‹ Monuments antiques de Chypre, de Syrie et d'ÉgypteChapitre 28 sur 99 · Plat., Convivium, c. xii. Trad. V. Cousin · texte numérisé non relu

Plat., Convivium, c. xii. Trad. V. Cousin

3. Cf. Pseudo-Plutarchi De vita et poesi Homeri, c. eu; cf. Nonnus, Dionys.y c. xLii, V. 410.

4. Macr., Comm, in Somn, Scip.i lib. II, c. m, cité plus haut. Cette inter\'entîon des lois de Tacoustique en astronomie est basée sur des calculs scientifiques qu'il faut peut-être rapporter aux Chaldéens.

5. D'après les Grecs, il n'y aurait eu primitivement que trois Muscs apportées

Sur la patère, les déesses de Tharmonie, correspondant aux déités des Aloïdes, sont représentées toutes les trois avec des instruments de musique derrière le trône d'Astarté; tournées vers elle, elles exécutent le concert obligé de toute cérémonie religieuse : « Aussi, dit Macrobe ', les théologiens admettant le chant céleste ont introduit dans les sacrifices les sons musicaux, qui, chez les uns, étaient produits par la lyre ou la cithare, chez les autres par des flûtes ou d'autres instruments de musique. » La double flûte, la lyre et le tympanon se retrouvent tous trois dans Tantiquité égyptienne comme la fable elle-même.

La lyre est ici d'une forme particulière et ne ressemble point à l'instrument grec de ce nom. Le bâton recourbé figure, selon moi, le croissant ; le crochet qui forme l'extrémité de la caisse d'harmonie rappelle la harpe qui mutila Saturne et fit ainsi naître Aphrodite, et la jambe de quadrupède est peut-être celle de la vache isiaque. Les sept cordes correspondent aux sept planètes, les sept notes du concert céleste. Cet instrument se rapproche beaucoup de celui que décrit Athénée comme étant d'origine phénicienne ^. Josèphe ^ le nomme vàê>.ai, en latin naulia ou nablium (cf. nebel des Psaumes) ; on en jouait, comme sem-

parles Aloîdes. Mais si l^on réfléchit à Torigine astronomique de ces trois musiciennes^ et au nombre de neuf auquel ces dcitcs furent portées plus tard, on se demande si les Aloîdes ne se sont pas contentés de faire connaître seulement aux Grecs le côté harmonique des Muses, reporté dans le domaine intellectuel, et n*ont pas, pour ainsi dire, tronqué le mythe primordial en laissant de côté les six autres Mus€s dont le rôle, tout sidéral comme on le verra plus loin, ne cadrait point avec Tidée des premiers importateurs. Plus tard seulement, et pour compléter en quelque sorte l'emblématique spirituelle des Muses, les Grecs firent représenter, par les six oubliées, l'épopée, l'histoire, la comédie et la tragédie, la poésie erotique et Tode, qui ne sont que les diverses formes du récit versifié, lui-même synthèse de la cadence, de la mémoire et de la méditation (àoiSiQ, pi^firi, |uX(Tn) que désignaient les trois premières Muscs. (Paus.^ liv. IX, ch. xxix.)

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