PORTAIL MÉRIDIONAL
S’il est dans le monde un monument auquel on puisse appliquer les épithètes de merveilleux et d’admirable, c’est certainement la cathédrale de Strasbourg : il nous semble impossible à un homme de bon sens et de bonne foi de le contester. C’est qu’en effet, dans la façade au moins de ce sublime édifice, à une délicieuse finesse de détails , à une élégance exquise de formes et à un rare bonheur de dispositions , vient se réunir le mérite d’une difficulté vaincue, dont l’immensité est telle, qu’il n’y eut jamais rien, nous ne disons pas d’égal, mais nous disons seulement de comparable! Où existe-t-il, en effet, une construction d’une aussi effrayante hardiesse, et conséquemment où se trouve-t-il un témoignage de science architectonique aussi profonde , aussi sûre d’elle-même? Qu’on préfère le style du Parthénon ou tout autre à celui de la cathédrale de Strasbourg, c’est une erreur, dont l’application devient souvent une absurdité; mais cette erreur, nous la comprenons , tandis qu’il reste pour nous parfaitement incompréhensible que, depuis qu’il existe, ce monument, le plus haut (*) et le plus léger de la terre , n’ait pas toujours été cité, avant tous les autres , comme le type de ce que le génie de l’homme a jamais fait de plus grandiose, de plus magnifique , de plus difficile (**).
Strasbourg , en latin Argentoratum , était le siège d’un évêque dès le milieu du IVe siècle , et conséquemment il devait y avoir une église cathédrale. Cette église fut sans doute détruite lors de l’invasion des Alemanni , et c’est à Clovis qu'on doit la première cathédrale dont l’existence soit constatée. Elle était en bois, et quelques traditions disent qu elle ne fut terminée que sous Dagobert 1er. Incendiée partiellement en 873 et en 1002, elle le fut complètement en 1007 par le feu du ciel. En 1015 , Wernha en commença la reconstruction. Le nouvel édifice se continua lentement. Kœnigshoven, qui écrivait à la fin du XIVe siècle, rapporte que des incendies le ravagèrent successivement en 1130, 1140, 1150 et 1170, et que l’achèvement des voûtes de la nef n’eut lieu qu’en 1275. Deux ans plus tard, on entreprit la construction du portail occidental. Ce fut un architecte allemand , Erwin, né à Steinbach, dans le duché de Bade, qui fut chargé de ce travail. Ce grand artiste, dont certes, le nom mérite l’immortalité tout au moins autant que Callimaque et Mnésiclès, fonda à Strasbourg une loge de maçons-libres ; il mourut en 1318. Son fils Jean, qui lui succéda dans la direction des travaux, acheva le second étage du portail, que Erwin n’avait pu terminer. Après lui ou changea les projets de ce dernier, et on éleva un troisième étage, qu’on relia par une construction intermédiaire. En 1365, la tour du nord était construite jusqu’à la naissance de la flèche. Celle-ci fut terminée eu 1439 par Jean Aulltz de Cologne. En 1459, on renouvela les voûtes de l'église et les toits. En 1494, on répara la chapelle Saint-Laurent, qui servait de paroisse à une partie de la ville , et on refit une décoration nouvelle à la partie inférieure du portail du croisillon septentrional, d’après les dessins de Jacques de Landshut. En 1515, on reconstruisit la chapelle Saint-Martin, aujourd’hui chapelle de Saint-Laurent. Lachapelle de Sainte- Catherine, qui est opposée à celle-ci du côté du midi , avait été bâtie en 1331 ; elle fut voûtée de nouveau en 1542. En 1565 , eu 1626 et en 1654 , la foudre causa de grands dommages à la flèche. Lors de l’accident de cette dernière année , on fut obligé de l’abattre de cinquante-huit pieds, mais on la rétablit telle qu elle avait été ; ou l’exhaussa même d’un pied dix pouces.
