‹ Monuments anciens et modernes (volume 3)Chapitre 44 sur 55 · OB1IT 25 FEB. ANNO 1723. ÆTATIS · texte numérisé non relu

OB1IT 25 FEB. ANNO 1723. ÆTATIS

« Ici repose Christophe Wren, architecte de cette église et de cette cité, qui vécut au delà de quatre-vingtdix ans, non pour lui, mais pour le bien public. Lecteur, qui cherches son monument , regarde autour de toi. — Il mourut le 25 février 1723 , à l’àge de 91 ans. »

Arrivés au terme de notre longue pérégrination à travers les différentes parties de cet immense édifice , nous éprouvons maintenant le désir d’arrêter enfin notre opinion à son égard, afin d’en connaître l’importance comme œuvre d’architecture, et de voir en même temps quelles sont, dans ce monument, les idées nouvelles qui

C) Christophe Wren naquit, en 1632, à East-Knovle, dans le comté de Wilts. Son père, doyen de Windsor, était d’une ancienne famille originaire de Danemark, qui s’était établie dans le diocèse de Durham. Dès ses plus jeunes ans, Christophe montra la plus grande aptitude aux sciences, mais surtout aux mathématiques, et on l’admit, comme pensionnaire, au collège Wadham a Oxford. Il n’avait que treize ans lorsqu’il construisit une machine pour représenter le cours des astres, et divers instruments d’astronomie mieux divisés et plus commodément suspendus que ceux qui existaient alors. A seize ans, il avait déjà fait des découvertes dans l’astronomie, la gnomonique, la statique, la mécanique; et, à peine âgé de vingt cinq ans, il professait ces sciences à Oxford au co'lége de Gresham. Bientôt il obtint la chaire de droit civil dans l’Université de cette ville, et une place à la Société royale de Londres , qui venait d'être établie. Jusqu’ici, nous ne voyons rien qui eût pu prédire qu’il deviendrait un des premiers architectes de son pays et de son siècle.

Vers 1665, il fit un voyage à Paris, dans la vue, dit-on, d’y examiner l’état des arts qui commençait à y fleurir sous les auspices d’un nouveau règne. Un grand événement le ramena promptement dans sa patrie : nous voulons parler du terrible incendie qui, en 1666, consuma la plus grande partie de Londres. Ce malheur et le besoin non-seulement de le réparer, mais de le faire servir à l’amélioration comme à l’embellissement de cette capitale, éveillèrent le génie de Wren, et lui révélèrent des talents dont le principe avait jusqu’alors sommeillé en lui. Il imagina un plan général de reconstruction de la ville. Wren crut qu’il fallait saisir l’occasion du malheur arrivé pour soumettre la réédilication de Londres à un système d’ensemble qu’en vain on attendrait des volontés particulières. Son plan présenta de longues et larges rues , coupées à angles droits, des projets d’églises, de places, de monuments publics dans de belles positions. Des portiques variés, selon les quartiers, servaient de points de vue en divers lieux aux rues principales. Jamais programme plus vraiment idéal ne fut conçu , et pour un but moins imaginaire. Il fut gravé en 1724 , et l’on peut juger encore aujourd’hui de l’impression qu’il dut faire à l’époque où il fut présenté au parlement. Il y devint le sujet d’une longue discussion. Deux opinions opposées s’y combattirent; les uns appuyèrent le projet de Wren, les autres soutinrent qu’il fallait rebâtir sur l’ancien plan. Un troisième parti, comme cela arrive souvent, se plaça au milieu des deux autres, et fit prévaloir son opinion. On prit une portion du nouveau plan, on en conserva une de l’ancien, et Londres manqua pour toujours l’occasion d’être le chef-d’œuvre de toutes les villes. Cependant, ce qu’on adopta du projet de Wren , quant à la largeur des rues , à la grandeur des places et à une construction en matériaux plus solides ( l’ancienne était toute de bois ), n’a pas laisse de rendre encore cette ville une des plus remarquables de l’Europe, sinon pour l’architecture, du moins pour la régularité, l’alignement, et la disposition des rues et des places. Si Londres manqua l’avantage que lui eût procuré l’adoption du projet de Wren, elle y gagna toujours d’apprendre qu’elle avait en lui un homme né pour les grandes choses.

