Simma veut dire en syriaque colombe
3. « Le nom de Sémiramis, en dialecte syrien, tire sa signification des colombes, que, depuis lors, tous les Syriens honorent comme des déesses, f (Ctésias, Fragm., liv. I, ch. v, éd. Didot.) — Cf. le mémoire de M. Ch. Luzzato sur le dieu assyrien Sémiramis (Journal asiatique, avril-mai i85i). D'après ce savant, Sémiramis (du radical sanscrit Smjr) signifie celui qui aime. Je pense que c'était là l'appel lation épithétique de la colombe.
.j. Cf. le mémoire précité de M. Luzzato. — Pausanias (liv. I, ch.xiv)ditde la Vénus cclcstc quj les Assyriens sont les premiers qui l'adorèrent, ce qui prouve
Celui de Dercéto toutefois ne disparut pas complètement. On le conserva encore à la nouvelle déité, confondue, dans Tantiquité, avec les déesses similaires des autres pays d'Orient, comme l'indique ce passage de Strabon ^ : « Les altérations onomastîques sont nombreuses surtout pour les noms barbares ; ainsi Dariécé est appelée Daréion ; Pharsiris, Parysatis ; Artagata*, Athara^, que Ctésias appelle Dercéto.» Le culte de Dercéto se propagea et fut porté jusqu'à Hiérapolis. Cette ville, tout particulièrement, revendiqua pour elle-même l'origine de la déesse ; et du lac de Bambyce, tout voisin, elle fit le théâtre du suicide de la reine
Cependant cette origine aquatique valut bientôt à la nouvelle divinité le surnom d'Aphrodite (de açpoç, écume des flots). Le caractère dercétique de déesse anadyomène se confondit en elle avec les attributs célestes d'Astarté; elle fut dès lors considérée comme une déité polythée, à qui les divers rôles sous lesquels on l'envisageait firent donner autant d'cpithètes inséparables de son nom. Les deux principales appellations de Pandémie et d'Uranie devinrent les plus célèbres et les plus répandues d'Aphrodite, et constituèrent une division réelle de cette déesse en deux personnalités très distinctes et presque en
que Sémiramis répandit ce culte dans ses États. Mais il se trompe en disant les premiers, puisque les Phéniciens les précédèrent dans Tadoption du culte d'Astarté^ venu d'Egypte. (Voir plus haut.) Des rapprochements et assimilations faites après coup de divinités ayant des attributs communs ont pu lui faire supposer qu*un même culte avait été propagé et avait amené des variations onomastiques pour une seule et même divinité (Astarté, Amone, Athor, Dercéto, Uranie, Mylita, Alilat, Alitta, Mithra, Atargatis, Anaïlis, etc.). Je pense que la corruption d^une déesse sidérale a pu exister chez des peuples très différents et spontanément; que la Mylitta assyrienne, l'Isis-Athor égyptienne, l'Anaïtis cappadocienne et arménienne peuvent très bien être nées séparément, et n'avoir été confondues que plus tard et rangées chronologiquement d'après des traditions incertaines.