La gravure représente la partie inférieure du portail du croisillon méridional , qui date du XIIe siècle. Ou y accède par un perron de quatre marches, et deux portes accouplées y sont pratiquées. Chacun des piedsdroits de ces portes est garni de trois colonuettes placées dans des redents. Les bases, d’un profil compliqué, se ressemblent toutes; mais les chapiteaux, formés de riches feuillages et de palmettes, offrent plusieurs types. Les tailloirs qui surmontent ces derniers présentent deux modèles différents : les uns sont formés d’un quart de rond placé entre deux filets , et recouverts de feuilles qui rappellent l’acanthe ; les autres consistent eu une
(*) Ce que nous disons là n’est pas rigoureusement juste, caria plus haute des pyramides d’Égypte a quatre mètres de plus que la flèche de Strasbourg, qui n’atteint que 142 mètres 10 cent. Nous maintenons pourtant notre expression, parce qu’il nous paraît qu’on ne peut penser à faire un rapprochement entre les informes montagnes de pierre des Pharaons et l’œuvre, aussi éblouissante de témérité que ravissante de grâce, dont nous parlons.
(**) Des auteurs contemporains ont célébré la cathédrale de Strasbourg, et particulièrement sa flèche, dans leurs écrits. Ainsi Æneas Sylvius , pape sous le nom de Pie II , en a parlé avec de vifs éloges. Wimpfelling , qui vivait aussi dans le XVIe siècle , en a exalté le mérite en prose latine ; et au XVIIe siècle encore, Nicodème Frischlin lui a consacré des vers latins. C’est précisément à 1 époque où on a été le plus incapable de rien faire qui püt rivaliser avec la cathédrale de Strasbourg , qu’on a montre le plus de dédain à son égard.
— STYLE ROMAN
réunion de moulures, dans lesquelles on retrouve ces réminiscences de la base attique , dont on découvre presque toujours des traces dans les monuments contemporains.
Les baies comprises entre les pieds-droits ont un linteau droit à encorbellement, placé plus bas que les chapiteaux ; l’enterrement de la Vierge y est représenté sur la porte de gauche, et son ascension sur celle de droite. Au-dessus , et dans le tympan de l’arc plein cintre des portes , sont sculptés, d’un côté la mort de la Vierge , qu’entourent les apôtres , au milieu desquels se trouve Jésus recevant l ame de sa mère , et de l’autre le couronnement de la Vierge par son fils. Deux anges tenant des encensoirs complètent cette composition. L’archivolte de l’arc a deux redents garnis de tores simples. Elle est couronnée de deux gros tores, qui constituent une seconde archivolte, dont la retombée porte d’un côté sur deux colonnes plus fortes que celles des pieds-droits des baies, et qui sont placées de manière à racheter la saillie que forment les portes sur le nu du mur. Ces colonnes ont des chapiteaux d’un même style que les autres ; leurs fûts sont ornés au centre d’une forte ceinture, et elles sont élevées sur un stylobate mouluré, dont le profil est une base attique, élevée sur un soc chaufreiné.
Au trumeau central qui sépare les deux portes, se voit, placée sur le chapiteau historié d’une courte colonne élevée elle-même sur un piédestal , une statue du roi Salomon qui tient une épée , sans doute par allusion à la manière dont il fit justice des femmes qui se disputaient un enfant. Au-dessus de cette statue est le buste du Christ, bénissant d'une main et tenant un globe de l’autre; il est surmonté d’un dais à tourelles. De chaque côté des portes sont deux autres figures (*) également placées sur une colonne. L’une, celle de droite, représente la synagogue ou la vieille loi, sous les formes d une femme, les yeux couverts d'un bandeau, tenant une lance brisée dans une main et les tables de la loi dans l’autre; celle de gauche, au contraire, représente la loi nouvelle avec la couronne en tête et triomphante : elle tient la croix , et porte un calice , symbole de l’eucharistie. Cet antagonisme de la vieille et de la nouvelle loi est souvent représenté sur les manuscrits et les vitraux au XIIe et au XIIIe siècle.
(*) Ces deux figures sont anciennes ainsi que les bas-reliefs de la mort et du couronnement de la Vierge. Les autres sculptures son! modernes ; mais elles reproduisent, dit-on , les sujets anciens.
