‹ Monuments anciens et modernes (volume 4)Chapitre 37 sur 62 · CATHÉDRALE DE SAINT-MARTIN DE MAYENCE · texte numérisé non relu

CATHÉDRALE DE SAINT-MARTIN DE MAYENCE

drale fat de nouveau consacrée. Lorsqu’en septembre de la même année , l’empereur Napoléon séjourna à Mayence, le pieux évêque Louis-Joseph Colmar obtint du souverain un décret qui faisait donation à la cathédrale de biens-fonds rapportant 12,000 francs de rentes. L’empereur lui-même fit un don de 6,000 francs.

Tous les travaux de restauration furent poussés avec une grande activité , et autant que les moyens le permettaient. Çe ne fut néanmoins qu’en 1809 qu’on put couvrir le beau cloître. Les guerres survenues depuis interrompirent de nouveau l’achèvement delà restauration du dôme de Mayence. En 1822 enfin, la nef reçut une nouvelle et solide couverture. Ce travail fut dirigé par l’architecte Arnold. En 1825 , l’on couvrit les collatéraux. En 1828, l'architecte George Moller , de Darmstadt , conçut le projet d’une coupole pour la tour de l’est, dont la charpente en fer battu est composée de 66 chevrons à 0m,68 de distance les uns des autres. Cette coupole à 13m,50 de diamètre et autant de hauteur. Sa coupe forme l’ogive.

Maintenant que nous avons terminé la partie historique de la cathédrale de Mayence, nous allons passer à sa description. Elle est bâtie en grès rougeâtre , orientée régulièrement de l’ouest à l’est. Le plus ancien des deux chœurs est situé à l’orient. C’est celui qui offre l’hémicycle avec les deux élégantes tourelles : il est imposant par la grandeur de ses proportions et la simplicité de son caractère. Son principal ornement, c’est cette petite galerie , sous le toit , dont les colonnes et les chapiteaux offrent une grande élégance. Les deux portes latérales, couronnées du plein cintre, ne manquent pas de beauté. Il faut cependant distinguer celle de gauche, ou du midi, à cause de la disposition de ses colonnes et de ses chapiteaux , composés d’une riche végétation, et imitant encore le chapiteau corinthien (*) , et d’animaux , parmi lesquels on remarque des lions dévorant un bélier. La nef est formée par deux rangées de solides piliers au nombre total de dix-huit : ils supportent de chaque côté six arcades à plein cintre, sans archivolte. Au lieu d’un triforium , il existe dans notre cathédrale un mur plein, décoré seulement de deux hautes arcades aveugles , c’est-à-dire, simulées. Au-dessus de ces arcades s’élèvent les fenêtres de la claire-voie; chaque travée en contient deux. La nef offre l’ alternance , c’està-dire que la voûte couvre l’espace contenu entre six piliers , les nervures partant de quatre piliers , en en laissant sans objet deux autres intermédiaires.

Des colonnes engagées s’élèvent alternativement jusqu’à la naissance de la voûte dans la nef. Ce sont ces colonnes à chapiteaux cubiques qui supportent les arcs-doubleaux à ogive et transversaux, et qui dans la longueur delà nef sont au nombre de quatre. Huit piliers sont donc à colonnes engagées; les dix autres intermédiaires sont lisses et portent tailloir à la naissance de l’arcade.

C’est vers la fin du XIIe siècle que furent commencés le transsept et le chœur occidental. Mais, là, le chœur n’est plus circulaire : il est polygonal, et l’on sent qu’on se rapproche déjà de la grande révolution qui va se faire au commencement du XIIIe siècle. Il faut que le transsept du nord ait été achevé avant l’année 1 22S, puisque les chroniques nous disent que l’évêque Siegfried consacra en cette année l’autel de Saint-Barthélemi, situé dans le transsept septentrional à la droite de l’entrée delà chapelle de Saint-Gotlhard.

