Athcn.t Deipnos., lib. IV, c. lxxvii
3. Joseph., Ant.jud.f lib. VII, c. xii; lib. VIll, c. m (vâ6).ai îalxivûç;»!).
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IDALIE ii>>
lotte de sphère sur la tête des hommes. Les astres^ les dieux voguent, portés par de sveltes gondoles* sur cette mer d azur... » Nous voyons* en effet* le ciel représenté sur la tunique de Tpé par des lignes brisées qui* en hiérogh'phes* sont le signe de Teau. Ce sont des lignes droites qui s}'mbolisent^je pense ^ sur la patère^ lejluide éikéré, Hen distinct du fluide aqueux.
Le vêtement principal est donc remblème de lorigine céleste des Muses.
Mais celles-ci n étaient pas seulement filles du ciel. Comme leurs devancières, les suivantes d*Osiris* elles devinrent des divinités des eaux. Les Aloîdes les placèrent* sur THélicon* près des cours d'eau dont le susurrement est aussi une cadence* une harmonie des champs, la première musique qui ait frappé Toreille de Thomme '. Elles s^-mbolisèrent aussi le murmure monotone et r^;ulier des flots de la mer ^.
Cette attribution aquatique est ici reproduite sur un vêtement annexe : le jupon. Celui de la autiste et celui de la txmpaniste sont identiques; ils sont faits d*une étoffe à lignes serpentines qui figurent les ondes de la mer -\
L'hémicycle gravé sur le jupon de la joueuse de hxe ou na-
1. En Sicile le nombre des Muses fut porté d'abord à cinq, puis à sept. On leur domma des noms de fleuves: Nilo, Trito, As^pe, Heptapere, Acheloo, Pstctolo, Erodie.
2. Comme telles elles se dédoublèrent et devinrent, dans la merTrrrhénienne aux mille harmonies, des divinités marines nommées par les Grecs sirènes, L^une d^elIes porte même le nom de Teîxiope^ appartenant à Tune des quatre Moses primordiales mentionnées par Cicéron.
3. Ces lignes, on les retrouve sur un chapiteau du temple de Golgos [Rfvue arck»^ déc 1871) et, comme nous venons de le voir, sur la tunique de la déesse Tpé au plafond du portique du grand temple à Dendérah [Descr. de VÉg., PU. t. IV, pi. XVIII^. De cette étoffe est fai:e la tunique de dessous de plusieurs statues de prêtres chypriotes en pierre calcaire, et notamment du beau colosse découvert par M. Lang. en 1S69, au temple d'Ambelliri. Cette étoife était probablement un tissu gaufré à godrons ondules co:nme celui des chemises portées depuis un temps immémorial par les aimées d'Egypte, dont Torigine est. je pense, aphroditique, ou plutôt isiaque.
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En résu.Tié. les Phéniciens de Cirlum et d'Idalie, en recevant d^AsîC Mineure, comme les autres peuples de Ch\-pre» ce mythe dci Muses, ne l'acceptèrent point avec sa signification purement spirituelle qui. comme telle, est d'origine helladique. lU ne purent en adopter que le côté céleste dont les incarnations, s'adaptant seules au mythe d'Astané, se retrouvent
%, Hom., Od., c, V, V. 23i.
'i. Val, FUcc, \, VI, T. 470.
■î* Macrobc, Comm, in Somn. Scip,,, lib. H, c. iv.