— BIBLIOGRAPHIE
l* Osce Scliad (Schadæus). Summum Argenloratensium templum. Strasbourg, 1617 , in-4°.
2“ Grandidier. Essais historiques et topographiques sur l’église cathédrale de Strasbourg. Strasbourg, 1782, in-8°.
3° Joseph Schweighæuser. Description nouvelle de la cathédrale de
Strasbourg et de sa fameuse tour. Strasbourg, 1770, in- 1 8.
4° J. G. Schweighæuser et Chapuy. Vues pittoresques de la cathédrale de Strasbourg, avec un texte. Strasbourg, 1837 , in-4”.
5° Daniel Ramée. Moyen âge monumental et archéologique.
CATHÉDRALE DE BOURGES (porches)
De même que les temples antiques, composés ordinairement d’une partie antérieure, Tipovaoç, anlicum , d’une partie centrale, vaoç, cella, et d’une partie postérieure, Ô7n<j0o'8op.oç, posticum, les basiliques païennes, quoique d’un usage tout différent, offraient trois divisions principales : le vestibule pour les marchands, la nef pour la foule des citoyens, la tribune pour les juges. Or, lorsque les chrétiens convertirent les basiliques en temples du vrai Dieu, ils n’en changèrent ni le nom, resté pendant plusieurs siècles l’expression consacrée pour désigner une église, ni les dispositions, qui, au reste, par un hasard heureux, permettaient d’attribuer une place distincte à chacune des trois grandes classes dont la société était formée alors, c’est-à-dire, le clergé, les fidèles et les néophytes. Les prêtres se placèrent donc dans l’abside devenue sanctuaire, la masse des croyants dans la nef, et ceux qui n’avaient point encore reçu le baptême furent relégués sous le porche, hors de l’église, dans laquelle il ne leur était pas permis d'entrer.
A l’exception d’une seule, toutes les basiliques civiles de l’Italie, qui ont reçu une destination religieuse, sont aujourd’hui disparues ; mais elles ont servi de prototypes à celles qui sont venues après, et l’usage de les faire précéder d’un porche s’est ainsi perpétué; seulement, différentes circonstances, telles que le souvenir du temple de Jérusalem et la nécessité de séparer les différentes classes du peuple, ont modifié les formes primitives et donné naissance à des dispositions différentes qu’on peut rapporter à trois systèmes, souvent, au reste, combinés les uns avec les autres, le porche vestibule intérieur, le porche vestibule extérieur , le porche atrium.
Le porche vestibule intérieur était circonscrit entre le revers du mur de face de la basilique et une rangée d’arcades placées transversalement par rapport à son axe. Cet arrangement est le plus ancien ; c’était celui des basiliques païennes Ulpia et Émilia. L’église Sainte-Agnès, à Rome, présente un porche intérieur ; un grand nombre d’églises romanes et ogivales de la France en possèdent également un, plus ou moins bien caractérisé. Mais, chez ces derniers, il est évident que cette sorte de porche n’est que la conséquence de certaines exigences de construction, ainsi de la nécessité de relier les deux tours d’une façade, d’établir un porte-orgue, etc.
Le porche vestibule extérieur, offrant beaucoup d’analogie avec le péristyle des temples païens, consistait dans une construction appliquée sur le mur de face de la basilique, et formée par un portique dont les parties latérales, quelquefois percées de baies, n’étaient que la continuation des murs du côté de l’édifice, comme à Saint-Laurent hors des murs, à Rome. Ce porche s’ouvrait ordinairement dans la nef par trois portes, dont celle de droite était exclusivement réservée aux hommes, et celle de gauche aux femmes. De longs voiles suspendus dans les baies des arcades garantissaient les pénitents du soleil, en les dérobant aux importunités de la rue. Le porche extérieur a vraisemblablement été le plus communément employé parmi les porches anciens.