Les trois chapelles formant le chœur de l’ouest , sont construites de la moitié d’un hexagone. Leurs angles sortants à l’extérieur sont renforcés de contre-forts, corrane le sont aussi ceux des transsepts. Ces contreforts ne sont pas placés sur l’axe des nervures diagonales, mais parallèles et perpendiculaires à l’axe de l’église. A l’extérieur, on remarque déjà, dans les trois frontons qui couronnent les chapelles de ce chœur, la fenêtre circulaire ou petite rose à huit compartiments rayonnants. Sous la corniche rampante il existe une rangée de petites arcades à plein cintre. On bâtit la sacristie à la même époque qu’on éleva le chœur occidental. Nous ne devons pas omettre de mentionner la belle porte communiquant du transsept du sud à la chapelle méridionale du chœur. Elle est élégante, et, quoique couronnée du plein cintre, elle offre cependant déjà le caractère de la transition (**). La porte correspondante, dans le transsept du nord, est moins ancienne, car elle est surmontée de l’ogive. C’est au commencement du XVe siècle , entre les années 1397 et 1412 , que Conrad de ’NVeinsberg fit élever le beau cloître de la cathédrale de Mayence, ce que prouvent ses armoiries placées dans les clefs de voûte. L’architecte du cloître est sans doute le père de ce Jean Wackerlin qui mourut vers le milieu du XIVe siècle, et qui est enterré avec tous ses ancêtres dans le cloître dont nous nous occupons.

C’est en 1 135 et 1 136 que 1 archevêque Adalbert I fit construire la chapelle de Saint-Gotthard , au nord de la cathédrale. A cette époque, le transsept septentrional n’existait pas encore. Cette chapelle était en communication avec le palais archiépiscopal, et servait d’oratoire particulier au prélat.

(*) Voyez cette porte dans l'ouvrage de Moller, I<‘r volume, pl. VI.

(**) Voyez celte porte dans l’ouvrage de Moller, I*r vol-, pl. XII.

STYLE ROMAN

La salle capitulaire de notre cathédrale a été élevée à la fin du XIIe siècle ou au commencement du Xlïl*. Cette salle est carrée, couverte d’une voûte d’arête à ogive, dont les nervures aboutissent à de petites colonnes de peu d’élévation (*) , dont les chapiteaux ne sont plus cubiques, mais formés de feuillages tels que nous offre Je style de la transition fleuri. C’est dans cette salle que se trouve la belle porte conduisant dans le transsept méridional, mais qui est aujourd'hui murée. On observe, dans le tympan circulaire de cette porte, le buste en ronde bosse de saint Martin , patron de la cathédrale , tenant de la main droite un modèle d’église, représentant la cathédrale , et de la gauche un livre ouvert , dans lequel se lisent les paroles suivantes :

Fax huic domui et omni habitanli in ea : c’est-à-dire : Que la paix soit dans cette maison et parmi tous ceux qui l’habitent. Sur l’archivolte intérieure, on lit SCS Martinus. En dessous du buste, sur l’espèce d’imposte ou plate-bande qui le supporte, sont tracés ces mots en belles onciales :

Emicho. Zan. fieri. me fecit. Ce qui veut dire : Emicho Zan m’a fait faire. Cet Emicho était un bourgeois de Mayence , de la race patricienne de Zum Zan ( ad dentem) , nommées dans des documents des XIIIe et XIVe siècles (**).

C’est dans la cathédrale de Mayence que se trouvent les tombeaux si remarquables des archevêques Siegfried III d’Eppstein et de Pierre d’Aspelt. L’on y voit aussi la belle porte en bronze du Xe siècle, avec la curieuse inscription ou charte d’Àdalbert Ier de Saarbrück, de l’année 1135, rapportée tout au long dans l’ouvrage de F. H. Millier, documents relatifs à l’histoire de l’art en Allemagne, etc. , etc. ; Leipzig et Darmstadt, 1837, in-4°.

