Paus., liv. IX, ch. xvi
4* Cf. Cic, de Satur. deor,, lib. III, c. xxiii; Plat., Conyi'y., c. viii.
3. Claud. Quadrig. ap. Aul. Gell., lib. IX, xiii, 2; Suet , AVro, c. xxxvi.
placé sur les épaules d'Atlas et reproduit dans Rich, p. 684, première colonne). On a trouvé souvent de ces armîUes dans les fouilles de ces dernières années. Ce sont des spirales d'or (rares) ou de bronze, à triple tour et assez flexibles pour qu'elles pussent s'élargir quand on les introduisait et céder sous les contractions des muscles. Ces bracelets sont nommés en grec cçr/XTrlp et en latin spiftiherK Ils étaient usités à peu près partout dans l'antiquité.
La déesse porte, ici, sur elle-même, les attributs isiaques, le lotus et le fruit.
Quant aux attributs uranicns, ils ont du, logiquement, et en conséquence d'un respect absolu de la tradition, être, sur la patère, seulement juxtaposés à la déesse, puisque ce ne fut que postérieurement qu'Isis fut comprise sous le rôle qui lui valut son nom astronomique. Ces attributs ne peuvent être autres que les éléments constitutifs du mystique emblème posé sur la table devant l'image sacrée. Voyons si l'hypothèse est exacte.
Nous avons vu qu'Isis n'apparut en Phénicic que pour incarner ses attributs astronomiques dans la personnalité d'Astarte et retourner ensuite en Egypte. Astarté devint à Ascalon, comme je l'ai dit, Aphrodite Uranie, à qui l'on dévolut l'antériorité sur toutes les autres Aphrodites et surtout sur Pandémie (celle-ci n'étant que la dégénérescence de celle-là). Platon est explicite sur ce sujet 2 : « L'une, la plus ancienne^ et qui n'a point eu de mère, est fille d'Uranus et nous la nommons à cause de cela Uranie; l'autre, la plus récente, est fille de Zeus et de Diane et nous l'appelons Pandémos^. » Hésiode, enfin, raconte comment Uranie naquit d'Uranus '♦^.
1. Plaute, Ménechmes, acte III, se. m, v. 5o8. Cf. Festus et Isidore, Or/g^., XIX,