Le porche atrium consistait, en une cour quadrangulaire, découverte, placée devant l’église, et quelquefois précédée elle-même d’un vestibule de petites dimensions, comme à Saint-Clément, ou aussi large qu elle, comme à l’ancienne basilique de Saint-Pierre. Cette cour était entourée de galeries à la façon d’un cloître, et au nombre de trois ou quatre, d’où les mots triporlicus, quadriporticus, qu’on y appliquait. L’usage des atrium, reproduction de la cour qui précédait le temple de Salomon, remonte à l’origine même des églises : car celle de Tyr, bâtie en 313, et la plus ancienne dont parlent les Pères, en contenait un, dans lequel coulaient des fontaines où les fidèles se lavaient les mains et le visage avant d’entrer dans la basilique, coutume qui symbolisait une purification spirituelle. Dans tous les atrium, il existait une fontaine semblable: on l’appelait cantharus, labrum, nymphœum, «hkXt], /.epvîêo^cffxov ; c’est elle qui a donné naissance aux bénitiers. Les atrium, dont le préau était souvent planté d’arbres, avaient, ainsi que les autres systèmes de porches, leurs galeries richement ornées de colonnes de marbre, d’incrustations, de peintures et de mosaïques ; il n’en existe aucun exemple en France et en Angleterre, ce qui prouve que, dans ces pays au moins, l’usage en était abandonné complètement au XIe siècle. Aux atrium étaient parfois annexées différentes exèdres ; ainsi, dans la basilique si complète de Parenzo, en avant de l’atrium est un baptistère octogone.
Dans les anciens auteurs, dont, malgré de nombreuses recherches, la terminologie reste encore souvent obscure, les porches des basiliques sont désignés sous les noms de por tiens, Ttpovao,*, volpOs-, Mais ces deux dernières expressions ne s’appliquaient à un porche extérieur qu’en parlant des églises séculières, xaOoXi xà; sV.xXy]<7ta;. Lorsque, au contraire, il s’agissait d’églises monastiques, elles indiquaient une partie intérieure, placée à l’entrée de la nef; dans ce cas, le vestibule extérieur s’appelait l^ojvapôïi?, et par corruption çoWr,?. Quant à l’expression de porlicus, qui, au propre, signifie un portique, elle semble être l’appellation générique pour les différentes sortes de vestibules précédant les églises. Il parait aussi que, suivant l’opinion de Bentham entre autres, elle servait également à désigner le bas côté d’une église, ou au moins une partie du bas côté ; plusieurs textes ne peuvent s’expliquer que de cette façon. C’est du mot porlicus qu’est venu celui de porche.
— STYLE ROMAN
Le mot atrium vient de ce que les galeries qui composaient la construction ainsi nommée, e'taient au nombre de trois (*). D’après du Cange, on disait en grec «TOptov (mot qui signifie placé en plein air), parce que l’atrium renfermait, en effet, un espace exposé à l’air. Ce qui est clair, c’est que ce mot a été emprunté à l’architecture civile. L’atrium des maisons antiques était le même que celui des églises; aussi voit-on ce dernier désigné également sous le nom d 'impluvium. Il l’a encore été sous ceux faciles à expliquer d’area, area subdialis , d’area Dei, de peristylum, d'ambulaculum, de catacumba et de paradisus (**). C’est de ce dernier qu’est dérivé le mot de parvis , dont on se sert encore pour indiquer la place qui précède une église. De paradisius on a fait paravisius, puis parvisius , et enfin parvis (***). Cette étymologie, quoique contestée, n’admet guère le doute.
