‹ Monuments antiques de Chypre, de Syrie et d'ÉgypteChapitre 26 sur 99 · Macrobe, Comm, in Somn, Scip., lib. H, c. iv · texte numérisé non relu

Macrobe, Comm, in Somn, Scip., lib. H, c. iv

•jL, ^

.^i-ïvi*;

^v dP ^ ^■

Mars, it .V..Vli. Vér.--. Mtrr-rt e: li L--e. Q-j:::: ^ li rerre,

Idutcu; *:;^ f,! -r-> C7.pi:c::e er.core dans cène phrase: - Parmi les neuf ^j'/ri'jrc;. ics s^pt errantes rep rtsenienî les pldnèies. »

Ce» v^j4 [;i;jrjéte-, v^nt rcprisentées ici par les sept losanges graves Mjr le pl-jtea'j de la table.

Pour ce ^jui e>l des pieds de ce meuble, ils simulent ceux d'un

I. f,«j' ,, //^ /V4 Syria, c. iv ; l'î-Jt., </^ IsiJe et OsiriJe, c. lu.

'X, M»' r'/'.'î, (,omnis m Somn, Scip., lib. Il, c. i:r.

'i, îi f't% 'rrfttu% )>.\t>:\\\':uv:,ri\ s:iT nombre d; monuments êgj-pticns Tpé ou Atlioi, in- ;Mri.iir/ri 'I';* ;iMf ihuis cilcstes d'Isis, en un mot l'Astarté de PÉgypte, fifjtjK I n'/'i»; i'ft\u': 'lu ri': \':\î\\n: et, comme ciel, entourer de son corps, démeiiur<':in< ii« »li'»ii|/'', '•: lyt";!»'; »htronomi(|(Jc tout entier. (Voy. les ouvrages de la (^iiiiiiM iftl'/ii «IJ \',)y^"f ^Juimj'ollion, I.cpsius, Kosellini, etc.)

/\. Mil' !'»)'<, C.nmm, tu Snmn, Scip., lib. I, c. xvii.

'). (). MiiiMliim, /'r/r'm., lil). I| V. Hii.

/.. M II i'iIm*, ^'om//i. /;i Stmvh Scip.f lib. II, c. m.

iDALIE io5

quadrupède que je suppose être la vache, animal consacré à Isis ' et aussi à Vénus céleste '.

De tout ceci il faut conclure, en faveur de Thypothèse émise plus haut, que Temblème tout entier est ici le signe capital du rôle astronomique attribué à la déesse assise et inséparable d'avec elle.

Les neuf sphères furent incarnées dans neuf personnalités dont la première conception provient, selon toute vraisemblance, directement d'une tradition ég}'ptienne, arrangée plus tard par les Grecs et qu'on retrouve dans Diodore^,

Si Ton juge d'après la tradition, ces déités sidérales auraient pris naissance ou auraient été importées en Asie Mineure (car c'est de là que les Âloîdes en apportèrent trois en Béotie) sous le nom de Muses, où elles faisaient, je pense, partie [du culte d'Anaitis, TAstarté anatolienne, d'origine orientale.

En tant que sphères, les Muses renfermaient l'harmonie même produite par celles-ci : « Ils savent bien, dit Macrobe% que les Muses sont le chant du monde, ceux qui les ont appelées Camenas^ comme qui dirait Canenas, de canere (chanter). » « Huit sphères se meuvent, dit encore le même auteur^, mais sept seulement représentent autant de sons qui, en vertu de la vitesse, font une consonance. » Chalcidius est plus explicite encore^ : « Dans le monde sont sept planètes distantes

1. Hérodote, liv. II, ch. xli. D'après cet historien, on ne pouvait tuer les génisses, consacrées à la déesse. On sacrifiait des bœufs à la place (liv. II, ch. xl).

2. Il faudra, dit Lucien (liv. LXVII, DeL, 7), c immoler à Vénus populaire une chèvre blanche; mais à la Céleste, qui est dans les jardins, une génisse, > Cest le contraire de l'assertion d'Hérodote.

3. Diod., liv. I, ch. xviii : oià xai itepiaYe^Oau icXt|9o< (jlou^ov^ûv, ht oU mipOévovc trdoL SuvoqjLSvx; ^Ssiv xal xarx xà ôXXa iceicatS£U{tévai; ta; tcaipà toî; 'ËXXTiatv 6vo(iaCo{iivflic Movooc. c Aussi emmenait-il (Osiris) avec lui une troupe de musiciens dans laquelle se trouvaient neuf vierges savantes dans l'art du chant et instruites en d^autres choses. Les Grecs les nomment Muses. >

Page 1