‹ Monuments anciens et modernes (volume 4)Chapitre 7 sur 62 · AA · texte numérisé non relu

AA

Italie

• Av;/// ,u A?// ,?/ Is/éi/z, >- ,z. r^lcT-ma

jLo’aunents Anciens et Mt

-,/!,/! ,I^'“sia dc San Jorge en e] Velabro en Roma . a,/,,.

daprês MfÂLb. Lenoir . ' J. Bury et Jourdan del

1SASIMOU3Ë m ST WSŒ§ Aü TILMSMI s A Mil .

'‘Ôiùtùcc/'ivt/iyi, 7,r/i. ï/e<na/û'a/'fe4aÂ.c''Xa'i$09n < Italie tÂtrtJr/uae, ’à'Siz'/i'uertÿe-# œ/ rr/é//t.r tr-L. A

■ " Italien BASILIC ®3F SAS ©I®BM(U M TKlA®ffi©lT a©ME . ^ Iulla,

Italy . ^ar •

Basilica de San Jorôe eu el Velabro . en 11 oui a . /Itatiœ/

ututhr et JfodernM

EGLISE DI Sï GEORGES AU YELABME , A ROME ,

Gibori ara ,

'TIHI1UMCM <0>F SAN (&I ©K.<&I © AIL ¥E JLABR © AT MME.

•iborium. ^

7/uaaa/œc etwt&te /// /.rCac?^ a.- <.

Tolcsni de San Joroe en cl Veiabro en Rom a ùhyrart,

A/'/f Ara L// //.fr>r//C ,/ / ■ X.U. 7/1 /A/,./,/ , .. ..

Cj boriun

Mon//, znen.tr Anciens et Mcderrzes

BASILIQUE DE S” MAKIE UV COSMEDIIV, A ROME

Dans la partie de l’ancienne Dôme nommée le Velabre, située entre le Tibre et le mont Aventin , vers la rive qu’embellit Tarquin l’Ancien , et qu’on appela dès lors pulchrum lillus, s’élevaient de nombreux édifices, dont quelques-uns sont encore en partie conservés de nos jours. Vis-à-vis le temple circulaire attribué par quelques auteurs à Hercule , par d’autres et plus généralement à Vesta , on en avait construit un de forme carrée, qu'on a cru longtemps être celui de la Pudicité Patricienne, mais qui plus probablement était consacré à Cérès et à Proserpine. Détruit dans les premiers siècles du christianisme, les colonnes qui le décoraient servirent à la construction d’une église 5 quelques-unes même restèrent à la place qu’elles occupaient d’abord, et furent enclavées dans les murs de l’édifice moderne, où on les voit encore, ainsi qu’une partie de la cella établie en travertin. L’église fut consacrée à la Vierge. Adrien Ier, en 728 , l’orna si magnifiquement, qu’elle fut surnommée alors in Cosmedin, ce qui, en grec, signifie ornement. O11 voit encore sous le porche une inscription accompagnée de quelques détails de sculpture , sur laquelle on lit le nom d’Adrien Irr. Le style des ornements la reporte au siècle de ce pontife. Une tradition dit que saint Augustin enseigna publiquement la philosophie dans les constructions annexées à cette église; une école de langue grecque s’y établit, et la basilique fut desservie par des moines de cette nation. Ce serait la plus ancienne école chrétienne qui ait eu de la célébrité. Le surnom in Cosmedin , qui lui fut donné au VIIIe siècle, indique qu’à cette époque les moines et l’école y étaient encore. Du reste, on y trouve de nos jours un souvenir de ces temps reculés par une image de la Vierge, peinte en Grèce, et apportée à l’époque des persécutions des iconoclastes; elle est placée dans la tribune de l’église.