(*) Voyez l’Allemagne pittoresque et monumentale, pl. II : Salle capitulaire du dôme de Mayence ; et Moller, tom. I, pl. LIV. Sur la pl. IX, on trouvera plusieurs chapiteaux de notre salle.

(**) Voyez la porte en question dans le Moyen âge monumental et archéologique, planche CCLVII.

— BIBLIOGRAPHIE

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CATHEDRALE DE BOIXIX

L’antique patrie des Ubiens, devenue au moyen âge le siège des Électeurs, et de nos jours le centre d’une université justement célèbre , Bonn , cette cité historique et scientifique à tant de titres , renferme dans l’enceinte de ses murs plusieurs témoins des phases diverses de son existence , quelques-uns de ces monuments qui caractérisent chacune des grandes époques d’une ville pour les redire à la postérité. Le voyageur et l’antiquaire y trouvent, dans ses édifices de tous les âges, un aliment à leur curiosité. Citons d'abord l’hôtel de ville, construction moderne, et la place publique décorée de son monument romain (*); puis l’ancien château où résidaient autrefois les Électeurs de Cologne, construit avec une partie des ruines de son vieux mur d’enceinte, sur l’emplacement même qu’il occupait; le roi de Prusse a dépensé, dit-on , des sommes considérables pour les réparations et la disposition de ce vaste édifice , qui sert maintenant de local aux cours de l’université fondée en 181 8, et l’une des plus célèbres de l’Allemagne. Cet établissement, le plus beau, peut-être, des édifices universitaires qu’on connaisse en Europe, contient les cinq facultés , une bibliothèque de soixante mille volumes, le musée des antiquités germaniques et romaines, une collection de plâtres des meilleurs morceaux de la sculpture antique, etc.

Mais Bonn ne s’enorgueillit pas seulement de ses grandes constructions civiles, la religion offre encore des temples bien dignes d’intérêt, et les églises de Saint-Remi, Saint-Martin, Saint-Pierre, celle des Jésuites, mais surtout la cathédrale , nommée aussi le Munster, qui forme le principal objet de cette notice, méritent, en effet, toute l’attention de l’archéologue et du voyageur.

On attribue généralement la première fondation de la cathédrale de Bonn, ainsi que de plusieurs autres , telles que celle de Saint-Géréon à Cologne, etc., à l’impératrice Hélène, et une tradition rapporte que la mère de l’empereur Constantin l’avait consacrée , en l’an 319, à la mémoire des saints Cassius et Florenlius, chefs de la légion thébaine, qui avaient souffert le martyre; du moins, on peut presque rapporter à son siècle la crypte sur laquelle s’élève le chœur. Cette fondation tenait un rang très-élevé dans l’ancien ordre des églises de l’archevêché, puisque son prieur en occupait la première place après celui de la cathédrale de Cologne (**) .

Nous manquons de documents positifs sur l’époque où fut élevé l’édifice actuel; cependant, on y reconnaît, dans certaines parties et notamment dans celle méridionale du choeur, quelques traces de l’ancienne construction. L’abside orientale, ainsi que les deux tours qui l’accompagnent, paraissent appartenir à la fin du onzième siècle ou au commencement du douzième. On peut encore attribuer à peu près à la même époque les deux absides polygonales et toute la nef du milieu jusqu’à la deuxième galerie , au-dessus de laquelle parait un autre style; enfin, plusieurs antiquaires prétendent que le reste de l’édifice, y compris le clocher central, aurait été terminé par Gerhard, comte de Sayn, mort en 1177 , opinion que ne partage point Boisserée. Ce savant archéologue dit bien que Gerhard augmenta le nombre de quelques fondations pieuses dans ce chapitre, sans ajouter de plus que sa libéralité s’étendit à l’achèvement de la cathédrale ; dans cette dernière supposition , continue-t-il, on a probablement confondu Gerhard avec Bruno , qui fut aussi un comte de Sayn , et plus tard, de 1205 à 1208, archevêque de Cologne. Cette conjecture devient presque une certitude par les renseignements que donne Césarius, moine d’Heisterbach , sur les reliques de ce couvent; il cite, au nombre de ces reliques, les ossemeuts des chefs de la légion thébaine, et il dit expressément qu’ils furent trouvés pendant la reconstruction de la cathédrale de Bonn. Or, nous savons que l’église de Heisterbach fut élevée de 1202 à 1233, et que Césarius écrivait en 1221 ; il est donc probable qu’au temps de l’archevêque Bruno, pendant cette guerre qui causa la destruction de la ville de Bonn , la cathédrale fut aussi détruite , du moins

