aux monuments d’Athènes et surtout au Parthénon.
(**) Ce siège si funeste pour l’art ne profita guère aux Vénitiens, qui furent obligés d’évacuer l’Acropole et la ville le 4 avril 1688, environ 6 mois après la conquête de la place, n’emportant d’autre trophée que les deux lions de marbre que l’on voit encore aujourd’hui à la porte de l’arsenal de Venise.
(***) Ces mesures et toutes celles que nous donnerons dans cette notice ont été relevées récemment avec le plus grand soin par M. Travers, qui a bien voulu nous les communiquer.
(****) Cette particularité a été reconnue et constatée par cet habile architecte, non-seulement au Parthénon, mais encore à tous les temples de la Grèce et de la Sicile qu’il a pu examiner.