L’architecte du roi, Jean Denham, étant mort en 1668, Wren lui succéda, fut fait chevalier, et eut dès lors la direction d’un grand nombre d’édifices publics.

Cependant Londres était à peine sortie de ses cendres, et déjà on projetait d’y élever un monument qui devait présager la grandeur future de cette ville. Il ne s’agissait de rien moins que de rivaliser, dans la construction d’une église, avec la basilique de Saint-Pierre de Rome ; Christophe Wren fut chargé de cette vaste entreprise; et, dès 1675, il jeta les fondements de Saini Paul.

Wren , au même temps , élevait un autre monument qui , dans son genre, du moins pour la hauteur, ne devait pas avoir de rival. Je veux parler de cette colonne qu’on appelle à Londres du nom seul de Monument , et que l’on construisit en pierre à l’endroit même où finit l’incendie dont on a parlé, pour perpétuer le souvenir de ce mémorable feu.

Un des plus remarquables édifices d’Oxford est dû au génie de Wren. C’est celui qu’on nomme le Théâtre , nom qu’on iui a donné parce que, d’un côté, sa forme extérieure est circulaire. 11 fut construit en 1669.

Parmi les monuments de cet architecte qui ont acquis de la célébrité, et qu’on se plaît encore aujourd’hui à vanter comme une

— MONUMENTS BES XVIIe ET XVIIIe SIÈCLES- —

appartiennent à l'architecte anglais , quels sont aussi les emprunts qu’il a pu faire à des œuvres antérieures , ou bien encore quelle fut la part d’action que cette construction exerça sur les monuments qui furent élevés, à son imitation, postérieurement à lui. Nous ne croyons pouvoir mieux faire en cette circonstance, et pour une œuvre aussi importante qui compte des apologistes et des détracteurs, nous ne croyons pouvoir mieux faire, disons-nous, que de mettre entre les mains de nos lecteurs les différentes pièces de ce vaste procès, et de lui présenter ainsi les principaux jugements qui en ont été portés par les meilleurs critiques, réunissant , dans un seul et même paragraphe , toute la partie esthétique qui se rapporte à ce monument célèbre dans l’histoire de l’art moderne en Europe à la fin du XVIIe et au commencement du XVIIIe siècle.

Une des premières et des meilleures appréciations qui aient été faites de cette œuvre, est due à l’abbé Mai, qui la formulait à la fin du dernier siècle; et cette appréciation, malgré sa date, est encore de nos jours une des plus judicieuses et une de celles qui traitent le mieux des différents points sur lesquels la critique peut , à bon droit, s’exercer. « Ce temple , dit-il , est , après Saint-Pierre de Rome, le plus vaste de l'univers; il en est aussi le plus frappant par le grand appareil d’architecture grecque et romaine que l’inventeur y a déployé. Niais cette architecture y est-elle traitée avec ce goût, cet accord et cette sagesse qui distinguent la basilique de Michel-Ange? . Sans parler des défauts essentiels et visibles de proportion dans quelques dimensions princi¬

pales, continue cet écrivain, pourquoi ces licences qui doivent choquer des yeux un peu accoutumés à l’élégante précision de l’art antique...? Pourquoi la suppression de l’architrave et de la frise au-dessus des arcades de la nef et du chœur, tandis que, partout ailleurs, l’entablement est complet? Pourquoi ces arcades, trop larges de près d’un tiers pour leur hauteur, ce qui fait paraître les pieds-droits extrêmement faibles? Pourquoi le sommet des arcades s’élève-t-il, comme au temple de la Paix (*), au-dessus du chapiteau des pilastres de toute la hauteur de l’architrave et de la moitié de celle de la frise? Pourquoi cette énorme coupole qui paraît écraser le temple, parce qu’elle a une hauteur et une circonférence extérieures disproportionnées aux autres dimensions de l’édifice...? On pourrait multiplier ces questions, et il serait difficile d’y répondre de façon à justiüer toute l’admiration des Anglais et à sauver au chevalier Wren le reproche d’avoir souvent manqué de goût. Il a été

de ses productions les plus recommandables du côté de l’art et du goût, quoique l’œuvre soit d’une médiocre importance, on doit placer V église de Saint-Étienne de Walbrook , à Londres.

