‹ Monuments antiques de Chypre, de Syrie et d'ÉgypteChapitre 18 sur 99 · Luc, passim. V. Hierapolis · texte numérisé non relu

Luc, passim. V. Hierapolis

C. Menandr. Ephes. ap. Joseph., Ant. jud.; Luc, de Dca Syria, c. iv. 7. \A\c.f passim. V. Hierapolis.

loin), un sanctuaire célèbre; et près de Tripoli de Phénicie on lui avait consacré un étang encore vénéré aujourd'hui. Cest avec une tête de taureau ' que la déesse était adorée dans le Chanaan'. La capitale de la Batanée, ou pays de Basan (contrée transjordanienne), fut nommée, en Thonneur de la déesse, Astaroth Carnaïm (Astarté aux deux cornes 3). Sidon lui dédia un sanctuaire magnifique au dire de Lucien 4, et Tyr aurait été son berceau d'après Cicéron^ : « La quatrième (Vénus) est syrienne. Elle prit naissance à Tyr et s'appelle Astarté. Elle épousa Adonis, à ce qu'on dit. »

A Ascalon, le culte d' Astarté donna lieu à une nouvelle légende qui le transforma et même changea le nom de la déesse. D'après Ctésias^, Dercéto, moitié femme, moitié poisson, déesse-reine d' Ascalon, reçut fort mal Astarté, que l'histoire appelle ici d'un autre nom (Aphrodite 7). Celle-ci s'en vengea en inspirant à la reine une passion violente pour un jeune prêtre qui la rendit mère d'une fille, Sémiramis®. Dercéto, honteuse, exposa cette fille dans le désert, tua son amant et se jeta dans le lac d'Ascalon, où elle devint tout à fait poisson. Sémiramis, nourrie par des colombes et élevée par Simmas, pâtre de Ninus, roi de Ninive, devint enfin reine d'Assyrie et dédia un temple à sa mère9.

1. Philon de Byblos. Fragm., c. xxiv. 'Aarâfrnri os fj (isYtani,.. éiccOriXE t^ î6(a xeça).^ Pa9t).eCac napàor,(iov xeça).fjV xotOpou...

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