AT. VIRTUS. MORTIS. NESCIA. MORTE. VIRET
Entre les pilastres du dé sont pratiquées des niches dont la partie sphérique est, suivant un usage commun à la Renaissance, ornée d’une sorte de coquille. Elles renferment des statuettes en marbre de grandeur rai-nature, qui représentent des vertus théologales ; ce sont, en commençant par la gauche, la Foi, qui tient d’une main un calice, et de l’autre un livre (pl. I , fig. 1 ) ; la Charité, ayant pour emblème une croix et un cœur; la Prudence, avec un (lambeau et un compas; la Tempérance, qui tient une horloge et aussi un frein; la Force d’àme sous la figure d’un guerrier armé d’un casque et d'une cuirasse, qui saisit par le cou un dragon ; enfin la Justice avec ses balances et son glaive. Ces figures sont exécutées avec beaucoup de finesse, de soin et d’art.
Les deux statues représentent, agenouillés et dans leur costume de cardinaux, Georges d’Amboise et son neveu, Georges d’Amboise Bussy, qui fut son successeur. De ces deux statues, une seule, celle de gauche,
(*) Allusion à l'influence que Georges d’Amboise exerça à la cour de France et sur celle de Rome. Le lis représente la première; le chêne, le pape Jules II, dont le nom de famille, Rovere, signifie chêne. M. Deville rapporte deux autres inscriptions dont on ignore l’ancienne situation ; l’une d’elles est sous forme de dialogue entre un voyageur et la France.