Le plan est d’une disposition très-simple, et qui était celle des basiliques primitives peu étendues dans leurs dimensions (PL de Détails, fig. 1) . C’est un parallélogramme divisé en trois nefs par deux lignes de colonnes qu’interrompent quatre piliers; une tribune semi-circulaire occupe le fond du sanctuaire; un porche ou narthex étroit prend toute l’étendue de la façade et contient les trois portes de l’église. Ce portique, dont sans doute la décoration ancienne était bien différente de ce qu’elle est aujourd hui , fut rebâtie, sur les dessins de Joseph Sardi, en 1718, et par les soins du cardinal Annibal Albani; il est formé de plusieurs arcades; en avant de celle du milieu s’élève un petit porche porté par quatre colonnes, A. Le plan fait voir, dans l'épaisseur du mur qui sépare le portique des nefs, ainsi que dans celui qui forme la face latérale du nord , les anciennes colonnes du temple antique, teintées en gris; il indique aussi la place qu’occupent les meubles de l’église, savoir : le trône épiscopal ou cathedra , situé dans l’abside; le ciborium , porté par quatre colonnes posées aux quatre angles de l’autel ; enfin les deux ambons C et D , qui ornent encore la nef principale, et faisaient partie d’un chœur dont la clôture a été détruite. Les riches ornements dessinés sur toute la superficie de la nef principale font connaître les dispositions du pavé, qui est exécuté en porphyre et marbres précieux formant une belle mosaïque. Au-dessous du chœur existe une petite crypte dont le plan est tracé à la figure 3, Planche de Détails ; elle offre d’abord un couloir transversal , lui servant de vestibule , et auquel on descend par un escalier situé dans la nef latérale du nord , auprès du pilier qui avoisine l’ambon, C. De ce narthex on entre dans la crypte, qui est divisée entrois nefs étroites par deux rangées de colonnes et deux piliers; le sanctuaire se termine par une abside contenant l’autel. Des niches sont pratiquées dans les murs qui enveloppent les nefs de ce monument souterrain, dont l’aspect est celui d’une petite basilique complète.

La coupe de cette crypte est tracée sur la figure 2 de la Planche de Détails. Les colonnes, sans bases, portent des chapiteaux corinthiens, sur lesquels reposent des architraves formant les supports du plafond. Audessus on voit les deux ambons en marbre qui sont dessinés plus en grand et d’une manière plus intelligible dans la vue perspective jointe à cette notice. On monte à celui qui est marqué d’un C par un seul escalier; un pupitre y est disposé pour placer le livre des Évangiles. Les faces principales, les pilastres et autres membres d’architecture qui le décorent sont enrichis de mosaïques. Il en est de même de l’ambon situé en face de celui-ci, en D. H diffère cependant beaucoup du premier, d’abord par deux escaliers , l’un à l'orient, l’autre à l’occident, puis par deux parties saillantes établies sur ses faces principales, et taillées en creux à l’intérieur; elles donnaient plus de place au prédicateur pour se placer dans bambou et se tourner vers les assistants. Enfin, du côté du sanctuaire s'élève une colonnette, enrichie de mosaïques dans ses cannelures tordues; le chapiteau qui la surmonte portait le cierge pascal. Deux bancs situés en avant des ambons servaient aux clercs placés dans le chœur pendant les cérémonies religieuses.

Du chœur, dont l’ancienne enceinte en marbre a été supprimée , on monte au sanctuaire par trois marches. ( Voir la coupe , fig. 2, et la vue perspective.) C'est là, au-dessus d’un autel formé d’une urne antique en granit

— STYLE LATIN

d'Égypte, que s’élève un beau ciborium , dans le style gothique italien , porté sur quatre eolonues corinthiennes en granit précieux. Chaque face présente d’abord un grand arc aigu, trilobé à l’intérieur; les tympans sont ornés de figures d'anges à genoux. Un fronton surmonte les arcs, et indique l’inclinaison des toits qui couvrent la voûte ogivale de l’intérieur. Une ouverture circulaire occupe le centre des frontons; des crosses végétales décorent les pentes. Aux angles du ciborium s’élèvent quatre clochetons dont la base descend jusque sur les chapiteaux; un cinquième clocheton, percé à jour , s’élève dans le milieu, au point de réunion des quatre toits.