Une autre église de Wren est encore citée parmi les plus remarquables de cette ville, mais particulièrement pour sa tour, qui est la plus haute des édifices religieux de la capitale de l’Angleterre.

Pour ne rien omettre ici de ce qui peut donner une idée de la fécondité de Wren, nous citerons encore, parmi les nombreux travaux qui remplirent sa carrière : La Douane du port de Londres, monument orné de deux ordres d’architecture; le Palais royal de Winchester , bâti sur la croupe d’une montagne extrêmement escarpée; le Palais épiscopal de Winchester , qu’on regarde comme une des meilleures productions de Wren ; la Façade de l' appartement du roi à Hampton- Court, qui donne sur le parterre et sur la Tamise; le Mausolée de la reine Marie , élevé dans l’église abbatiale de Westminster; Y Hôpital de Chelsea , fondé pour les invalides de terre par Charles II; et enfin l 'Hôpital de Greenwich , pour les invalides de mer, qui fut commencé en 1699. Wren passe pour avoir coopéré à son exécution et sans émoluments. Ce ne fut pas , dit-on, le seul ouvrage où , mû par l’unique amour du bien public, il ait consacré gratuitement ses veilles et donné des preuves de son désintéressement. Nul architecte ne porta jamais cette qualité plus loin; et cependant il lui arriva une fois d’encourir le soupçon du défaut opposé : ce fut, ains1 que nous l’avons dit, à l’occasion de l’église de Saint-Paul.

Chargé d’innombrables travaux, occupé du soin de la construction de cinquante-et-une paroisses de Londres (car il était nonseulement le premier, mais peut-être, dans toute l’acception du mot, le seul architecte de son pays), Wren réunissait , au talent et à la science de son art, le caractère le plus propre au rôle qu’il était appelé à jouer. La nature l’avait doué d’une humeur égale et d’une tranquillité d’âme qu’aucune sorte d’événements ne pouvait altérer : aussi était-il de ces hommes que rien ne peut détourner de leur but, dont rien ne peut ni déranger, ni retarder, ni accélérer la marche. On croit que sa valeur ne fut pas justement appréciée de son vivant ; cela fut peut-être dû aussi , de sa part, à une modestie excessive, qui allait juqu’a la témérité.

On ignore les motifs qui lui firent ôter, en 1718, h l’âge de quatre-vingt-cinq ans, la charge de directeur général des bâtiments du roi. Il prit alors le parti de se retirer à la campagne, où il ne s’occupa plus que de lecture.

Il est assez étonnant qu’il n’ait point été fait de recueil gravé des édifices que cet architecte, dans le cours d’une si longue vie, paraît avoir construits en divers lieux de l’Angleterre. Ou en est réduit aux simples mentions de son biographe, mentions insuffisantes pour faire juger de la valeur d’ouvrages qui , s’ils se sont conservés, auront dû éprouver plus d'un changement. Il exisie toutefois une collection de ses plans et dessins, qui a été achetée par le collège d’All-Souls d'Oxford, et qu’on peut consulter dans la bibliothèque de cet établissement.

Wren ne fit rien imprimer lui-même de ses ouvrages. Quelques-uns de ceux qu’il avait composés ont été publiés par d’autres L’architecte anglais James Elue a publié, en 1823, des mémoires sur la vie et les ouvrages de Sir Christophe Wren.

(Extrait de la Fie des plus illustres architectes , pe-* M. Quatremère de Quincy.)

(*) Basilique de Constantin ou de Maxence, à Rome.