En Italie, où le type de la basilique s’est perpétué fort tard, les porches ont naturellement continué à faire partie intégrante des églises; mais en France il en a été autrement. A partir du XIe siècle au moins, puisqu’on ne peut remonter plus haut, la société étant devenue complètement chrétienne et ne renfermant ainsi plus de néophytes, les porches, qui primitivement avaient une importante raison d’être, et conséquemment étaient de règle, ne furent plus qu’une exception, dont l’existence ne fut, suivant les apparences, que très-rarement motivée par des exigences liturgiques, et le fut au contraire très-souvent, et d’une manière évidente, par des motifs de défense, de commodité ou de décoration. Il est résulté de ces circonstances une assez grande diversité dans les types qu’ils présentent, et que dans les Instructions du Comité des arts on a rapporté à ceux-ci, à l’intérieur, 1° « le porche en coupole ,» formant une rotonde. On y voit une réminiscence de l’église circulaire du Saint-Sépulcre : il a toujours dû être fort rare en Occident. Nous n’en connaissons qu’un exemple à citer, celui de l’église du Temple, à Paris, actuellement détruite ; 2° « le porche accidentel (****), formé
- par la base d’un clocher placé au milieu du portail, ou résultant de l’étranglement que produisent dans le plan
- de ce même portail les bases des deux clochers latéraux, ou enfin produit par le retrait des portes eu arrière de ■< la masse du portail. » Le premier de ces types est commun à toutes les époques ; il n’est pas toujours placé dans l’axe de l’église, et ses côtés sont souvent percés d’arcades qui en font une sorte de péristyle. Le second est plus rare : nous n’en connaissons que peu d’exemples; il est ordinairement divisé en travées dans sa longueur, et quelquefois dans sa profondeur. Pour le troisième, on peut peut-être contester que ce soit un porche véritable, puisqu’il ne consiste que dans la profondeur de l’ébrasement des portaux , comme on disait jadis. C’est celui des grands monuments à ogives. On reconnaît qu’il a été combiné en même temps pour donner un abri et pour procurer une base fort large à la façade dont la partie supérieure est en retraite, de façon à ce que la saillie des grandes portes ébrasées fasse l’effet de contre-forts. — « A l'extérieur, le porche péristyle, imitation du péristyle antique. » Celui-ci est formé d’un avant-corps plus ou moins considérable, porté sur des colonnes libres ou en faisceau. Le plus bel exemple que nous puissions citer d’un porche pareil en France est celui, infiniment remarquable, de l’église romane de Saint-Benoît-sur-Loire, soutenu sur des colonnes d’un style corinthien très-caractérisé, et disposées en quinconce. C’est également parmi les porches péristyles qu’on est contraint de ranger les porches percés de grandes baies sur toutes leurs faces, dont les arcs retombent sur des piliers. Ces porches, les plus communs de tous, sont quelquefois, mais seulement vers le XVe siècle, d’un plan polygonal ou même triangulaire. Ils sont d’excellents motifs de décoration ; aussi les porches dits de décoration , et qui ne sont fréquemment que des constructions accolées aux églises à une époque avancée, reproduisent-ils souvent ces types. Ces porches de décoration consistent souvent aussi dans un petit portail avec fronton, niches, etc., et justifient le nom qu’on leur applique pur l’absence d’utilité réelle, discernable dans leurs dispositions. On ne voit guère de ces porches que dans les monuments à ogives, et ils sont généralement ornés de nombreuses sculptures, lesquelles sont peintes dans les parties abritées par leur position. « Le porche tribunal , ordinairement supporté par deux colonnes, dans la décoration des- « quelles il entre presque toujours des lions. » Nous en parlerons plus loin. — « Le porche militaire; » il est rare et généralement ancien. On ne trouve ordinairement, dans les églises construites pour résister à un coup de main, que de simples balcons de défense à mâchicoulis, placés au-dessus des portes ; genre de fortifications qu’on a grotesquement nommées moucharaby , en estropiant un mot arabe, auquel il était certes parfaitement
(*) Isidore de Séville dit dans ses Origines : « atrium magna ædes est , sive amplior et spaciosa dotmis, et dictum est atrium ■■ eo quod adduntur ei très portions extrinsecus. »
(**) Léo Marsicanus, en parlant de l’empereur Othon, dit : a Mortuus est Romæ , et in paradiso id est in atrio ecclesiæ beati « Pétri apostoli sepultus. Ann. Dom. 983.
(***) Voir au mot parvis dans le dict. étym. de Ménage.
(****) Cette expression est d’une exactitude contestable; car, à vrai dire, il n’existe pas de porches formés par hasard, tous ceux qui existent ayant certainement été disposés avec intention.