Derrière le ciborium , au fond de l’hémicycle de l’abside, est le trône de l’évèque posé sur deux marches ; des lions forment les bras du siège ; le dossier est un cercle en marbre précieux , entouré d’une ligne de mosaïque. Ces meubles remarquables sont, comme on le voit dans la coupe et dans la vue perspective , environnés des simples murs de la basilique primitive ; les décorations de mauvais goût qui ont été placées à diverses époques par plusieurs papes des derniers siècles, ayant été supprimées pour donner au monument son antique physionomie. L’aspect ancien était grave: les riches colonnes de marbres précieux ou de granité, leurs chapiteaux variés et couverts de sculptures, des cintres en briques formant les arcades qui séparent les nefs, de nombreuses fenêtres voisines de la charpente apparente, telle était la décoration intérieure, gâtée aujourd’hui par de nombreuses et maladroites restaurations.

Un beau clocher du XIIe siècle , dont les plans ( fig . 4), l’élévation et la coupe ( fig . 5 et 6), sont tracés sur la Planche de Détails, accompagne ce curieux édifice; il est d'une hauteur prodigieuse. La partie inférieure, aussi élevée que les côtés de l’église, est sans ouverture, et contient dans scs murailles deux colonnes du temple antique de Cérès. ( Voir la coupe du clocher.) Au-dessus de cette construction basse s’élèvent sept étages, ornés d’abord sur chaque face de deux arcades , puis de trois portant sur des piliers en briques ; les quatre étages supérieurs offrent dans leurs fenêtres la même division ternaire , mais les arcs sont soutenus par des colonnes en marbre surmontées de chapiteaux de même matière. Des porphyres incrustés enrichissent quelques-uns de ces étages, qui sont séparés les uns des autres par des corniches que divisent des modillons en marbre blanc.

L’ancienne façade de l’église de Sainte-Marie in Cosmedin a fait place à celle qu’éleva Joseph Sardi dans le goût du Borromini. L’étage inférieur est composé d’arcades et d’un porche central surmonté d’un fronton; audessus règne une ligne d’attique, puis deux larges consoles vont s’appuyer sur la partie qui décore le sommet de la net principale, et qui est surchargée de niches > de frontons courbes , et de tous les accessoires de mauvais goût de cette époque de décadence.

Sous le porche de l’église, contre le mur qui forme son extrémité septentrionale, on a incrusté un grand masque antique en marbre blanc; la bouche est ouverte et singulièrement fatiguée par le toucher des passants qui y mettent la main. Ou a pensé qu’autrefois il était à l'Ara Maxim a , dédiée à Hercule, et qu’on faisait prêter serment sur la bouche de ce masque , dans la persuasion quelle se fermerait et retiendrait la main de qui oserait faire un faux serment ; le peuple a cru à cette fable, et le nom de B^cca délia Verilà en est resté à l’église, ainsi qu’à la place qui la précède. Ce masque servait sans doute à une fontaine, ou couvrait un réceptacle d’eaux pluviales.

— BIBLIOGRAPHIE

Voyei les litres des ouvrages indiqués a la Bibliographie des basiliques de Saint-Clément et de Saint-Georges, au Vélabre, à Rome.

In

iSASÏÏMCgtDŒ ID)S S5? ïïtttïS m ÎÜSMPÏÏÏ', A MSÏ.

//S// . fPïtïil. /// ~Ô<:'Wt'//s /£>’ ?// S$r>7// : Del ails t//r/£.<p£///s/ . PCdt</ /// ’<//// r ' /// C^tV/'r/

Dfi-tails jBASiHLI CA ®ll? S t0 MLA.IR'IT 11^" COSMIE]3])]LA.?j^cir ®.(D)ME o Sparri.tam.ente .

v/j- et Moderrx&s .

Details .

Basilica de S ailla Maria m Cosniedia en Iloma .[JWrnenomJ

Pfcr .ht/es ^nïJtn hetUfJ

Page 1