— ÉGLISE DE SAINT-PAUL, A LGNBEES. -

grand géomètre et habile architecte, ajoute l’abbé Mai ; il a érigé un vaste édifice noblement distribué; mais son temple est bien loin d’égaler Saint-Pierre de Rome, non-seulement pour la grandeur et la somptuosité de la décoration, puisqu’il n’y en a de nulle espèce dans Saint-Paul de Londres, mais encore du côté de l’observation exacte des bonnes règles (*) . »

A ces réflexions, qui nous paraissent fort sages quant au mérite de cet édifice, qu’on ne peut évidemment juger qu’au point de vue de l’art antique ou classique, à ces réflexions, disons-nous, ajoutons maintenant quelques observations, non moins fondées, et qui se rapportent à d’autres parties de l’œuvre. « La critique d’un semblable monument, dit M. Quatremère (**), comporterait de nombreuses et importantes considérations que l’on ne saurait même effleurer ici... Toutefois, s’il s’agit, continue-t-il, de l’impression que le spectateur reçoit de l’aspect intérieur, nous nous permettrons de dire qu'il est généralement médiocre. O11 n’y est véritablement frappé d’aucune sorte de grandeur, d’aucun caractère bien prononcé, soit de force ou de sévérité, soit d’élégance ou de richesse. Les sens et l’esprit y voudraient ou plus de simplicité ou plus de variété. Quelque chose de nu, de pauvre et de froid s’y fait sentir. En un mot, on entre à Saint-Paul sans étonnement, on en sort sans admiration. Quant au mérite et à l’effet de l’architecture, ajoute cet antiquaire, l’extérieur nous parait l’emporter sur l’intérieur. »

Voyons maintenant ce qu’on a dit du dôme qui surmonte cette église, et laissons encore, sur le mérite et la valeur de cette partie, la parole à M. Quatremère (***), qui s’exprime en ces termes : « Nous le disons d’abord de la coupole, dont la forme, la courbe et la décoration sont fort belles , dont l’ensemble, bien qu’on puisse le trouver découpé par la saillie de la colonnade qui l’environne, ne laisse pas de produire un tout très-liarmonieux. Sous le rapport de sa construction, quoique la courbe extérieure ne soit qu’en charpente, on reconnaît, dans les combinaisons de la structure intérieure, c’est-à-dire celle de la tour du dôme, un système d’inclinaison, imaginé par l’architecte, pour augmenter la résistance contre les efforts de la grande voûte intérieure formant coupole et de la tour conique qui porte la lanterne. Sous le point de vue de l’architecture ou de l’ordonnance générale, on ne saurait nier que Wren n’ait eu l’ambition de dépasser l’œuvre de Michel- Ange. Ou se voit même porté à penser qu’il a eu, dans la disposition de la colonnade, la prétention d’imiter les temples circulaires et périptères des anciens; et on ne peut se dispenser de reconnaître que tout cet ensemble offre un aspect de richesse et de variété qui ne pouvait guère être surpassé. »

Quelques auteurs ont fait un reproche à Wren de s’ètre écarté, dans la composition de la façade de son monument, des idées des anciens, qui n’y employaient qu’un seul ordre, blâmant les architectes modernes de mépriser les règles de l’unité, lorsqu’ils en disposent, ainsi qu’ils le pratiquent, deux et même trois les uns au-dessus des autres. Partant de ce point de vue, ces critiques ajoutent qu’on peut encore lui reprocher, dans la décoration des autres parties extérieures de 1 édifice, l’emploi des deux ordres superposés de pilastres; car, diseut-ils, en suivant, ici encore, les mêmes lois de l’unité, on regrette que deux ordres qui, dans cette position, indiquent deux étages, se trouvent en dehors d’un édifice qui, intérieurement, n’en a point.

