‹ Monuments antiques de Chypre, de Syrie et d'ÉgypteChapitre 27 sur 99 · Chalcidius, Comment, in Timœum Platonis, c. xxxvii · texte numérisé non relu

Chalcidius, Comment, in Timœum Platonis, c. xxxvii

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entre elles d'une tonalité musicale, comme l'atteste Platon lui-même. » « Les théologiens, dit encore Macrobe ", font émaner des huit sphères des sons musicaux, et de ceux-ci un seul accord. » D'après Platon enfin, de cet accord naquit l'harmonie : « L'unité, dit-iP,en s'opposant à elle-même produit l'accord, par exemple l'harmonie d'un arc ou d'une lyre. Il est absurde que l'harmonie soit une opposition ou résulte de choses opposées. Mais, apparemment, Heraclite entendait que c'est de choses d'abord opposées, comme le grave et Taigu, et ensuite mises d'accord, que la musique tire l'harmonie. L'opposition, tant qu'elle ne s'est pas résolue en accord, ne peut donc produire Tharmonic. L'accord en tout cela, c'est la musique ^. »

Les planètes comparées chacune à une note et séparées entre elles par des espaces proportionnels aux intervalles musicaux,' leur révolution dans un ordre parfait sous la voûte qu'Uranus, cette autre sphère, roulait au-dessus d'eux, telle est donc la source de l'harmonie céleste et l'origine sidérale de la musique.

Ce chant de l'univers •^, des astres en un mot, fut, à l'origine, exprimé par les premiers éléments constitutifs de la musique : la voix, les instruments à vent et les instruments à cordes, représentés par le tympanon, la flûte et la lyre. Ces trois instruments furent mis entre les mains de trois Muses qui symbolisèrent dès lors, à elles trois, l'harmonie en général. Comme telles, elles furent considérées à part de leurs compagnes, et ce sont celles-là qui tout d'abord furent apportées d'Anatolie sur THélicon en Béotie^.

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