(*) Sur la place Saint-Remi , on remarque un monument d’antiquité du plus haut intérêt. Formé de colonnes et consacré à la Victoire, il porte l’inscription: Deæ victoriæ sacrum. Quelques antiquaires ont prétendu que cet autel était le véritable ara Ubiorum dont parlent les anciens auteurs, et dont la position a tellement embarrassé les archéologues, que jusqu’à ce jour on n’a point encore osé déciders’il occupait l’enceinte de Cologne ou celle de Bonn. — T'oyez G. Ghelen, De admirandâ sacra et cioili magnitudine Colonise, 1645 ; Mémoires et notice de Danville sur les Gaules; — Malte-Brun ( Précis de la Géographie universelle .)

(**) « Suivant l’organisation ecclésiastique du moyen âge, dit Lange, il y avait toujours un certain nombre de paroisses sous la direction d’un doyen , dont l’arrondissement se nommait doyenné ; plusieurs de ces doyennés réunis étaient confiés a la surveillance d’un archidiacre, qui , à son tour, était subordonné à un évêque ou archevêque. L’archidiacre était , pour l’ordinaire, en même temps prieur de quelque collégiale importante; c’est ainsi que, par exemple, le prieur de la collégiale réunie à l’église des saints martyrs Cassius et Florentius à Bonn, était en même temps diacre des doyennés de l’Aargau, du Zulpichgau et de l’Avelgau , dans le diocèse archiépiscopal de Cologne. Si l’on est fondé à conclure de là que l’église collégiale, siège de ce prieur, dut être au nombre des plus considérables , cette conjecture se conGrme bien à la vue du dessin que nous publions. »

— STYLE SOMAN.

en grande partie, et que Bruno , qui possédait une fortune considérable, la fit reconstruire ou laissa un legs à cet effet.

La cathédrale de Bonn présente une disposition particulière dont on rencontre peu d’analogues ailleurs qu’en Allemagne , mais particulièrement sur les bords du Bhin; encore, ces églises diffèrent-elles beaucoup. Sainte-Marie du Capitole, Saint-Martin, les Saints-Apôtres de Cologne, etc. , possèdent bien les trois absides semi-circulaires, mais aucune d’elles n’offre la longueur démesurée du chœur et le vide qui existe entre les absides et les deux tours de l’Est , singularités qui forment ici le caractère distinctif du monument qui nous occupe , et qu’on ne sait trop comment interpréter, à moins qu’on ne veuille y reconnaître ou un signe de fondation ecclésiastique, caractérisé par la double croix archiépiscopale que reproduit le plan, et confirmant l’opinion de Boisserée, qui attribue l'achèvement de la cathédrale au comte Bruno, archevêque de Cologne, ou, ce qui nous paraît plus probable , l’intention scrupuleuse des derniers fondateurs à conserver religieusement au chœur sa forme primitive, restreinte peut-être, dans l’origine, à cette seule partie ainsi que nous en trouvons des exemples parmi les constructions mérovingiennes et carlovingiennes , se contentant de l’augmenter successivement d’absides, de tours et de nefs. Quoi qu’il en soit , le plan géométral représente d’abord la figure d’un parallélogramme allongé, divisé en trois portions inégales, formant les nefs, et, à la partie orientale, un appendice comprenant le chœur et l’abside, qu’accompagnent deux tours carrées ; puis, à l’extrémité des nefs, vers l’endroit ou les lignes , en venant à se couper transversalement , reproduisent la croix (*) , symbole révéré des chrétiens, on remarque deux autres appendices polygonaux, dessinant les absides secondaires du Nord et du Sud ; la figure octogonale , décrite au centre de 1 édifice, indique la place du grand clocher ; enfin , deux petites tours rondes ou cylindriques flanquent, adroite et à gauche, la façade occidentale du temple.