Tel est, en résumé, ce monument que certains Anglais, dans une admiration aussi peu raisonnée que réfléchie, considèrent comme une merveille, quoiqu’il ne soit réellement qu’une œuvre de second ordre, puisqu’elle renferme un assez grand nombre de défauts et sous le rapport de l’art de la construction et sous celui de l'esthétique : aussi, moins enthousiastes et plus justes que nos voisins, lui avons-nous, dans ce qui précède, donné seulement des éloges pour quelques-unes de ses parties, mais en y réservant toutefois, et pour les imperfections qu elle offre à l'observateur, la part exacte d’une critique équitable. Et maintenant qu’il nous soit permis, en terminant, d’ajouter ici les quelques mots qu’en a dits M. Ludovic Vitet, ce critique si judicieux et de tant de goût, dans son mémoire sur Y Architecture du moyen âge en Angleterre (****). Certes, on ne pouvait mieux ni plus succinctement résumer toute cette question: ses paroles, d’ailleurs, viendront donner une certaine valeur à notre travail, et elles seront comme une confirmation flatteuse de nos recherches et le couronnement de cette notice ; car ce n’était que justice et vérité, lorsque le docte académicien disait de la création de Wren, quelle n’est qu'une œuvre massive et sans vie que les Anglais contemplent avec un enthousiasme docile et qu’ils croient sérieusement un chef-d’œuvre.

(*) Temples anciens et modernes, ou Observations sur les plus célèbres monuments, etc., pag. 278-281.

(**) Dictionnaire historique d’Architecture , Tome deuxième, au mot Wren.

(***) /6., ib.

(****) Études sur les Beaux-Arts et sur la Littérature , Tom. II, pag. 173.

— MONUMENTS DES XVIIe ET XVIIIe SIÈCLES. —

Mais arrêtons-nous encore un instant pour signaler à nos lecteurs un abus inqualifiable qu’on impose sans pitié aux personnes qui visitent cet édifice. Il s’agit des espèces de rétributions qu’il faut payer pour être introduit dans chacune des différentes parties de la cathédrale. M. Godwin termine sa monographie de Saint-Paul par un tableau de ces taxes que doit acquitter chaque visiteur, et dont le total atteint, en somme, le chiffre d’environ six francs. Les étrangers élèvent, avec raison, de justes plaintes contre de tels impôts, et nous trouvons aussi qu’il est très-peu honorable, pour une nation qui veut passer pour grande, de rançonner ainsi les curieux. En effet, de pareilles taxes déshonorent un pays et dégradent l’administration qui les tolère; elles montrent aussi, d’une part, un acte blâmable de sordidité et, de l’autre, l’intention arrêtée de ne laisser jouir qu’une classe privilégiée lorsque toutes contribuent , le riche comme le pauvre , pauvre qu’on force à la coopération, mais auquel on sait fort bien retirer la jouissance que devrait cependant lui procurer la contribution qu’on lui a imposée. Et certes , on 11e peut nier ici que l’énormité des taxes ne prive beaucoup et le modeste artiste et le pauvre ouvrier ; car, si l'un a besoin de la vue des œuvres d’art pour ses travaux et comme objet d’étude, l'autre aussi la réclame comme sujet d’application, ou même comme instruction ou délassement, dans ses moments de repos, après de longues et de pénibles journées de fatigue. Eu France, il faut le dire, on agit, selon nous, avec plus d’intelligence et plus de libéralité, et l’on comprend, à cet égard, beaucoup mieux les besoins et les règles de la justice : aussi, l’entrée libre et publique de nos monuments, collections et musées est-elle accessible à tous, et chacun peut-il, à son aise et sans rétribution aucune, étudier ou considérer à loisir ce qui peut lui être utile ou agréable. Joignons donc nos réclamations à celles de ces visiteurs qu’on rançonne sans merci, soit à Saint-Paul de Londres ou dans les autres monuments et musées de l’Angleterre, afin de voir mettre au plus tôt un terme à des actes de cupidité qui ne sout plus dans les idées de notre époque, et signalons aussi cet abus à nos anglomanes quand même, en leur demandant si, encore ici et sur ce point, les us et coutumes de notre pays ne sont point préférables et plus conformes aux règles constantes de la raison et de l’équité !

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