Peu de monuments se développent à l’extérieur d’une manière plus imposante et plus sévère que le Munster de Bonn; aussi, conçoit-on l’enthousiasme incessant des voyageurs à son aspect. Ces lignes si pures, les combinaisons variées d’arcades sur arcades , cette réunion de tours qui projettent dans l’air leurs flèches élancées et semblent porter l’humble prière du chrétien jusqu’au trône de l’Éternel , ce clocher hardi qui couronne et domine si majestueusement l’édifice, tout concourt à faire de l’église des saints Cassius et Florentins un monument à part et bien digne de l’admiration générale. Mais, arrêtons-nous un instant pour l’étudier dans quelques-uns de ses détails, voyons et décrivons plusieurs de ses parties. La face orientale nous offre d’abord une abside où , comme aux églises de Sainte-Marie du Capitole, Saint-Martin , des Saints- Apôtres à Cologne, de Saint-Castor à Coblentz, etc., la partie supérieure est ornée, sous une corniche que supportent des modifions , d’une élégante galerie, formée de petites arcades à jour, produisant un très-bel effet ; puis, de grandes fenêtres , destinées à éclairer le chœur ou sanctuaire, au-dessous duquel se trouve la crypte, mentionnée plus haut , et qui reçoit la lumière par des baies étroites placées à la partie basse du monument, occupent l’étage inférieur. Les angles de l’abside sont remplis par deux tours quadrangulaires , sveltes et déliées, dont chaque étage, exprimé à l’extérieur par une corniche en saillie, présente, comme décoration, plusieurs combinaisons variées de l’arcade ; c’est ainsi que, simples et bouchées à la base, elles s’ouvrent dans le haut par groupes de deux et de trois, renfermées dans un plus grand arc. Indiquons encore la forme tronquée des flèches qui constituent leur toiture, et rapportons à ce sujet que, quoique couvertes en plomb cornene le vaisseau de l’église et le grand clocher, toutes ces parties supérieures de l’édifice furent naguère réduites en cendres par la foudre.

Les exigences du climat septentrional de l’Allemagne forcèrent les architectes du moyen âge à donner une certaine roideur à l’inclinaison des toits, afin de faciliter ainsi l’écoulement des pluies et la fonte des neiges; un coup d’œil jeté sur cette partie de la cathédrale de Bonn nous expliquera que cet élancement gracieux est particulièrement dù à cette nécessité.

Embrassons maintenant d’un même regard les deux petites tours cylindriques qui accompagnent la façade occidentale , et qu’on pourrait, à la rigueur, considérer comme les gardiennes avancées de l’église ; le système un peu lourd des contre-forts servant d’appui au grand mur delà nef centrale, où nous remarquons, comme ornement extérieur , ces gracieuses rangées d’arcades en ogive; l’abside du Nord, semblable à celle du Sud,1 formant transsept et soutenant le clocher octogone, abside qui diffère de celle de l’Est d’abord par sa forme polygonale et les ouvertures circulaires placées au-dessous des grandes croisées , puis, par la présence des

(*) Nos lecteurs se rappellent que les architectes du moyen âge, ces hommes si éminemment religieux, ont souvent donné aux plans de leurs églises la forme d’une croix qu’ils modifièrent de plusieurs genres; ainsi , nous connaissons la croix latine , ta croix grecque , la croix renversée, la croix de Lorraine ou archiépiscopale, etc.

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